La fin de la période de tolérance accordée aux acteurs crypto locaux pour se conformer au règlement européen MiCA a sonné le glas pour les plateformes non agréées. Dans ce contexte, Finary, spécialiste français de la gestion financière, vient d’obtenir son agrément MiCA auprès de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF), comme le rapporte Cryptoast. Une avancée majeure qui lui ouvre officiellement les portes du marché européen, alors que le délai de grâce pour les entreprises déjà régulées localement a pris fin la semaine dernière.
Ce qu'il faut retenir
- Finary décroche son agrément MiCA auprès de l’AMF, validant sa conformité aux exigences européennes.
- Cette licence permet à la plateforme de proposer des services de cryptomonnaies dans toute l’Union européenne sans restriction.
- Finary, lancé en 2021, compte déjà plus d’1 million d’utilisateurs et revendique plus de 500 millions d’euros d’échanges en cryptomonnaies depuis 2023.
- La plateforme combine désormais gestion de patrimoine, assurance-vie (en partenariat avec Generali) et accès aux cryptos, une offre unique sur le marché.
- Un agrément d’Entreprise d’Investissement obtenu en début d’année auprès de l’ACPR lui permettra de lancer un PEA d’ici la fin 2026.
Une étape cruciale pour Finary dans un paysage réglementaire en mutation
Depuis le 1er juillet 2026, les entreprises crypto opérant en Europe doivent obligatoirement disposer d’un agrément MiCA pour poursuivre leur activité. Une exigence qui a poussé de nombreux acteurs à se retirer, à l’image de Binance, ou à accélérer leur processus de conformité. Finary fait partie des premiers à avoir franchi cette étape, consolidant ainsi sa position sur le marché français et européen. « L’agrément MiCA est un nouveau jalon important pour Finary », a souligné Mounir Laggoune, cofondateur de la startup, avant d’ajouter : « Son obtention est le fruit d’un travail acharné pour répondre aux exigences de l’AMF et de l’ACPR. »
Pour la plateforme, cet agrément représente bien plus qu’une simple formalité administrative. Il valide la solidité de son modèle économique et la fiabilité de ses services, dans un secteur souvent pointé du doigt pour son manque de transparence. « Grâce à celui-ci, nos clients ont la certitude d’investir sur une plateforme adoubée par des régulateurs de premier plan », a précisé Laggoune. Une affirmation qui prend tout son sens alors que les investisseurs restent prudents face à la volatilité des actifs numériques.
Une offre hybride unique : cryptomonnaies, assurance-vie et gestion de patrimoine
Fondée en 2021, Finary s’est d’abord fait connaître pour son outil de gestion budgétaire, conçu pour analyser les dépenses inutiles et centraliser le suivi du patrimoine. En 2023, la plateforme a élargi son offre en intégrant l’achat de cryptomonnaies, un service qui nécessitait précisément l’agrément MiCA. Désormais, elle propose une solution complète, combinant gestion de patrimoine, assurance-vie (en partenariat avec Generali depuis 2024) et accès aux cryptos. Une offre rare sur le marché français, où peu de plateformes parviennent à agréger ces trois services.
Avec plus de 500 millions d’euros d’échanges en cryptomonnaies depuis le lancement de cette offre, Finary s’impose comme un acteur sérieux dans un secteur encore jeune. Sa chaîne YouTube, qui totalise 10 millions de vues par mois, témoigne également de sa popularité croissante. « Nous sommes la seule plateforme combinant l’accès aux cryptomonnaies et l’assurance-vie, le suivi du patrimoine, de ses objectifs financiers et de son budget », a rappelé Mounir Laggoune. Une différenciation qui pourrait séduire une clientèle en quête de diversification et de simplicité.
Un calendrier ambitieux pour 2026
L’obtention de l’agrément MiCA n’est qu’une première étape dans la stratégie de développement de Finary. La startup prévoit en effet de lancer un Plan d’épargne en actions (PEA) d’ici la fin de l’année, grâce à un agrément d’Entreprise d’Investissement obtenu en début d’année auprès de l’ACPR. Une évolution qui permettra aux utilisateurs de bénéficier d’un cadre fiscal avantageux pour investir en actions, en complément de leurs placements en cryptomonnaies et en assurance-vie.
Pour Finary, cette diversification des services répond à une logique de croissance. « Les annonces récentes prouvent que seuls les acteurs les plus solides peuvent prétendre à ce sésame », a souligné Laggoune. Une affirmation qui vise à rassurer les investisseurs, dans un contexte où la confiance dans les plateformes crypto reste fragile. Avec plus d’un million d’utilisateurs à son actif, la startup dispose d’une base solide pour poursuivre son expansion, tant en France qu’à l’international.
Plus largement, l’obtention de l’agrément MiCA par Finary illustre l’évolution du secteur crypto vers une maturité réglementaire. Après des années marquées par l’opacité et les scandales, les acteurs du marché doivent désormais se plier à des règles strictes pour survivre. Une tendance qui pourrait, à terme, renforcer la confiance des investisseurs et favoriser l’adoption massive des actifs numériques.
L’agrément MiCA (Markets in Crypto-Assets Regulation) est une licence européenne qui permet aux plateformes crypto de proposer leurs services dans toute l’Union européenne, sous le contrôle strict des régulateurs locaux comme l’AMF en France. Pour Finary, il valide la conformité de ses services d’achat et de vente de cryptomonnaies, lui permettant de continuer son activité sans restriction. Sans cet agrément, la plateforme aurait dû cesser ses opérations en Europe après le 1er juillet 2026.