Deux mois après l’annonce par Sony de la fin de la production des disques pour sa console PlayStation 5, la Gamescom 2026 a servi de tribune à plusieurs éditeurs pour exprimer leur mécontentement. Selon nos confrères de Frandroid, les professionnels du secteur n’ont pas caché leur opposition à cette décision, malgré le silence persistant du géant japonais.
Ce qu'il faut retenir
- Deux mois après l’annonce de Sony, les éditeurs maintiennent leur opposition à la fin des disques PS5.
- Lors de la Gamescom 2026, plusieurs entreprises ont critiqué publiquement cette stratégie.
- Sony n’a pas modifié sa position malgré ces pressions.
- La transition vers le dématérialisé divise le secteur, entre avantages logistiques et pertes pour les joueurs.
Une annonce contestée dès son dévoilement
Le 1er juillet 2026, Sony a officialisé l’arrêt de la fabrication des disques physiques pour la PS5, une décision présentée comme une étape vers une gestion plus « durable » des ressources. Pourtant, dès cette annonce, les réactions au sein de l’industrie ont été vives. Les éditeurs, habitués à un modèle où le disque physique représentait une part importante de leurs revenus, ont rapidement pointé les limites de cette transition.
D’après Frandroid, les critiques se concentrent sur plusieurs aspects : la perte de revenus liée à la revente de jeux d’occasion, l’obligation pour les joueurs de racheter leurs titres en version numérique, et l’impact environnemental réel d’une production accrue de serveurs et de données en ligne.
La Gamescom 2026, scène d’un dialogue tendu
Lors du salon allemand, qui s’est tenu du 26 au 30 août 2026, plusieurs éditeurs ont saisi l’opportunité pour exprimer ouvertement leur désaccord. Des entreprises comme Bandai Namco, Capcom ou encore Electronic Arts ont multiplié les prises de parole, qualifiant cette décision de « prématurée » et de « peu adaptée aux réalités du marché ».
Un représentant de Bandai Namco a ainsi déclaré, sous couvert d’anonymat : « Nous avons toujours considéré le disque comme une solution fiable pour nos joueurs, surtout dans les régions où l’accès à une connexion internet haut débit reste limité ». Un argument qui résonne particulièrement dans les pays émergents, où le numérique peine encore à s’imposer pleinement.
Sony maintient le cap, malgré les pressions
Face à ces critiques, Sony n’a pas modifié sa position. Lors d’une conférence de presse organisée en marge de la Gamescom, le PDG de l’entreprise, Kenichiro Yoshida, a réaffirmé la stratégie du groupe. « Notre objectif est de réduire notre empreinte carbone tout en offrant une expérience de jeu toujours plus fluide », a-t-il souligné, sans évoquer les inquiétudes des éditeurs.
Cette fermeté contraste avec les concessions déjà opérées par Microsoft, qui continue de proposer ses jeux en version physique sur Xbox Series X|S, tout en développant parallèlement son catalogue dématérialisé. Une différence de traitement qui n’a pas manqué de susciter des commentaires au sein de l’industrie.
En attendant, les joueurs sont invités à se familiariser avec les abonnements (PlayStation Plus Premium) et les services de cloud gaming, qui devraient occuper une place centrale dans l’écosystème PlayStation. Une chose est sûre : la fin des disques PS5 marque un tournant pour l’industrie, dont les conséquences ne se mesureront pleinement qu’à moyen terme.
Les éditeurs invoquent principalement la perte de revenus liée à la revente de jeux d’occasion, l’obligation pour les joueurs de racheter leurs titres en version numérique, et les limites d’accès au numérique dans certaines régions du monde. Ils soulignent aussi l’impact environnemental de la production accrue de serveurs et de données en ligne, qu’ils jugent sous-estimé par Sony.