Le gouvernement français organise le 1er octobre prochain un sommet économique baptisé « Choose Outre-mer », inspiré du modèle du sommet « Choose France » lancé par Emmanuel Macron pour attirer les investisseurs étrangers. Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, a annoncé ce rendez-vous inédit, qui vise à mettre en lumière les atouts et les opportunités des territoires ultramarins auprès des acteurs économiques internationaux.

Ce qu'il faut retenir

  • Un sommet inspiré du modèle « Choose France », organisé par Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer, le 1er octobre à Paris.
  • L'objectif affiché : attirer des investissements étrangers dans les territoires ultramarins.
  • Un format encore flou, mais qui s'inscrit dans la continuité des initiatives visant à dynamiser les économies locales.
  • Les enjeux sont multiples : emploi, transition écologique, innovation, et réduction des inégalités territoriales.

Un événement inédit pour les territoires ultramarins

Comme le rapporte Ouest France, ce sommet « Choose Outre-mer » marque une volonté de décliner à l'échelle des territoires d'outre-mer le modèle du sommet « Choose France », créé en 2018 pour séduire les investisseurs internationaux. Naïma Moutchou, qui en a pris la tête, a précisé que cet événement s'adresserait aux chefs d'entreprise, aux fonds d'investissement et aux représentants des grandes entreprises françaises et étrangères. Bref, l'ambition est claire : faire des Outre-mer une destination privilégiée pour les capitaux étrangers.

Pourtant, les défis à relever restent immenses. Les territoires ultramarins, souvent éloignés des grands centres économiques, peinent à attirer les investisseurs en raison de coûts logistiques élevés, d'un manque d'infrastructures adaptées ou encore de freins administratifs. L'enjeu pour ce sommet sera donc de convaincre que ces obstacles peuvent être surmontés, grâce à des partenariats publics-privés ou à des dispositifs incitatifs.

Quels secteurs et quels acteurs visés ?

Selon les informations communiquées par Ouest France, les organisateurs entendent cibler en priorité trois grands secteurs : l'économie bleue (pêche, énergies marines), les énergies renouvelables (solaire, éolien, biomasse) et le tourisme durable. Ces domaines ont été identifiés comme ceux offrant le plus fort potentiel de croissance et d'emploi dans les Outre-mer, où le taux de chômage dépasse souvent les 20 %.

Côté acteurs, le sommet réunira des représentants des collectivités locales, des chambres de commerce et d'industrie, ainsi que des grands groupes industriels et des start-up innovantes. L'idée est de créer un écosystème favorable, où les investisseurs pourraient identifier des projets concrets et des opportunités de financement. Pour l'instant, aucune liste officielle des participants n'a été publiée, mais les organisateurs promettent un événement « ambitieux et opérationnel ».

Un modèle économique à prouver

Si l'initiative s'inspire de « Choose France », elle s'en distingue par son public cible et ses objectifs. Là où le sommet national mise sur l'attractivité de la France dans son ensemble, « Choose Outre-mer » se concentre sur des territoires spécifiques, aux réalités économiques et sociales très différentes de celles de l'Hexagone. Autant dire que la tâche sera complexe.

Les précédents efforts pour dynamiser les Outre-mer ont souvent buté sur des obstacles structurels. Par exemple, le taux de pauvreté y est deux fois plus élevé qu'en métropole, et les infrastructures de transport restent insuffisantes. Le sommet devra donc proposer des solutions concrètes pour lever ces freins, comme des garanties publiques pour les investisseurs ou des aides à l'installation d'entreprises.

« Nous voulons montrer que les Outre-mer ne sont pas des territoires en marge, mais des laboratoires d'innovation et de croissance. Ce sommet est une première étape pour changer le regard sur ces régions. »
Naïma Moutchou, ministre des Outre-mer

Et maintenant ?

Si le sommet du 1er octobre doit servir de catalyseur, les prochaines semaines seront décisives pour en mesurer l'impact. Les organisateurs prévoient de publier d'ici fin octobre un bilan des engagements pris par les investisseurs, ainsi qu'un plan d'action pour les mois à venir. Reste à voir si ces promesses se traduiront par des projets concrets, avec des emplois créés et des infrastructures développées sur le terrain.

D'ici là, les collectivités locales et les acteurs économiques des Outre-mer devront travailler main dans la main pour préparer le terrain et présenter des projets viables. La crédibilité de ce sommet dépendra de sa capacité à générer des résultats tangibles, et non à rester un simple exercice de communication.

En organisant ce sommet, le gouvernement envoie un signal fort : celui d'une volonté de réduire les disparités entre les territoires. Mais le chemin sera long, et les défis, nombreux. À suivre donc, à partir du 1er octobre.

Pour l'instant, aucune liste officielle des participants n'a été publiée. Les organisateurs ont simplement indiqué que le sommet réunirait des représentants des collectivités locales, des chambres de commerce et d'industrie, ainsi que des grands groupes industriels et des start-up innovantes. Une liste détaillée devrait être dévoilée dans les prochains jours.