L’ancien international portugais Ricardo Quaresma, aujourd’hui consultant pour la chaîne Live Mode, n’a pas mâché ses mots après l’élimination du Portugal en huitième de finale de la Coupe du monde 2026 face à l’Espagne (0-1), selon RMC Sport.
Ce qu'il faut retenir
- Ricardo Quaresma, ancien ailier emblématique de la sélection, a vivement critiqué la prestation de l’équipe après la défaite contre l’Espagne.
- Le Portugal, malgré un effectif talentueux, a été éliminé dès les huitièmes de finale, avec des prestations jugées décevantes dès la phase de groupes.
- Le sélectionneur Roberto Martínez a annoncé son départ à l’issue du Mondial, selon RMC Sport.
- Quaresma a pointé du doigt le manque d’engagement et la désorientation tactique de l’équipe.
- La défaite contre l’Espagne (0-1) a clos un parcours marqué par deux matchs nuls en phase de groupes (1-1 contre la RDC, 0-0 face à la Colombie).
Dans une interview accordée à Rúben Dias, diffusée sur Live Mode, Quaresma a lancé : « Tout le monde disait que cette équipe était la meilleure de l’histoire du Portugal, mais dans quel sens ? Qu’est-ce qu’ils ont gagné ? » Le consultant, qui a porté le maillot portugais à 80 reprises entre 2003 et 2018, a estimé que l’équipe rentrait « avec la tête baissée », malgré la présence de « grands joueurs et de beaucoup de talent ».
« Au milieu, on a des grands joueurs, beaucoup de talent, mais ils ont été très très faibles sur ce Mondial. Il s’est passé la même chose avec l’attaque et la défense était désorientée. Le mieux, c’est que je m’arrête ici, sinon je dirais des choses que je regretterai plus tard. »
— Ricardo Quaresma, selon RMC Sport
Le Portugal, considéré comme l’une des favorites du tournoi, a enchaîné les contre-performances dès le premier tour. Après un match nul contre la République démocratique du Congo (1-1) puis un deuxième nul face à la Colombie (0-0), la formation européenne a peiné à imposer son jeu. « Ça n’a pas marché du début à la fin. Tout s’est mal passé », a résumé Quaresma. Avant d’ajouter, cinglant : « Aujourd’hui (hier), on a offert le match à l’Espagne : ils ont fait ce qu’ils voulaient. On se promenait, on était lents, on avait envie de rien. »
Ces critiques s’ajoutent à la pression déjà forte pesant sur Roberto Martínez, dont le départ a été officialisé après l’élimination. Le sélectionneur espagnol, en poste depuis 2023, quitte le banc portugais sans avoir réussi à concrétiser le potentiel affiché par son groupe. « On rentre à la maison avec la tête baissée », a encore lancé Quaresma, soulignant l’écart entre les attentes et la réalité des résultats.
La Coupe du monde 2026, organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique, aura donc été l’occasion pour le Portugal de décevoir, malgré une génération souvent qualifiée de « dorée ». Les performances en demi-teinte, marquées par un manque de rigueur collective, ont mis en lumière les limites d’une équipe pourtant riche en individualités. Les critiques de Quaresma, bien que virulentes, reflètent un malaise plus large au sein de la sélection, où les espoirs placés dans cette équipe peinent à se concrétiser.
Cette élimination soulève également des interrogations sur la capacité du pays à transformer son vivier de talents en succès collectifs. Alors que les noms de Bernardo Silva, Bruno Fernandes ou Rafael Leão continuent de briller en club, leur association en équipe nationale laisse encore planer des doutes. Le Mondial 2026 aura, en tout cas, confirmé que le Portugal, malgré son statut de favori, reste une équipe en quête de cohésion.
Reste à savoir si les critiques de Quaresma, aussi tranchantes soient-elles, serviront de déclic pour une refonte nécessaire. Une chose est sûre : le football portugais, habitué aux succès, devra désormais composer avec les attentes déçues de ses supporters.
Ricardo Quaresma a exprimé son mécontentement face aux prestations décevantes de l’équipe, notamment lors de l’élimination en huitièmes de finale contre l’Espagne (0-1). Selon lui, malgré un effectif talentueux, le Portugal a manqué de rigueur collective et de cohésion, avec une défense désorientée et une attaque inefficace. Ses déclarations reflètent la déception d’une génération souvent qualifiée de « dorée », mais dont les résultats n’ont pas été à la hauteur des attentes, selon RMC Sport.