La Française Diane Parry, victorieuse de son premier titre WTA à Monterrey ce week-end, a révélé lundi avoir essuyé un refus catégorique lors d’un manque de matériel en pleine compétition. Selon nos confrères de RMC Sport, la joueuse de 23 ans, alors en difficulté pour trouver des cordages, avait sollicité une aide qui lui a été refusée — une joueuse qu’elle a nommée publiquement après son entrée en lice à l’US Open.

Arrivée de justesse dans le tableau final du WTA 500 mexicain, Diane Parry a enchaîné les péripéties avant même d’entamer la compétition. Élise Mertens, son adversaire en finale, a eu raison d’elle en deux sets (6-4, 0-6, 6-3), mais le parcours de la Française a surtout été marqué par les aléas logistiques. « Elle était entrée dans le tableau au dernier moment, après cinq forfaits, alors qu’elle avait initialement décidé de ne pas disputer les qualifications », explique Julie Coin, son entraîneuse et ancienne 60e mondiale, auprès de L’Équipe. « Elle avait prévu de rejoindre son compagnon Harold Mayot en Jamaïque, où il jouait un Challenger, mais tout a basculé en une journée. Il a fallu acheter un billet à prix d’or pour arriver au Mexique samedi soir, avec un premier tour prévu dès lundi — sans tenue de match ni sac de raquettes. »

Ce qu'il faut retenir

  • Diane Parry a remporté son premier titre WTA à Monterrey en battant Élise Mertens en finale (6-4, 0-6, 6-3).
  • La Française est entrée dans le tableau final au dernier moment, après cinq forfaits, alors qu’elle n’avait pas prévu de participer aux qualifications.
  • Elle a connu un manque de matériel crucial, notamment de cordages, et s’est heurtée au refus d’une autre joueuse de lui en prêter.
  • Diane Parry a révélé après son entrée en lice à l’US Open que cette joueuse était Alycia Parks.
  • La Française s’est qualifiée pour le deuxième tour de l’US Open en battant Viktorija Golubic (7-5, 6-4).
  • Alycia Parks, battue dès le premier tour de l’US Open par Taylah Preston, était alors classée 79e mondiale.

Un parcours semé d’embûches avant Monterrey

Le déplacement de Diane Parry vers Monterrey a tourné au casse-tête logistique. Initialement absente du tableau final, la Française a dû attendre une série de forfaits pour obtenir sa place. « Elle a d’abord envisagé de rejoindre son compagnon en Jamaïque, où il participait à un Challenger, raconte Julie Coin. Mais en l’espace de vingt-quatre heures, tout a changé : elle a dû réserver un vol en urgence, arrivé au Mexique la veille de son premier match, avec seulement le strict nécessaire. » Sans tenue de compétition ni matériel complet, son staff a dû improviser. Le manque de cordages est devenu un problème récurrent, aggravé par le refus catégorique d’une consœur de lui en prêter.

Cette situation, bien que frustrante, n’a pas entamé la détermination de Parry. « Parfois, c’est dans ces moments-là que les belles histoires se écrivent », avait-elle confié après sa victoire en finale. Une philosophie qui semble guider son début de saison sur le circuit WTA.

La révélation du refus et la réplique cinglante de Parry

C’est après son entrée en lice à l’US Open, où elle a battu Viktorija Golubic (7-5, 6-4), que Diane Parry a choisi de briser le silence. Interrogée sur l’incident de Monterrey, elle n’a pas hésité à nommer la joueuse qui lui a refusé son aide. « Je peux le dire maintenant, ce n’est pas une surprise : c’est Alycia Parks. Ce n’est pas la plus agréable sur le circuit, donc ça ne me dérange pas de le dire », a-t-elle lancé, selon L’Équipe. Une déclaration qui tranche avec la bienséance habituelle du milieu, où les rivalités restent souvent dans l’ombre.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que Parks n’a pas laissé indifférente la numéro une française. « Alycia Parks, 25 ans et 79e mondiale, a elle aussi connu un début de tournoi compliqué à New York : battue dès le premier tour par la wild-card australienne Taylah Preston (100e), elle n’a pas fait long feu dans la compétition », rappelle RMC Sport.

Un début de carrière prometteur malgré les obstacles

À 23 ans, Diane Parry commence à écrire les premières lignes de ce qui pourrait devenir une belle carrière sur le circuit WTA. Son titre à Monterrey marque un tournant après des années de progression régulière. « Ça a été une folle semaine pour moi. Je suis arrivée ici à la dernière minute avec presque rien, donc je ne savais pas à quoi m’attendre », avait-elle expliqué lors de la cérémonie protocolaire. Une résilience qui pourrait bien lui servir face aux défis à venir.

Désormais, l’attention se porte sur son parcours à l’US Open. Après sa victoire contre Golubic, Parry affronte un nouveau défi : atteindre le troisième tour, stade où elle avait été éliminée l’an passé par Sorana Cîrstea (17e). Une occasion pour la Française de confirmer sa montée en puissance sur les grands tournois du Grand Chelem.

Et maintenant ?

Diane Parry devra prouver sa solidité mentale et technique face à des adversaires de plus en plus redoutables. Son objectif immédiat reste de franchir un nouveau cap à l’US Open, où elle pourrait bénéficier d’un statut de tête de série plus avantageux dans les prochaines éditions. Quant à Alycia Parks, son refus à Monterrey pourrait rejaillir sur sa réputation, alors qu’elle tente de se faire une place parmi les meilleures mondiales. Le circuit WTA reste un environnement où les rivalités personnelles et les enjeux sportifs s’entremêlent souvent de manière inattendue.

En attendant, le tennis féminin continue de se structurer autour de joueuses comme Parry, qui incarnent à la fois la combativité et les défis logistiques du sport de haut niveau. Une dualité qui pourrait bien façonner les prochaines saisons.

Diane Parry n’était pas initialement inscrite dans le tableau final du WTA 500 de Monterrey. Elle a dû attendre cinq forfaits pour obtenir sa place, alors qu’elle avait initialement choisi de ne pas participer aux qualifications, comme l’explique son entraîneuse Julie Coin auprès de L’Équipe.