Lors de leur intervention à VivaTech, qui se tenait à Paris, Thibault Sottiaux d’OpenAI et Peter Steinberger d’OpenClaw ont détaillé, selon BDM, la mutation en cours dans le domaine de l’intelligence artificielle, passant de l’IA générative à l’IA agentique. Une bascule technologique qui, d’après les deux ingénieurs, pourrait redéfinir les usages et les attentes des utilisateurs comme des entreprises.
Ce qu'il faut retenir
- OpenAI et OpenClaw ont présenté à VivaTech leur vision de l’IA agentique, une évolution majeure par rapport à l’IA générative traditionnelle.
- Les deux ingénieurs ont retracé les étapes clés de cette transition technologique lors de leur conférence.
- Peter Steinberger a évoqué des pronostics sur les prochaines avancées dans ce domaine.
- Thibault Sottiaux a souligné l’importance de cette mutation pour les applications futures.
L’IA agentique, une nouvelle étape pour l’intelligence artificielle
Sur la scène de VivaTech, Thibault Sottiaux, responsable au sein d’OpenAI, a rappelé que l’IA générative, popularisée par des outils comme ChatGPT, marque aujourd’hui un tournant vers une nouvelle génération de systèmes. « Nous assistons à une évolution vers des agents autonomes capables d’agir et de prendre des décisions », a-t-il déclaré. Peter Steinberger, cofondateur d’OpenClaw, a abondé dans ce sens en expliquant que ces agents ne se contentent plus de répondre à des requêtes, mais peuvent désormais interagir de manière proactive avec leur environnement.
Selon les deux intervenants, cette transition repose sur des avancées techniques significatives, notamment en matière de compréhension contextuelle et de capacité d’action. « L’IA agentique permet à un système de planifier et d’exécuter des tâches complexes, presque comme un assistant humain », a précisé Steinberger. Une affirmation qui illustre l’ampleur des changements en cours.
VivaTech, un lieu de débat pour les acteurs de l’IA
L’événement VivaTech, qui s’est tenu cette année à Paris, s’impose comme un rendez-vous incontournable pour les professionnels de la tech et de l’innovation. Thibault Sottiaux et Peter Steinberger y ont saisi l’opportunité pour échanger avec des milliers de visiteurs sur les enjeux de cette révolution technologique. « Les retours du public et des autres experts sont essentiels pour affiner nos réflexions », a indiqué Sottiaux. Une dynamique qui montre l’importance des échanges lors de ce salon.
Pour Steinberger, VivaTech est aussi l’occasion de confronter ses idées à celles des autres acteurs du secteur. « Nous sommes ici pour partager nos visions et recueillir des feedbacks, car l’IA agentique ne se développera pas en vase clos », a-t-il ajouté. Une approche collaborative qui pourrait accélérer l’adoption de ces nouvelles technologies.
Des pronostics ambitieux pour l’avenir
Lors de leur intervention, les deux ingénieurs n’ont pas hésité à se projeter dans l’avenir. Peter Steinberger a évoqué la possibilité de voir émerger, d’ici quelques années, des agents capables de gérer des projets entiers de manière autonome. « Dans cinq à dix ans, ces systèmes pourraient devenir des partenaires à part entière dans des secteurs comme la santé, la finance ou même la logistique », a-t-il prédit. Une perspective qui, bien que futuriste, s’appuie sur des avancées déjà visibles.
Thibault Sottiaux, pour sa part, a tempéré ces projections en rappelant les défis techniques et éthiques à relever. « Il reste des questions importantes à résoudre, notamment en matière de transparence et de contrôle », a-t-il souligné. Une remarque qui rappelle que l’IA agentique, malgré son potentiel, soulève aussi des interrogations majeures.
Une chose est sûre : l’IA agentique est appelée à jouer un rôle central dans les années à venir. Comme l’a résumé Sottiaux, « cette transition est inévitable, mais son rythme dépendra de notre capacité à surmonter les obstacles ». Un enjeu qui dépasse désormais le cadre technique pour toucher aux fondements mêmes de notre rapport à la technologie.