Les cybermenaces ne se limitent plus aux seuls systèmes d’information : elles ciblent désormais directement l’identité des utilisateurs. Selon nos confrères de BFM Business, cette évolution marque un tournant majeur pour les entreprises, qui doivent repenser leur stratégie de protection face à des risques en constante mutation.

Ce qu'il faut retenir

  • L’identité numérique est devenue la cible privilégiée des cybercriminels, bien au-delà des simples attaques sur les infrastructures informatiques.
  • Trois facteurs principaux transforment le paysage des fraudes : le télétravail, l’omnicanalité des parcours clients et la complexification des relations entre entreprises et partenaires.
  • Les méthodes traditionnelles d’authentification, comme les mots de passe ou les facteurs statiques, ne suffisent plus face à des attaques de plus en plus sophistiquées.
  • Ping Identity, leader mondial de la gestion des identités, propose une approche « confiance explicite » pour une sécurité continue, adaptée aux défis actuels et futurs.
  • D’ici 2030, l’essor des agents d’IA pourrait redéfinir les enjeux de sécurité, rendant la gestion des identités non humaines incontournable.

L’identité numérique, nouvelle frontière des cybermenaces

Autrefois cantonnées à des attaques ciblant les serveurs ou les réseaux, les cybermenaces se concentrent aujourd’hui sur l’identité des individus. D’après une analyse de Ping Identity, rapportée par BFM Business, cette mutation s’explique par la valeur stratégique de l’identité numérique, désormais considérée comme la porte d’entrée vers les données sensibles. Les fuites massives, les deepfakes ou encore l’exploitation de l’intelligence artificielle illustrent cette tendance.

Pour Zakaria Hajiri, Regional Vice President South EMEA chez Ping Identity, cette évolution représente un « véritable changement de paradigme ». L’expert souligne que les entreprises doivent désormais protéger non seulement leurs systèmes, mais aussi l’ensemble des interactions numériques de leurs collaborateurs, clients et partenaires. Autant dire que la tâche est devenue bien plus complexe.

Trois tendances qui bouleversent la sécurité des entreprises

Trois évolutions majeures ont profondément modifié les enjeux de sécurité pour les organisations. La première, selon BFM Business, concerne la généralisation du télétravail. Depuis la pandémie de Covid-19, les entreprises doivent sécuriser des accès distants, depuis des lieux et des appareils variés. Un défi qui reste d’actualité pour des millions de salariés en France.

La deuxième tendance touche les clients. Aujourd’hui, une marque interagit avec eux à travers de multiples canaux, créant des parcours omnicanaux. « Une marque n’a plus qu’une seule interaction avec eux », explique Zakaria Hajiri. Construire une identité continue, de la première prise de contact à la transaction finale, est devenu essentiel pour renforcer à la fois la sécurité et l’expérience utilisateur.

Enfin, les relations entre entreprises et partenaires se sont complexifiées. Les échanges sont plus fréquents, et certaines fraudes transitent désormais par des tiers. « La sécurisation de l’identité devient un élément clé », rappelle l’expert. Ces trois tendances expliquent pourquoi les attaques ciblent désormais directement les identités, et non plus seulement les infrastructures.

Pourquoi les méthodes traditionnelles d’authentification sont dépassées

Longtemps, les entreprises ont concentré leurs efforts sur le moment de l’authentification, en renforçant les mots de passe ou en ajoutant des facteurs d’authentification supplémentaires. Pourtant, comme le souligne BFM Business, « le risque ne s’arrête pas au moment du login ». Un utilisateur peut être correctement authentifié, puis réaliser une action suspecte quelques instants plus tard. De même, faire confiance à un appareil plutôt qu’à la personne qui l’utilise présente des limites évidentes, notamment en cas de perte ou de vol.

« Chez Ping Identity, nous défendons une approche fondée sur une confiance explicite », précise Zakaria Hajiri. L’objectif ? Vérifier en permanence que l’utilisateur est bien celui qu’il prétend être, en analysant le contexte et le niveau de risque de chaque interaction. « La sécurité ne doit plus être ponctuelle, mais continue », insiste-t-il. Cette logique implique de repenser en profondeur les stratégies de protection.

Ping Identity : une réponse globale aux défis de sécurité actuels et futurs

Spécialiste de la gestion des identités et des accès numériques, Ping Identity propose une approche unifiée pour répondre aux nouveaux enjeux. L’entreprise recommande de gérer l’identité comme une plateforme unique, en évitant la fragmentation des identités des salariés, clients ou partenaires. « Beaucoup d’organisations gèrent encore séparément ces identités, ce qui crée des ruptures dans les parcours et des incohérences dans les politiques de sécurité », explique Zakaria Hajiri.

Pour y remédier, Ping Identity s’appuie sur des solutions de CIAM (Customer Identity and Access Management), permettant aux entreprises de gérer l’identité de leurs clients de manière cohérente sur tous les canaux. « Nous passons d’une logique de confiance implicite à une logique de confiance vérifiée », précise l’expert. L’idée ? Analyser en continu les interactions pour adapter le niveau de contrôle au risque réel, et non plus se contenter de sécuriser l’authentification.

L’intelligence artificielle, prochaine cible des cybercriminels ?

L’arrivée des agents d’IA représente une nouvelle frontière pour la sécurité. Ces entités numériques, qui automatiseront demain des tâches internes ou dialogueront avec les clients, devront être authentifiées et contrôlées comme n’importe quel utilisateur. « Elles devront disposer uniquement des droits nécessaires et être intégrées dans une stratégie globale de protection », souligne Zakaria Hajiri. Autant dire que leur gestion constituera un défi de taille pour les entreprises.

Pour l’expert, « l’identité jouera un rôle central » dans ce nouveau paysage. Les organisations qui prépareront dès aujourd’hui cette transition pourront tirer parti de l’IA sans compromettre leur sécurité. « La vraie question n’est plus de savoir si les agents d’IA vont arriver, mais comment les contrôler », résume-t-il. Quels droits leur accorder ? Quelles données leur permettre d’accéder ? Comment s’assurer qu’ils n’effectuent que les actions autorisées ? Autant de questions qui devront trouver une réponse avant 2030.

Et maintenant ?

D’ici cinq ans, la gestion des identités non humaines devrait devenir une priorité pour les entreprises, à mesure que les agents d’IA se multiplieront. Les solutions de CIAM et les plateformes unifiées de gestion des identités devraient se généraliser, tandis que les méthodes traditionnelles d’authentification continueront de perdre en efficacité face à des attaques de plus en plus sophistiquées. Une chose est sûre : la sécurité devra évoluer en parallèle des innovations technologiques.

Les entreprises françaises, comme leurs homologues internationales, doivent donc anticiper ces changements pour protéger leurs actifs et leurs utilisateurs. L’enjeu ? Transformer une menace croissante en opportunité, en faisant de la sécurité une brique essentielle de leur transformation numérique.

L’usurpation d’identité expose les entreprises à des risques financiers, juridiques et réputationnels. Elle peut permettre aux cybercriminels d’accéder à des données sensibles, de réaliser des transactions frauduleuses ou de nuire à la confiance des clients. Selon Ping Identity, ces attaques ciblent désormais directement l’identité, rendant les méthodes traditionnelles de protection insuffisantes.

Les entreprises doivent intégrer dès aujourd’hui la gestion des identités non humaines dans leur stratégie de sécurité. Cela implique de définir des règles d’authentification et de contrôle strictes pour ces agents, en s’appuyant sur des solutions comme celles proposées par Ping Identity. L’objectif est d’éviter que ces entités ne deviennent une porte d’entrée pour les cybercriminels.