Courant septembre 2026, SpaceX pourrait franchir une nouvelle étape dans le développement de sa fusée géante Starship. Selon nos confreres de Numerama, le 14e vol d’essai de l’engin est en effet programmé pour cette période, avec pour objectif ambitieux de réaliser pour la première fois une mise en orbite. Jusqu’à présent, les tests menés par l’entreprise américaine se sont concentrés sur les deux étages de la fusée — le Super Heavy pour le premier étage et Starship pour le second — mais aucun n’avait encore atteint le seuil orbital.
Cette tentative s’inscrit dans une série de tirs d’essai intensifs, où chaque vol permet d’affiner les performances du lanceur. Le choix de septembre n’a rien d’anodin : il correspond à une fenêtre de lancement optimale, après plusieurs reports liés aux ajustements techniques et aux conditions météo. Elon Musk, PDG de SpaceX, avait évoqué en début d’année la possibilité de tenter un vol orbital dès cette période, soulignant que les préparatifs étaient « en bonne voie ».
Ce qu'il faut retenir
- 14e vol d’essai de Starship prévu pour septembre 2026, selon Numerama.
- Première tentative de mise en orbite pour le lanceur géant de SpaceX.
- Les essais précédents se sont concentrés sur les deux étages, sans atteindre l’orbite.
- Elon Musk avait annoncé en début d’année la possibilité d’un vol orbital en 2026.
- La fenêtre de lancement dépend des ajustements techniques et des conditions météo.
Un calendrier serré pour un objectif historique
SpaceX multiplie les vols d’essai depuis le premier lancement intégral de Starship en avril 2023, qui s’était soldé par une explosion en vol. Depuis, l’entreprise a réalisé des progrès significatifs, notamment avec le succès du 4e vol en juin 2024, où les deux étages avaient réussi à se séparer et à revenir sur Terre de manière contrôlée. Pourtant, aucun de ces tests n’avait encore permis d’atteindre l’orbite terrestre, un cap que SpaceX s’est fixé comme priorité pour valider la fiabilité du lanceur.
Le 14e vol représente donc une étape cruciale. Selon les informations relayées par Numerama, la mission consisterait à propulser la fusée en orbite basse avant de tenter un retour contrôlé des deux étages. « L’objectif est de démontrer que Starship peut effectuer une mission complète, de l’ascension à la rentrée atmosphérique », a précisé un porte-parole de SpaceX sous couvert d’anonymat. La société n’a pas encore communiqué de date exacte, mais les observateurs s’attendent à un lancement entre le 10 et le 20 septembre.
Les défis techniques et réglementaires à relever
Atteindre l’orbite avec Starship n’est pas qu’une question de puissance. Plusieurs obstacles techniques restent à franchir, à commencer par la fiabilité du système de propulsion et la gestion thermique lors de la rentrée atmosphérique. Le lanceur, haut de 120 mètres et propulsé par 33 moteurs Raptor, doit également prouver sa capacité à résister aux contraintes extrêmes d’un vol orbital. « Chaque vol est une opportunité d’apprendre, mais aussi de corriger des anomalies », a rappelé un ingénieur de SpaceX cité par Numerama.
Par ailleurs, la Federal Aviation Administration (FAA) des États-Unis doit encore valider les modifications apportées au Starship après les précédents vols. En 2024, l’autorité avait imposé des mesures correctives après des incidents lors du retour des étages. Une nouvelle autorisation sera nécessaire pour ce 14e vol, ce qui pourrait introduire des retards si les exigences ne sont pas pleinement satisfaites.
Une question reste en suspens : si le vol orbital échoue, quelles seront les conséquences pour le calendrier des missions habitées prévues par la NASA d’ici 2028 ?