Une enquête de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a mis au jour des traces de matières nucléaires sur un site syrien jusqu’alors non déclaré. Selon nos confrères de Ouest France, ces résidus confirment que le régime de Bachar al-Assad menait des activités nucléaires secrètes, en violation des obligations internationales de transparence.
Ce qu'il faut retenir
- Des résidus nucléaires découverts sur un site clandestin en Syrie, attestant d’activités non déclarées.
- L’AIEA confirme que ces activités étaient menées sous l’ancien pouvoir, sans notification préalable.
- Violation du traité de non-prolifération : la Syrie n’a pas respecté ses obligations en matière de contrôle nucléaire.
- Un site clandestin identifié, mais dont la localisation exacte n’a pas été révélée dans l’enquête.
Les inspecteurs de l’AIEA ont mené une mission d’évaluation après la découverte de particules d’uranium enrichi sur un site non répertorié dans les registres officiels. Leur rapport, révélé ce 1er septembre 2026, établit sans ambiguïté que ces activités remontent à la période précédant la guerre civile syrienne, sous la présidence de Bachar al-Assad. Ouest France précise que ces résidus, bien que non suffisants pour une production d’arme nucléaire, démontrent une volonté de développer un programme atomique parallèle.
L’enquête révèle également que les autorités syriennes n’ont jamais déclaré ces activités à l’AIEA, malgré l’obligation légale imposée par le traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), ratifié par Damas en 1992.
« Ces traces confirment une tentative de développer des capacités nucléaires non déclarées, ce qui constitue une violation grave des engagements internationaux », a déclaré un haut responsable de l’AIEA sous couvert d’anonymat.Les experts soulignent que la quantité de matière retrouvée reste faible, mais suffisante pour établir l’intention du régime de contourner les contrôles.
La Syrie, déjà sous le feu des sanctions internationales pour son usage d’armes chimiques et ses violations des droits de l’homme, voit ainsi son dossier nucléaire resurgir comme un sujet de préoccupation majeure. Selon Ouest France, cette révélation pourrait relancer les discussions au sein du Conseil de sécurité de l’ONU, où la Russie et la Chine avaient jusqu’ici bloqué toute sanction supplémentaire contre Damas. Un diplomate occidental cité par nos confrères estime que « cette affaire pourrait servir de levier pour renforcer la pression sur le régime ».
Cette révélation intervient alors que la communauté internationale tente de renforcer le régime de non-prolifération, dans un contexte marqué par les tensions croissantes entre l’Iran, allié historique de Damas, et les puissances occidentales. Ouest France rappelle que la Syrie avait déjà été accusée en 2007 par Israël d’avoir tenté de construire un réacteur nucléaire clandestin, détruit par une frappe aérienne israélienne. Les autorités syriennes avaient alors nié toute implication dans ce projet.
Ces résidus prouvent que la Syrie a mené des activités nucléaires non déclarées, en violation du traité de non-prolifération. Cela soulève des questions sur la transparence du régime et son respect des accords internationaux, surtout dans un contexte de tensions régionales persistantes.