Selon RMC Sport, huit footballeurs de l’équipe nationale de Tunisie ont été contrôlés positifs au clenbutérol lors de la Coupe du monde 2026. Une révélation qui intervient alors que les « Aigles de Carthage » ont déjà quitté la compétition après un parcours catastrophique en phase de groupes.
Ce qu'il faut retenir
- Huit joueurs tunisiens ont été contrôlés positifs au clenbutérol, une substance interdite par l’Agence mondiale antidopage.
- La contamination serait liée à la consommation de viande au Mexique, pays où le clenbutérol est parfois utilisé illégalement dans l’élevage.
- La Tunisie a été éliminée dès le premier tour avec trois défaites, 2 buts marqués et 12 encaissés.
- Le sélectionneur Sabri Lamouchi a été remplacé en cours de compétition par Hervé Renard.
- En 2011, cinq joueurs mexicains avaient été contrôlés positifs au clenbutérol pour la même raison.
La Coupe du monde 2026 a réservé une nouvelle surprise, cette fois-ci sur le plan sanitaire. D’après RMC Sport, huit joueurs de l’équipe de Tunisie ont été contrôlés positifs au clenbutérol, un bronchodilatateur interdit par l’Agence mondiale antidopage (AMA). La substance, souvent utilisée pour traiter l’asthme ou, à des fins illicites, comme coupe-faim ou pour améliorer les performances, a été détectée lors des contrôles antidopage réalisés pendant la compétition.
Cette annonce survient dans un contexte déjà difficile pour les Tunisiens. L’équipe a été éliminée dès la phase de groupes avec un bilan accablant : trois défaites en autant de matchs, seulement 2 buts marqués pour 12 encaissés. Leur premier match, perdu 3-0 contre la Suède, avait déjà scellé leur sort. Le sélectionneur Sabri Lamouchi, sous pression, a été remplacé en cours de tournoi par Hervé Renard, mais la mesure n’a pas suffi à inverser la tendance.
D’après les investigations menées par les autorités, la présence de clenbutérol dans les échantillons des joueurs serait très probablement due à une contamination alimentaire. Le Mexique, où s’est déroulée une partie du camp de base de l’équipe tunisienne, est connu pour utiliser ce produit dans l’élevage bovin, malgré son interdiction. Plusieurs cas similaires ont déjà été recensés dans le passé, notamment lors de la Gold Cup 2011, où cinq joueurs mexicains avaient été contrôlés positifs pour la même raison. Après enquête, ils avaient finalement été blanchis par la Fédération mexicaine et l’AMA.
Un produit controversé aux usages multiples
Le clenbutérol est un médicament vétérinaire souvent détourné à des fins sportives. Dans le monde du football, il a déjà été au cœur de plusieurs affaires de dopage. Son utilisation est interdite par l’AMA en compétition, car il peut améliorer les performances respiratoires et favoriser la perte de graisse tout en préservant la masse musculaire. Cependant, sa présence dans l’organisme peut aussi résulter d’une contamination involontaire, notamment via la consommation de viande issue d’animaux traités.
Pour la Tunisie, cette découverte ajoute une couche de complexité à une compétition déjà marquée par l’échec sportif. Les autorités antidopage semblent privilégier l’hypothèse de la contamination, ce qui limiterait les risques de sanctions pour les joueurs. En effet, l’AMA et les fédérations sportives considèrent généralement que, dans de tels cas, l’athlète n’a pas agi avec l’intention de tricher. « Dans cette situation, il est donc peu probable que ces derniers soient sanctionnés », a souligné un responsable de la Fédération tunisienne de football, cité par RMC Sport.
Un Mondial 2026 déjà marqué par les polémiques
La Coupe du monde 2026, qui se déroule avec 48 équipes, a déjà été le théâtre de plusieurs controverses. Parmi les plus notables, l’élimination surprise de plusieurs nations africaines et asiatiques a suscité des débats sur l’équilibre de la compétition. Le format élargi, qui permet à davantage d’équipes de participer, a également complexifié l’organisation logistique et sportive.
Pour la Tunisie, cette édition restera surtout associée à un fiasco sportif et à une affaire de dopage non intentionnel. Malgré les efforts des joueurs et du staff technique, les résultats sur le terrain n’ont pas été à la hauteur des attentes. Le bilan chiffré de leur parcours résume à lui seul l’ampleur de la déception : 0 point en trois matchs, avec une défense particulièrement perméable et une attaque en panne de réalisme.
Côté sportif, la Tunisie devra se reconstruire après cette édition désastreuse. La question du renouvellement de l’équipe et du staff technique se posera nécessairement, dans l’objectif de préparer au mieux les prochaines échéances, comme la Coupe d’Afrique des nations 2027. Quant à l’AMA, elle pourrait renforcer ses protocoles de contrôle dans les pays où le risque de contamination alimentaire est élevé, afin d’éviter de nouvelles affaires similaires.
Cette affaire rappelle enfin que le dopage ne se limite pas toujours à une volonté de tricher. Les erreurs de contamination, bien que rares, peuvent avoir des conséquences lourdes pour les athlètes et les fédérations. Une vigilance accrue semble désormais indispensable, tant pour les joueurs que pour les organisateurs de grandes compétitions.
Le clenbutérol est interdit par l’Agence mondiale antidopage car il peut améliorer les performances sportives en favorisant la perte de graisse tout en préservant la masse musculaire. Son usage est considéré comme une forme de dopage, car il donne un avantage artificiel aux athlètes. De plus, il peut entraîner des effets secondaires graves, comme des troubles cardiaques ou des crampes musculaires.
Les joueurs tunisiens concernés par le contrôle positif devraient bénéficier d’une enquête pour établir l’origine de la contamination. Si la consommation involontaire de viande contaminée est confirmée, ils pourraient être blanchis, comme ce fut le cas pour d’autres athlètes dans des situations similaires. La Fédération tunisienne de football et l’AMA devraient rendre leur décision dans les prochaines semaines.