Le Comité international olympique (CIO) a finalisé, mardi 7 juillet 2026, le programme des disciplines et des épreuves des Jeux olympiques et paralympiques des Alpes françaises 2030, selon Franceinfo - Sport. Parmi les principales décisions, l’institution zurichoise a acté l’intégration du freeride (ski et snowboard) et du patinage synchronisé au programme olympique. À l’inverse, le combiné nordique, discipline présente depuis les premiers Jeux d’hiver de 1924, en sera absent.
Ce qu'il faut retenir
- 3 046 athlètes (1 525 femmes et 1 521 hommes) participeront aux épreuves des Jeux des Alpes françaises 2030, avec une parité hommes-femmes atteinte pour la première fois dans l’histoire des Jeux d’hiver.
- Le freeride et le patinage synchronisé feront leur apparition au programme olympique, sous les appellations respectives de « ski et snowboard freeride » et « synchro9 ».
- Le combiné nordique, en net recul en termes de popularité, est exclu des Jeux 2030 mais reste éligible pour une réintégration en 2034.
- Le ski-alpinisme, déjà retenu en juin 2026, comptera trois épreuves, dont un relais mixte et une épreuve individuelle, à Montgenèvre.
Un programme élargi pour les Jeux des Alpes françaises 2030
Réunis en commission exécutive à Lausanne (Suisse), les dirigeants du CIO ont acté mardi la liste définitive des disciplines et des épreuves qui figureront aux Jeux olympiques et paralympiques des Alpes françaises 2030. Pour la première fois dans l’histoire des Jeux d’hiver, une parité stricte entre athlètes masculins et féminins sera respectée, avec un total de 3 046 participants (1 525 femmes et 1 521 hommes). Cette mesure s’inscrit dans la volonté du CIO de renforcer l’équilibre et l’attractivité des Jeux, tout en répondant aux attentes des fédérations internationales et des diffuseurs.
Outre les disciplines traditionnelles, le ski-alpinisme, déjà retenu fin juin 2026, sera bien présent à Montgenèvre, avec trois épreuves : un sprint, un relais mixte et une compétition individuelle. Le village olympique de Briançon accueillera quant à lui l’ensemble des athlètes. Ces choix s’ajoutent à ceux, déjà validés, concernant les sites de compétition, répartis entre les départements des Alpes-Maritimes, de la Savoie, de la Haute-Savoie et des Hautes-Alpes.
Le freeride et le patinage synchronisé font leurs débuts olympiques
Parmi les annonces marquantes, le CIO a confirmé l’intégration de deux nouvelles disciplines : le freeride et le patinage synchronisé. Le freeride, discipline spectaculaire mêlant ski et snowboard hors-piste, fera ainsi son apparition officielle aux Jeux. « Les épreuves de freeride (ski et snowboard) et de synchro9 (patinage artistique) feront leurs débuts sur la scène olympique lors des Jeux Alpes 2030 », précise le communiqué officiel du CIO. Le freeride, en pleine expansion, répond à une demande croissante des jeunes athlètes et du public, tandis que le patinage synchronisé, déjà présent dans certaines compétitions internationales, apportera une dimension collective inédite.
Le patinage synchronisé, rebaptisé « synchro9 » pour l’occasion, consistera en une épreuve par équipes. « L’intégration du synchro9 est un élément clé pour parvenir à une parité femmes-hommes lors des Jeux Alpes 2030 », souligne le CIO. La compétition se déroulera sur le site existant de patinage artistique, garantissant ainsi une organisation logistique optimale. Cette innovation s’inscrit dans la stratégie du CIO visant à moderniser le programme olympique et à attirer un public plus large, notamment les jeunes générations.
Le combiné nordique écarté pour raisons de popularité
En revanche, le sort du combiné nordique a été scellé : la discipline, qui figurait au programme olympique depuis les Jeux de Chamonix en 1924, n’a pas été retenue pour 2030. Le CIO s’est appuyé sur des indicateurs de popularité pour justifier cette exclusion. « Selon la plupart des indicateurs de popularité, le combiné nordique s’est classé en dernière position parmi toutes les disciplines des Jeux Olympiques d’hiver à Sotchi 2014, PyeongChang 2018, Beijing 2022 et Milano Cortina 2026 », rappelle l’institution dans son communiqué. Lors des trois dernières éditions, cette discipline a occupé la dernière place dans 11 des 14 indicateurs évalués, parmi lesquels l’audience télévisée, l’engagement sur les réseaux sociaux ou encore l’intérêt des sponsors.
Malgré cette exclusion, le CIO n’a pas fermé la porte à un retour du combiné nordique. « Le combiné nordique demeure éligible à une éventuelle réintégration aux JO d’hiver d’Utah 2034 », précise le communiqué. Cette décision reflète la volonté du CIO de maintenir un équilibre entre tradition et innovation, tout en s’adaptant aux attentes du public et des diffuseurs. Pour les athlètes et les fédérations concernées, cette exclusion représente un défi, mais aussi une opportunité de repenser les stratégies de développement de la discipline.
Ces décisions du CIO s’inscrivent dans une dynamique plus large de modernisation des Jeux olympiques d’hiver, visant à les rendre plus attractifs et accessibles. L’intégration de disciplines comme le freeride ou le patinage synchronisé reflète une volonté de diversifier l’offre sportive, tout en répondant aux nouvelles attentes des jeunes athlètes et des spectateurs. Reste à voir comment ces innovations seront accueillies par le public et les médias lors des Jeux de 2030.
Le CIO a validé l’intégration du freeride (ski et snowboard) et du patinage synchronisé, rebaptisé « synchro9 » pour l’occasion. Ces deux disciplines feront leurs débuts olympiques en 2030.
Le CIO a justifié cette exclusion par le faible niveau de popularité de la discipline lors des dernières éditions des Jeux. Elle s’est classée dernière dans 11 des 14 indicateurs de popularité évalués lors des Jeux de Sotchi 2014, PyeongChang 2018, Beijing 2022 et Milano Cortina 2026.