Une marée humaine a envahi mardi 7 juillet les rues de la ville sainte de Qom, en Iran, à l’occasion du quatrième jour des obsèques du défunt Guide suprême Ali Khamenei. Selon RFI, ces funérailles, déjà marquées par une mobilisation exceptionnelle la veille à Téhéran, s’annoncent comme les plus importantes jamais organisées dans le pays depuis des décennies.

Ce qu'il faut retenir

  • Une foule massive a défilé à Qom pour le quatrième jour des obsèques d’Ali Khamenei, selon RFI.
  • La veille, Téhéran avait connu une mobilisation sans précédent en hommage au Guide suprême.
  • Les cérémonies funéraires s’étendent sur plusieurs jours, avec des rassemblements dans plusieurs villes du pays.
  • Ali Khamenei est décédé le 3 juillet 2026 après 35 ans à la tête de l’Iran.
  • Ces obsèques pourraient marquer un tournant dans la transition politique du pays.

Des funérailles historiques en Iran

La ville de Qom, considérée comme un haut lieu du chiisme en Iran, a été le théâtre d’un mouvement de foule impressionnant mardi 7 juillet. Selon RFI, les rues de la cité religieuse ont été submergées par des milliers de personnes venues rendre un dernier hommage à Ali Khamenei. Ces rassemblements, qui s’inscrivent dans le cadre d’une semaine de deuil national, illustrent l’ampleur de l’attachement des Iraniens à leur Guide suprême.

La veille, Téhéran avait déjà été le théâtre d’une mobilisation exceptionnelle. Les images diffusées par les médias locaux montraient des cortèges immenses, où des milliers de personnes scandaient des slogans en l’honneur du défunt. Ces scènes rappellent les grandes mobilisations populaires qui ont marqué l’histoire récente de l’Iran, notamment après la révolution islamique de 1979.

Un héritage politique et religieux lourd de conséquences

Ali Khamenei, décédé le 3 juillet 2026 à l’âge de 87 ans, a dirigé l’Iran pendant 35 ans. Son décès ouvre une période d’incertitude politique, alors que le pays s’apprête à entamer une transition historique. Son successeur n’a pas encore été officiellement désigné, bien que plusieurs noms circulent parmi les observateurs, dont celui du président Ebrahim Raïssi, déjà pressenti comme un possible candidat.

Les funérailles, qui s’étendent sur plusieurs jours, sont l’occasion pour les autorités iraniennes de réaffirmer leur légitimité. Elles servent également de vitrine pour le régime, qui cherche à montrer l’unité du peuple derrière ses dirigeants, malgré les divisions internes et les tensions sociales persistantes. — Selon RFI, les autorités ont mobilisé des moyens importants pour encadrer ces rassemblements, craignant des débordements ou des manifestations non autorisées.

Un contexte politique tendu

L’Iran traverse actuellement une période de profondes tensions, tant sur le plan intérieur qu’international. Sur le plan interne, le pays fait face à des défis économiques majeurs, aggravés par les sanctions internationales et une inflation galopante. Sur le plan extérieur, les relations avec les puissances occidentales restent extrêmement tendues, notamment en raison du programme nucléaire iranien.

Dans ce contexte, les obsèques d’Ali Khamenei pourraient servir de catalyseur pour les factions politiques en Iran. Les conservateurs, qui soutiennent le régime actuel, cherchent à consolider leur pouvoir, tandis que les réformateurs tentent de tirer profit de cette transition pour promouvoir leurs idées. Les prochains jours seront donc déterminants pour comprendre la direction que prendra le pays.

Et maintenant ?

Les prochains jours devraient être marqués par la désignation d’un successeur à Ali Khamenei, un processus qui pourrait s’étendre sur plusieurs semaines. Une réunion d’urgence du Conseil des experts, l’organe chargé de nommer le nouveau Guide suprême, pourrait avoir lieu d’ici la fin du mois de juillet. Par ailleurs, les autorités iraniennes devraient multiplier les discours pour tenter de maintenir l’unité nationale, alors que les tensions sociales et politiques restent vives.

Ces obsèques, suivies de près par la communauté internationale, pourraient aussi influencer les relations extérieures de l’Iran. Les puissances occidentales, qui suivent avec attention la situation, pourraient adapter leur stratégie en fonction des développements politiques internes. Reste à voir si cette transition se déroulera dans le calme ou si elle donnera lieu à des bouleversements imprévus.

Plusieurs noms circulent parmi les observateurs, dont celui du président Ebrahim Raïssi, déjà pressenti comme un possible candidat. D’autres figures, comme le chef de la justice ou des dignitaires religieux, pourraient également être en lice pour le poste.