Les salariés de l’ancienne SBFM, désormais placée en redressement judiciaire, retiennent leur souffle. Selon nos confères de Ouest France, un nouveau comité social et économique (CSE) doit se tenir ce jeudi 3 septembre 2026 à la Fonderie de Bretagne, située à Caudan, dans le Morbihan. Une réunion décisive pour les quelque 150 employés de l’usine, dont le sort sera scellé huit jours plus tard, le vendredi 11 septembre, devant le tribunal de commerce de Lorient.
Ce qu'il faut retenir
- Un CSE exceptionnel est organisé ce 3 septembre 2026 à la Fonderie de Bretagne à Caudan pour informer les salariés.
- L’entreprise, ex-SBFM, est en redressement judiciaire depuis plusieurs mois.
- Le tribunal de commerce de Lorient rendra sa décision sur la reprise de l’usine le 11 septembre 2026.
- Plusieurs repreneurs potentiels ont manifesté leur intérêt pour la reprise de la fonderie.
- Environ 150 emplois sont directement menacés par cette procédure.
Un rendez-vous social crucial pour les salariés
Ce jeudi, les représentants du personnel et la direction doivent échanger lors d’un comité social et économique (CSE) particulièrement attendu. Autant dire que l’ambiance sera électrique dans les locaux de la Fonderie de Bretagne, où l’incertitude pèse depuis des mois. « Les salariés ont besoin de clarté sur leur avenir », a confié un représentant syndical à Ouest France. Pour eux, cette réunion représente une bouffée d’oxygène, même si aucune garantie ne sera donnée avant le verdict du tribunal.
L’usine, spécialisée dans la fonderie sous pression, est un acteur historique de la métallurgie en Bretagne. Sa fermeture aurait des répercussions économiques locales, avec un impact direct sur l’emploi et les sous-traitants de la région. Les élus locaux, les syndicats et les salariés suivent donc ce dossier avec une attention particulière.
Plusieurs candidats à la reprise, mais un calendrier serré
Selon Ouest France, plusieurs groupes industriels auraient manifesté leur intérêt pour reprendre la Fonderie de Bretagne. Parmi eux, des acteurs du secteur de la métallurgie ou de la mécanique, mais aucun nom n’a été officiellement communiqué pour l’instant. Bref, la course contre la montre est lancée, avec une échéance fixée au 11 septembre devant le tribunal de commerce de Lorient.
Pour que la reprise soit validée, il faudra que le tribunal estime que le repreneur proposé est capable d’assurer la pérennité de l’entreprise et de préserver les emplois. Une tâche ardue, dans un contexte économique déjà tendu pour le secteur industriel. « La décision du tribunal sera déterminante », a rappelé un expert interrogé par Ouest France, soulignant que la jurisprudence en matière de redressement judiciaire reste stricte.
Contexte et enjeux pour le secteur industriel breton
La Fonderie de Bretagne s’inscrit dans un paysage industriel breton déjà fragilisé par la désindustrialisation progressive. Son maintien en activité dépendrait donc autant de la qualité de l’offre de reprise que de la volonté des pouvoirs publics de soutenir ce type d’entreprise. Selon les observateurs, ce dossier pourrait servir d’exemple pour d’autres sites en difficulté dans la région.
Côté salariés, l’attente est à la fois angoissante et pleine d’espoir. « On ne lâche rien », a déclaré un employé à Ouest France, résumant ainsi l’état d’esprit général. Pour eux, chaque jour compte jusqu’au verdict du 11 septembre, date à laquelle leur destin professionnel pourrait basculer.
Reste à savoir si le tribunal de commerce de Lorient parviendra à concilier les impératifs économiques et la préservation de l’emploi. Une décision qui, quoi qu’il en soit, marquera durablement le Morbihan et l’industrie bretonne.
Le tribunal examine principalement la capacité financière du repreneur à assurer la pérennité de l’entreprise, sa stratégie industrielle et son engagement à maintenir les emplois existants. Une offre doit également garantir le paiement des créanciers dans la mesure du possible.