C’est une décision qui laisse 85 élèves de primaire sans solution de transport pour se rendre à l’école. Selon Franceinfo – Politique, la municipalité d’Hayange, dirigée par le maire RN Fabien Engelmann, a supprimé cet été le service de navettes scolaires pour les enfants de 6 à 11 ans. Une mesure justifiée par un « chevauchement des compétences avec l’intercommunalité » et une « augmentation du coût du service ces dernières années ». Face à cette situation, l’Union des familles laïques (Ufal) de Moselle a saisi le préfet afin qu’il examine la légalité de cette suppression et les conditions dans lesquelles les familles se retrouvent désormais sans solution.
Ce qu'il faut retenir
- La municipalité d’Hayange, dirigée par Fabien Engelmann (RN), a supprimé le service de navettes scolaires pour 85 élèves de primaire cet été, invoquant un chevauchement de compétences et une hausse des coûts.
- L’Union des familles laïques (Ufal) dénonce une décision « précipitée » et un « défaut manifeste d’anticipation », laissant les familles sans solution adaptée.
- L’association a saisi le préfet de la Moselle pour qu’il examine le cadre juridique de cette suppression et la répartition des compétences en matière de transport scolaire.
- Les familles concernées doivent désormais organiser elles-mêmes les trajets de leurs enfants, alors que les modalités de prise en charge des trajets scolaires ne semblent pas avoir été clarifiées.
Une suppression annoncée sans solution de remplacement pour les familles
Le 6 août dernier, la mairie d’Hayange a officiellement annoncé la fin du ramassage scolaire pour les élèves de l’école primaire. Comme le rapporte Franceinfo – Politique, la municipalité a justifié cette décision par deux arguments principaux : un « chevauchement des compétences » avec la communauté d’agglomération, et une « augmentation du coût du service » ces dernières années. Pourtant, pour l’Ufal, cette suppression intervient dans des conditions qui soulèvent de sérieuses questions. « Nous ne demandons pas le maintien à tout prix d’un dispositif municipal ; nous demandons que sa suppression soit juridiquement fondée, correctement préparée et qu’elle ne laisse aucun enfant ni aucune famille sans solution adaptée », a déclaré l’association dans un communiqué publié ce mercredi 2 septembre.
Les familles concernées, soit 85 enfants âgés de 6 à 11 ans, se retrouvent aujourd’hui sans solution de transport organisée. L’Ufal souligne que les modalités de prise en charge des trajets scolaires et la répartition des responsabilités entre les différentes collectivités n’ont pas été suffisamment clarifiées. « Les familles doivent désormais composer avec une situation nouvelle, alors même que les conditions de sécurité et de continuité du transport des élèves ne semblent pas avoir été garanties », explique l’association.
L’Ufal critique un manque de transparence et une décision précipitée
Dans son communiqué, l’Union des familles laïques ne se contente pas de dénoncer l’absence de solutions pour les familles. Elle pointe également un « défaut manifeste d’anticipation » de la part de la municipalité. « Cette suppression intervient dans des conditions qui appellent de sérieuses interrogations », peut-on lire dans le texte. L’association rappelle que le transport scolaire relève, en partie, des compétences des intercommunalités, et que la suppression d’un service municipal doit s’accompagner d’une coordination claire entre les différents acteurs publics.
Pour l’Ufal, la décision prise par la mairie d’Hayange n’a pas été suffisamment anticipée. « Il aurait fallu que la municipalité travaille en amont avec l’intercommunalité et les familles pour trouver une solution alternative, ou au moins pour organiser une transition progressive », estime-t-on du côté de l’association. À défaut, ce sont les parents qui doivent désormais prendre en charge l’organisation des trajets, souvent sans soutien logistique ni financier de la part des collectivités.
Le préfet de Moselle saisi pour vérifier la légalité de la décision
Face à cette situation, l’Ufal a décidé de saisir le préfet de la Moselle afin qu’il examine le cadre juridique de la suppression des navettes scolaires. L’association demande au représentant de l’État de vérifier deux points essentiels : d’abord, que la décision municipale respecte bien la répartition des compétences en matière de transport scolaire ; ensuite, que la sécurité et la continuité du transport des élèves soient assurées pour la rentrée en cours.
« Nous avons saisi le préfet afin qu’il puisse exercer son contrôle de légalité et examiner les conditions dans lesquelles cette suppression a été décidée », précise l’Ufal. L’association rappelle que le transport scolaire est un service public essentiel, et que sa suppression ne peut se faire sans une réflexion approfondie sur les alternatives possibles. « Il ne s’agit pas de contester la volonté de la municipalité de réduire ses dépenses, mais de s’assurer que cette décision ne pénalise pas les familles et ne mette pas en danger la scolarité des enfants », ajoute-t-elle.
Cette affaire illustre les tensions croissantes entre les collectivités locales sur la gestion des services publics, alors que les budgets municipaux sont soumis à une pression accrue. Pour l’Ufal, cette situation met en lumière l’importance d’une coordination renforcée entre les différentes strates de l’administration territoriale, afin d’éviter que les décisions prises par une collectivité ne se répercutent négativement sur les usagers.
La municipalité d’Hayange, dirigée par Fabien Engelmann (RN), a invoqué un « chevauchement des compétences avec l’intercommunalité » et une « augmentation du coût du service ces dernières années » pour justifier la suppression du ramassage scolaire. Ces arguments ont été présentés dans un communiqué officiel publié le 6 août 2026.
Selon les informations communiquées par l’Union des familles laïques (Ufal), 85 enfants âgés de 6 à 11 ans sont directement concernés par la suppression du service de navettes scolaires à Hayange.