L’un des deux réacteurs de la centrale nucléaire de Golfech, située dans le Tarn-et-Garonne à une centaine de kilomètres au nord-ouest de Toulouse, a été arrêté pour la troisième fois en deux mois en raison des températures élevées. Cette décision, annoncée mercredi soir par EDF, intervient alors que les incendies ravagent plusieurs départements du sud-ouest de la France. Selon Le Monde, cette mesure s’ajoute aux contraintes déjà imposées par la canicule persistante sur le réseau électrique national.
Ce qu'il faut retenir
- Troisième arrêt cet été pour le réacteur de la centrale de Golfech, en raison des fortes chaleurs, d’après EDF.
- La centrale, située dans le Tarn-et-Garonne, se trouve à 100 km au nord-ouest de Toulouse.
- Les autorités appellent à la prudence malgré une amélioration de la situation en Gironde.
- L’A63, axe majeur entre Bordeaux et l’Espagne, est progressivement réouverte dans les deux sens après des fermetures partielles.
Une centrale nucléaire sous pression face à la canicule
La centrale nucléaire de Golfech, exploitée par EDF, est de nouveau contrainte de réduire son activité en raison des températures estivales. Mercredi soir, l’un de ses deux réacteurs a été mis à l’arrêt, une mesure technique visant à éviter une surchauffe des systèmes de refroidissement. « Cette décision s’inscrit dans le cadre des procédures de sûreté renforcées en période de canicule », a précisé un porte-parole d’EDF, sans donner de détails supplémentaires sur la durée potentielle de cet arrêt.
Cette fermeture marque la troisième fois depuis le début de l’été que la centrale doit adapter son fonctionnement. En juillet, des arrêts similaires avaient déjà été ordonnés, reflétant l’impact croissant du réchauffement climatique sur les infrastructures industrielles. Golfech, comme d’autres sites nucléaires français, dépend en effet de systèmes de refroidissement utilisant l’eau des fleuves ou des rivières, dont les niveaux et les températures deviennent critiques en cas de sécheresse prolongée.
Gironde : la situation s’améliore, mais la vigilance persiste
Alors que la centrale de Golfech fait face à des défis internes, la situation extérieure évolue. En Gironde, département particulièrement touché par les incendies ces dernières semaines, les autorités ont observé une nette amélioration de la situation. « Les feux sont désormais mieux maîtrisés grâce à une baisse des températures et à l’intervention massive des moyens aériens et terrestres », a indiqué le préfet de Gironde lors d’une conférence de presse jeudi matin. Malgré cette avancée, le ministre de l’Intérieur, Bruno Le Maire, a appelé à maintenir la prudence, rappelant que « les risques de reprise des feux restent réels, notamment en raison des vents et de la végétation asséchée ».
Cette prudence est partagée par les pompiers, qui continuent de surveiller plusieurs points chauds dans la région. Les habitants des zones encore sous surveillance sont invités à rester informés via les canaux officiels et à respecter les consignes de sécurité.
L’A63 rouverte progressivement après des fermetures partielles
Côté transport, la situation se normalise sur l’un des axes routiers les plus fréquentés du sud-ouest. L’A63, qui relie Bordeaux à l’Espagne, avait été partiellement fermée ces derniers jours en raison de la proximité de foyers d’incendie. Jeudi matin, les autorités ont annoncé une réouverture progressive dans les deux sens, sous réserve des conditions météorologiques. « La circulation reprend, mais nous maintenons une surveillance accrue », a précisé un responsable des forces de l’ordre en poste sur place.
Cette réouverture, bien que progressive, devrait faciliter le retour des vacanciers et des travailleurs transfrontaliers, tout en limitant les perturbations économiques liées aux blocages routiers. Les péages de l’A63 restent ouverts, mais des contrôles aléatoires pourraient être mis en place pour vérifier l’absence de risques résiduels.
En Gironde, les pompiers tablent sur une stabilisation de la situation d’ici la fin de semaine, à condition que les vents restent modérés. Enfin, pour l’A63, les autorités espèrent une réouverture totale d’ici la fin de journée, sous réserve de l’absence de nouveaux départs de feu.
Les centrales nucléaires comme celle de Golfech utilisent l’eau des fleuves pour refroidir leurs réacteurs. En période de canicule, la température de l’eau augmente et son débit diminue, ce qui limite la capacité de refroidissement. Pour éviter tout risque de surchauffe, EDF peut être contraint de réduire la puissance ou d’arrêter temporairement un réacteur, comme l’explique la réglementation de sûreté nucléaire.