Un adolescent de Caroline du Nord est décédé le 31 août 2026 des suites d’une infection cérébrale fulgurante provoquée par Naegleria fowleri, une amibe surnommée « mangeuse de cerveau » en raison de la gravité de ses effets, a révélé Ouest France.
Ce qu'il faut retenir
- Naegleria fowleri est une amibe d’eau douce responsable de la méningo-encéphalite amibienne primitive, une infection mortelle en quelques jours.
- L’adolescent a été hospitalisé après une baignade avant de succomber à l’infection, selon les autorités sanitaires américaines.
- Cette amibe se développe dans les eaux chaudes et stagnantes, notamment les lacs, les étangs et les piscines mal entretenues.
- Les symptômes incluent maux de tête intenses, fièvre, nausées et confusion, évoluant rapidement vers un coma.
Une infection rare mais aux conséquences dramatiques
L’adolescent, dont l’identité n’a pas été divulguée, a été hospitalisé dans un état critique quelques jours avant sa mort. Selon les rapports médicaux, l’infection par Naegleria fowleri provoque une inflammation sévère du cerveau, souvent fatale en moins d’une semaine.
Cette amibe, présente naturellement dans les eaux douces tièdes, pénètre dans l’organisme par le nez et remonte jusqu’au cerveau via le nerf olfactif. Une fois installée, elle détruit les tissus cérébraux, entraînant une méningo-encéphalite amibienne primitive (MEAP), une pathologie dont le taux de mortalité dépasse 97 %, d’après les données des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
Un risque lié aux conditions environnementales
Les autorités sanitaires américaines rappellent que Naegleria fowleri prospère dans les eaux stagnantes et chaudes, notamment lors des épisodes de canicule. Les lacs, les étangs, les sources thermales et même les piscines mal chlorées peuvent représenter un danger si l’eau pénètre par le nez.
Le CDC précise que cette amibe est rarement détectée dans les piscines bien entretenues, où le taux de chlore est suffisant pour éliminer les micro-organismes. En revanche, les eaux naturelles non traitées restent des foyers potentiels, surtout en période estivale lorsque les températures dépassent 30 °C.
« Naegleria fowleri est un pathogène opportuniste qui profite des conditions environnementales favorables pour se multiplier. Une baignade en eau douce non contrôlée peut donc s’avérer risquée, surtout si l’on plonge ou que l’on tombe la tête la première dans l’eau. »
— Dr. Jennifer Cope, épidémiologiste au CDC
Les symptômes et la prise en charge d’une infection
Les premiers signes d’une infection par Naegleria fowleri apparaissent généralement entre 2 et 15 jours après l’exposition. Les patients souffrent d’abord de maux de tête violents, accompagnés de fièvre, de nausées et de vomissements. Une confusion mentale, des raideurs de la nuque et des hallucinations peuvent suivre rapidement, signe d’une atteinte cérébrale avancée.
Le diagnostic repose sur une ponction lombaire et une imagerie cérébrale (IRM ou scanner). Cependant, les traitements disponibles sont limités. Le CDC recommande l’administration de miltéfosine, un antiparasitaire, associée à un refroidissement corporel (hypothermie thérapeutique) pour réduire l’inflammation cérébrale. Malgré ces interventions, les chances de survie restent infimes.
Cette tragédie rappelle l’importance de respecter des règles de baignade simples : éviter de plonger dans des eaux stagnantes et peu profondes, boucher son nez avec une pince ou des doigts, et privilégier les zones surveillées par des professionnels. Autant dire que la prévention reste le seul rempart contre cette amibe aux conséquences dévastatrices.
Non. L’infection ne se transmet pas par ingestion, mais uniquement par pénétration nasale. L’amibe remonte ensuite jusqu’au cerveau via le nerf olfactif, provoquant une méningo-encéphalite amibienne primitive.