Près de trois mois après sa transplantation pulmonaire, la reine Mette-Marit n’a pu assister à la prestation de serment de son époux, le nouveau roi Haakon VIII de Norvège. Mardi 1er septembre 2026, le souverain de 53 ans a officiellement prêté serment devant le Parlement norvégien, marquant la première grande étape institutionnelle de son règne, sans la présence de son épouse, encore hospitalisée pour des complications postopératoires. Selon nos confrères du Figaro, cette absence a été confirmée quelques heures seulement avant la cérémonie par le médecin personnel de la souveraine, le Dr Are Holm, qui a évoqué des « complications à plusieurs reprises depuis l’opération ».

Ce qu'il faut retenir

  • Haakon VIII a prêté serment mardi 1er septembre 2026 devant le Parlement norvégien, première étape officielle de son règne.
  • Mette-Marit était absente en raison de complications médicales post-transplantation pulmonaire (17 juin 2026), selon le Dr Are Holm.
  • Le cercueil de Harald V, père du nouveau roi et décédé le 28 août 2026, est exposé à la chapelle du palais d’Oslo jusqu’au 8 septembre, avant ses funérailles le 9 septembre.
  • Le soutien à la monarchie a atteint 72 % en Norvège, selon un sondage NRK publié ce week-end, soit une hausse de huit points depuis mai.
  • Mette-Marit obtient une note moyenne de 5,2/10 auprès des Norvégiens, contre 8,9/10 pour la reine Sonja et 8,8/10 pour Haakon.

La cérémonie s’est déroulée en présence de la reine Sonja, mère du nouveau souverain, ainsi que de sa fille aînée, Ingrid Alexandra, désormais princesse héritière. Les deux femmes portaient le deuil en hommage à Harald V, décédé à 89 ans le 28 août 2026 à l’Hôpital national d’Oslo, des suites d’une anémie hémolytique. Avant l’événement, l’assemblée a observé une minute de silence en mémoire du défunt monarque, dont les funérailles sont prévues le 9 septembre à la cathédrale d’Oslo. Il reposera ensuite au mausolée royal de la forteresse d’Akershus, dans la capitale. Son cercueil sera exposé à la chapelle du palais jusqu’au 8 septembre, permettant aux Norvégiens de lui rendre un dernier hommage.

Un serment constitutionnel sous haute tension

Haakon VIII a prononcé la formule traditionnelle du serment monarchique : « Je promets et jure de gouverner le royaume de Norvège conformément à sa Constitution et à ses lois, que Dieu tout-puissant et omniscient me vienne en aide ! » Cette prestation, obligatoire et symbolique, officialise le cadre constitutionnel dans lequel le nouveau roi exercera ses fonctions. Selon le communiqué du Palais royal, relayé par le Figaro, la décision de l’absence de Mette-Marit a été prise en urgence, malgré l’annonce de sa présence la veille. Le Dr Are Holm a précisé que « la reine a connu des complications à plusieurs reprises depuis l’opération, y compris aujourd’hui ». Elle doit donc « rester sous observation tout au long de la journée ».

Cette transplantation, réalisée le 17 juin 2026 pour traiter une maladie pulmonaire incurable, avait initialement été présentée comme une réussite. Cependant, les complications postopératoires semblent avoir duré bien au-delà des prévisions initiales. Depuis plusieurs semaines, les communiqués officiels évoquent des « difficultés récurrentes », sans jamais préciser la nature exacte de ces problèmes. — Autant dire que la santé de Mette-Marit reste un sujet de préoccupation majeur pour la famille royale, d’autant que son image publique a déjà été fragilisée ces dernières années.

Une monarchie renforcée par la popularité du défunt roi

La mort de Harald V, qui incarnait une Norvège ouverte et tolérante, a paradoxalement renforcé le soutien à la monarchie dans le pays. Selon un sondage de référence publié ce week-end par la chaîne publique NRK, 72 % des Norvégiens se déclarent favorables à la monarchie, contre 60 % en février 2026, période marquée par une série de scandales impliquant la famille royale. Seuls 20 % des sondés privilégieraient une autre forme de régime, tandis que 8 % restent indécis. Cette hausse spectaculaire du soutien monarchique intervient alors que la Norvège traverse une période de deuil national.

Le déclin des critiques à l’encontre de la famille royale s’explique en grande partie par l’image positive de Harald V, dont le décès a suscité une vague d’hommages unanimes. Pourtant, quelques semaines plus tôt, la monarchie norvégienne était secouée par plusieurs polémiques. Mette-Marit, en particulier, était sous le feu des critiques pour ses liens passés avec l’homme d’affaires américain Jeffrey Epstein, ainsi que pour les démêlés judiciaires de son fils aîné, Marius Borg Høiby. Né d’une relation antérieure au mariage de Mette-Marit avec Haakon en 2001, ce dernier a été condamné en 2025 à quatre ans de prison ferme pour deux viols et 32 autres chefs d’accusation, dont des violences contre une ancienne compagne. Malgré sa condamnation, il a pu rendre visite à Harald V à l’hôpital quelques jours avant son décès. Lundi 31 août, il faisait même partie des porteurs de la dépouille royale vers la chapelle du palais.

Parmi les membres de la famille royale, Mette-Marit obtient d’ailleurs la note la plus basse dans le sondage NRK, avec une moyenne de 5,2/10. À l’inverse, la reine Sonja, épouse de Harald V, bénéficie d’une popularité bien plus marquée, avec une note de 8,9/10. Haakon VIII, quant à lui, obtient 8,8/10, confirmant l’image positive du nouveau souverain. — Bref, si la monarchie norvégienne sort affaiblie de plusieurs années de scandales, la popularité posthume d’Harald V semble avoir opéré un véritable sursaut.

Des funérailles nationales et une succession sans couronne

Les funérailles d’Harald V, prévues le 9 septembre 2026 à la cathédrale d’Oslo, s’annoncent comme un événement national d’ampleur. Le défunt roi, qui avait régné pendant 33 ans, sera inhumé dans le mausolée royal de la forteresse d’Akershus, où reposent déjà plusieurs souverains norvégiens. D’ici là, son cercueil sera exposé à la chapelle du palais d’Oslo, permettant aux citoyens de lui rendre un dernier hommage. Cette tradition, respectée depuis des décennies, souligne l’importance symbolique de la monarchie dans la société norvégienne, malgré l’absence de couronnement officiel.

En effet, la Norvège a aboli le couronnement en 1908, remplaçant cette cérémonie par une prestation de serment, comme celle à laquelle Haakon VIII vient de se soumettre. Le nouveau roi pourrait toutefois choisir de recevoir une bénédiction solennelle à la cathédrale de Nidaros, à Trondheim, une tradition réintroduite par son grand-père, Olav V, en 1958. Quant à sa fille aînée, Ingrid Alexandra, désormais princesse héritière, elle a prêté serment par écrit au palais royal, marquant ainsi son entrée officielle dans les institutions du royaume. À 22 ans, elle devient la première princesse héritière norvégienne à accéder à ce statut par un serment écrit, une évolution notable dans la tradition monarchique du pays.

Et maintenant ?

Les prochains jours seront marqués par les funérailles nationales d’Harald V, qui pourraient offrir une nouvelle démonstration de soutien à la monarchie. D’ici là, l’état de santé de Mette-Marit reste sous haute surveillance médicale, sans que l’on sache si elle sera en mesure d’assister aux cérémonies à venir. Pour Haakon VIII, la tâche s’annonce complexe : il devra concilier son rôle de nouveau souverain avec les défis posés par les antécédents de sa famille. Enfin, le gouvernement norvégien devrait publier prochainement un calendrier précis des prochaines étapes protocolaires, notamment concernant une éventuelle bénédiction solennelle à Trondheim.

Une chose est sûre : la Norvège entre dans une nouvelle ère monarchique, marquée par le deuil, mais aussi par un regain de popularité pour une institution que beaucoup pensaient fragilisée il y a encore quelques mois.

Mette-Marit a été hospitalisée pour des complications récurrentes après une transplantation pulmonaire réalisée le 17 juin 2026. Selon le Dr Are Holm, cité par le Palais royal, « la reine a connu des complications à plusieurs reprises depuis l’opération, y compris aujourd’hui ». Elle devait donc rester sous observation médicale le jour de la cérémonie.