Selon nos confrères de Top Santé, l’intelligence artificielle (IA) s’impose désormais comme un outil incontournable dans les environnements de travail tertiaires. En 2025, l’expert espagnol Jon Hernández a tiré la sonnette d’alarme à destination des salariés de bureau : l’incapacité à maîtriser les outils d’IA pourrait compromettre leur place sur le marché du travail. Une mise en garde qui résonne alors que les entreprises accélèrent leur transformation numérique.

Ce qu'il faut retenir

  • En 2025, l’expert Jon Hernández a alerté sur les risques liés à une mauvaise maîtrise de l’IA en milieu professionnel.
  • Les métiers de bureau seraient particulièrement exposés à une exclusion professionnelle en cas de retard technologique.
  • La notion de « fluidité en IA » devient un critère de plus en plus déterminant pour les employeurs.

Une alerte lancée par un spécialiste de l’IA en Espagne

Jon Hernández, spécialiste espagnol des technologies émergentes, a publié en 2025 une analyse mettant en lumière les dangers pour les salariés qui ne s’adapteraient pas à l’essor de l’intelligence artificielle. Selon lui, cette technologie n’est plus une option, mais une compétence de base requise dans de nombreux secteurs. Les professions administratives, les services clients ou encore la gestion de projets figurent parmi les plus exposées. Les entreprises, de leur côté, intègrent de plus en plus ces outils pour optimiser leur productivité, laissant peu de place aux profils réticents au changement.

Pour Hernández, la question n’est plus de savoir si l’IA va transformer le monde du travail, mais à quelle vitesse les professionnels sauront s’en emparer. « Le retard n’est plus une option », a-t-il souligné lors d’une conférence en ligne. « Les entreprises recherchent désormais des collaborateurs capables de dialoguer avec ces outils, et ce, quel que soit leur domaine. »

La « fluidité en IA » : un nouveau critère professionnel

Mais que signifie exactement être « fluide en IA » ? Selon Hernández, cela englobe plusieurs compétences : la capacité à utiliser des logiciels d’automatisation, à comprendre les bases du machine learning, ou encore à interagir avec des assistants virtuels. Autant dire que les salariés doivent désormais se former en continu pour rester compétitifs. Les formations en ligne, les certifications et les ateliers pratiques se multiplient, mais tous les profils ne parviennent pas à suivre le rythme imposé par cette révolution technologique.

Un rapport publié par le cabinet McKinsey en 2024 indiquait déjà que jusqu’à 30 % des tâches administratives pourraient être automatisées d’ici 2030. Dans ce contexte, les employés ne maîtrisant pas les outils d’IA risquent de voir leurs missions réduites, voire supprimées. Les secteurs comme la comptabilité, le secrétariat ou le service client sont particulièrement concernés, où l’IA permet déjà de traiter des demandes basiques ou d’analyser des données financières.

Un marché du travail déjà en mutation

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : d’après une enquête menée par LinkedIn en 2026, 45 % des offres d’emploi dans les métiers tertiaires mentionnent désormais des compétences en IA. Une progression spectaculaire par rapport aux années précédentes. Les entreprises n’hésitent plus à écarter les candidats incapables de démontrer une familiarité avec ces outils, même pour des postes ne semblant pas directement liés à la technologie. « Les employeurs ne cherchent plus seulement des compétences techniques, mais aussi une capacité à s’adapter », précise Hernández.

Cette tendance soulève des questions sur l’avenir de certains métiers. Faut-il craindre une disparition massive des emplois de bureau, ou au contraire une revalorisation des compétences humaines ? Pour l’expert, la réponse dépendra de la capacité des salariés à se former et à collaborer avec l’IA plutôt qu’à la subir. « Les postes qui survivront seront ceux où l’humain apporte une valeur ajoutée irremplaçable, comme la créativité ou l’intelligence émotionnelle », explique-t-il.

Et maintenant ?

Plusieurs initiatives pourraient façonner l’évolution du marché du travail dans les mois à venir. D’une part, des programmes de reconversion professionnelle pourraient être renforcés pour aider les salariés en difficulté. D’autre part, les pouvoirs publics pourraient intégrer des modules d’IA dans les cursus scolaires et universitaires dès la rentrée 2027. Enfin, les entreprises devraient être incitées à proposer des formations internes pour éviter les fossés entre les différents niveaux de compétences. Reste à voir si ces mesures suffiront à endiguer le phénomène.

L’intelligence artificielle n’est plus une tendance passagère, mais un pilier de l’économie moderne. Pour les salariés, le message est clair : se former ou risquer de disparaître du paysage professionnel.

D’après les analyses de Jon Hernández et les rapports récents, les métiers administratifs (secrétariat, comptabilité basique), les services clients automatisables (réponses standardisées) et la gestion de données simples sont les plus exposés. Les postes nécessitant une forte interaction humaine ou une expertise pointue (management, conseil stratégique) restent pour l’instant moins vulnérables.