Ce mercredi 2 septembre 2026, l’ancien maire de Nice, Christian Estrosi, a réagi à l’initiative portée par Éric Ciotti, président des Républicains, visant à organiser des « levées de drapeau » dans les établissements scolaires. Selon nos confrères de BFM – Politique, Estrosi a estimé que « les écoles ne manquent pas de signes républicains », alors que son successeur à la mairie de Nice défend cette mesure symbolique.

Ce qu'il faut retenir

  • Le 2 septembre 2026, Christian Estrosi, ancien maire de Nice, s’est exprimé sur la présence des « signes républicains » dans les écoles.
  • Éric Ciotti, actuel maire et rival politique d’Estrosi, propose d’organiser des levées de drapeau dans les établissements scolaires.
  • Estrosi a déclaré que « les écoles ne manquent pas de signes républicains », selon BFM – Politique.
  • Les deux hommes s’affrontent depuis des années, notamment dans le cadre des élections municipales de 2026.
  • En mars 2026, Ciotti a largement devancé Estrosi lors du premier tour des municipales.

Un débat sur les symboles républicains dans les écoles niçoises

Alors qu’Éric Ciotti souhaite instaurer des cérémonies régulières de lever des couleurs dans les écoles de Nice, Christian Estrosi, figure historique de la droite locale, a pris position contre cette proposition. Interrogé par BFM Nice Côte-d’Azur, il a affirmé que

« les écoles ne manquent pas de signes républicains »
et que cette initiative n’était pas nécessaire. Pour lui, la présence du drapeau tricolore, de l’hymne national et des valeurs de la République est déjà largement ancrée dans le quotidien des établissements scolaires niçois.

Cette prise de position intervient dans un contexte de tensions politiques persistantes entre les deux hommes. En effet, leur rivalité, qui remonte à plusieurs décennies, s’est cristallisée lors des élections municipales de 2026. Ciotti, qui a finalement remporté le scrutin en mars dernier, a succédé à Estrosi à la tête de la ville. Depuis, leurs désaccords, tant sur la forme que sur le fond, alimentent le débat public niçois.

Une rivalité politique qui dépasse le cadre local

Leur affrontement s’inscrit dans une histoire plus large, marquée par des alliances et des ruptures. Avant de devenir rivaux, Estrosi et Ciotti ont longtemps été proches politiquement. Ce dernier a d’ailleurs été un proche collaborateur d’Estrosi avant de s’en distancier pour fonder son propre courant au sein des Républicains. Leur duel aux municipales de 2026 a été l’un des plus serrés de France, avec un résultat final serré en faveur de Ciotti, qui a obtenu plus de 40 % des voix au premier tour, devant Estrosi.

Depuis, les deux hommes multiplient les prises de parole pour défendre leurs visions respectives. Ciotti, qui défend une ligne plus dure sur les questions identitaires, mise sur des symboles forts pour mobiliser son électorat. Estrosi, de son côté, privilégie une approche pragmatique, estimant que les valeurs républicaines sont déjà suffisamment représentées dans les institutions locales. « À Nice, on n’a pas besoin de nouveaux rituels pour rappeler ce que nous sommes », a-t-il lancé lors de son intervention.

Un contexte électoral toujours tendu

Cette polémique s’ajoute à une série de tensions qui ont émaillé la campagne des municipales de 2026. Entre accusations croisées de dérive autoritaire, de complaisance envers l’extrême droite et de gestion municipale contestée, les deux camps ont multiplié les attaques. Estrosi, par exemple, avait porté plainte contre des députés LFI pour « intelligence avec l’ennemi » et « apologie du terrorisme » après des déclarations jugées trop conciliantes envers certains régimes ou mouvements.

De son côté, Ciotti a critiqué à plusieurs reprises la politique sécuritaire d’Estrosi, notamment après des affaires de violences urbaines ou des affaires judiciaires touchant des proches du maire sortant. « À Nice, la sécurité est une priorité, et cela passe aussi par des symboles », a-t-il justifié sa proposition de levées de drapeau. Les deux hommes restent donc en désaccord sur de nombreux sujets, et cette divergence sur les symboles républicains en est un nouvel exemple.

Et maintenant ?

Si la proposition de Ciotti devait être mise en œuvre, elle pourrait être appliquée dès la rentrée scolaire 2026-2027, à condition qu’elle soit validée par les instances éducatives locales. Reste à savoir si cette mesure symbolique aura un impact réel sur l’engagement civique des jeunes Niçois. Pour Estrosi, elle relève davantage du « folklore » que d’une véritable avancée républicaine. Pour Ciotti, au contraire, elle incarne une volonté de réaffirmer les valeurs de la Nation dans un contexte qu’il juge marqué par des remises en cause répétées de l’autorité de l’État.

Quoi qu’il en soit, cette polémique illustre la persistance des clivages politiques à Nice, une ville où la droite reste majoritaire mais où les débats idéologiques restent vifs. La prochaine échéance électorale pourrait bien être les législatives de 2027, où Estrosi et Ciotti pourraient à nouveau s’affronter, cette fois au niveau national.

Éric Ciotti, maire de Nice et président des Républicains, défend cette mesure comme un moyen de réaffirmer les valeurs républicaines dans un contexte qu’il juge marqué par des contestations répétées de l’autorité de l’État et des symboles nationaux. Il estime que ces cérémonies pourraient renforcer le sentiment d’appartenance à la Nation chez les jeunes.

Oui. Lors de son intervention du 2 septembre 2026, Estrosi a déclaré que « les écoles ne manquent pas de signes républicains » et que cette initiative n’était pas nécessaire. Il a estimé que les établissements scolaires niçois étaient déjà suffisamment pourvus en symboles et en enseignements civiques.