Un bilan tragique frappe un bar à chicha du 3e arrondissement de Marseille dans la nuit de samedi à dimanche. Aux alentours de 00h30, une fusillade a éclaté rue d’Amiens, faisant un mort et quatre blessés, dont un dans un état grave. Selon nos confrères du Figaro, qui confirment une information rapportée par La Provence, l’enquête a été confiée à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS) du parquet marseillais.
Ce qu'il faut retenir
- Un mort : un jeune homme de 18 ans a été tué lors de l’attaque.
- Quatre blessés, dont un en urgence absolue, âgés de 17 à 23 ans.
- Les auteurs, arrivés à scooter, ont utilisé un pistolet-mitrailleur de calibre 9 mm.
- Huit étuis de munitions retrouvés sur place, et le véhicule des suspects a été incendié.
- L’enquête, ouverte pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée, est confiée à la DCOS.
L’attaque s’est produite dans un établissement situé rue d’Amiens, dans le 3e arrondissement marseillais. Deux individus, arrivés à scooter, ont ouvert le feu en direction du bar à chicha vers 00h30. Selon les premières investigations, l’un d’eux a utilisé un pistolet-mitrailleur, laissant sur place huit étuis de calibre 9 mm. Le véhicule des assaillants, retrouvé calciné à proximité, témoigne d’une fuite rapide et d’une volonté de dissimulation.
Parmi les victimes, un jeune homme de 18 ans a succombé à ses blessures. Quatre autres personnes, âgées de 17 à 23 ans, ont été touchées. L’un des blessés, dont l’état reste « engagé » selon les premiers constats médicaux, a été transporté en urgence absolue. Les trois autres ont subi des blessures moins graves. L’hôpital de la Timone, où les victimes ont été prises en charge, n’a pas communiqué de bilan plus détaillé.
Dès les premières heures de l’enquête, le parquet de Marseille a ouvert une procédure pour meurtre et tentative de meurtre en bande organisée. L’association de malfaiteurs est également évoquée par les magistrats, qui ont confié l’affaire à la Division de la criminalité organisée et spécialisée (DCOS). Cette unité, spécialisée dans la lutte contre les réseaux criminels, est chargée d’identifier les auteurs et de démanteler d’éventuels complices.
« Une enquête est ouverte en flagrance des chefs de meurtre et tentative de meurtre, en bande organisée et association de malfaiteurs, confiée à la DCOS. »
— Parquet de Marseille
Cette fusillade s’ajoute à une série d’incidents violents dans la ville, où les tensions entre groupes rivaux alimentent régulièrement les statistiques criminelles. Les autorités locales et les associations de prévention appellent depuis des années à renforcer les dispositifs de sécurité dans les quartiers sensibles. Pour l’heure, aucune revendication n’a été enregistrée, et l’enquête se poursuit dans le secret des cabinets.
Reste à savoir si cette attaque est liée à des rivalités locales ou à des motifs plus larges. Une chose est sûre : la ville de Marseille, déjà marquée par une criminalité endémique, voit une fois de plus son image entachée par un fait divers violent.
La DCOS, division spécialisée de la police judiciaire marseillaise, intervient systématiquement dans les affaires de criminalité organisée, notamment lorsqu’il y a suspicion de bande organisée ou d’association de malfaiteurs. Son expertise permet de démanteler les réseaux et d’éviter que l’enquête ne reste au point mort.