La jeune marque britannique Nothing, fondée par Carl Pei en 2020, vient d’élargir son catalogue avec un nouveau modèle d’entrée de gamme, le Phone (4b). Selon Frandroid, ce smartphone est proposé à un prix attractif de 329 €, tout en intégrant des fonctionnalités habituellement réservées aux modèles plus onéreux. Avec un écran, un design et une batterie dignes de sa gamme, le constructeur britannique mise sur l’accessibilité pour séduire un public plus large.
Ce qu'il faut retenir
- Prix de lancement à 329 €, positionnant le modèle comme l’entrée de gamme la plus abordable de Nothing.
- Processeur Snapdragon 6 Gen 4, une puce milieu de gamme développée par Qualcomm.
- Batterie de 5 200 mAh, offrant une autonomie adaptée à un usage quotidien standard.
- Intégration d’une Glyph Bar, une barre lumineuse personnalisable emblématique de la marque.
- Écran aux compromis techniques notables pour respecter le budget serré.
Un smartphone accessible mais aux limites assumées
Le Phone (4b) se distingue immédiatement par son tarif, bien en dessous de la moyenne des smartphones récents. D’après Frandroid, ce positionnement tarifaire s’accompagne de choix techniques qui trahissent son statut de modèle d’entrée de gamme. Le constructeur mise sur un design épuré, avec un châssis en plastique recyclé et une vitre arrière transparente, signature visuelle de Nothing. Cependant, la marque britannique a dû faire des concessions sur certains composants pour tenir ce prix.
Le cœur du système repose sur un Snapdragon 6 Gen 4, une puce milieu de gamme annoncée par Qualcomm en 2024. Ce processeur, couplé à 6 Go de RAM et 128 Go de stockage, permet une utilisation fluide pour des tâches courantes comme la navigation web, les réseaux sociaux ou la lecture multimédia. En revanche, les performances soutenues ou les jeux gourmands pourraient montrer leurs limites, un compromis classique pour ce segment de prix.
Autonomie et originalité : les atouts majeurs du Phone (4b)
Côté batterie, Nothing propose une capacité de 5 200 mAh, un volume généreux pour un smartphone à moins de 400 €. Selon les premières estimations, cette batterie devrait offrir une autonomie d’une journée complète en usage modéré, voire davantage pour les utilisateurs moins intensifs. Le constructeur met en avant une optimisation logicielle via son interface maison, Nothing OS, pour prolonger la durée de vie de la batterie sans sacrifier les performances.
Autre particularité mise en avant : la Glyph Bar, cette barre lumineuse personnalisable qui orne le bord supérieur de l’écran. Déjà présente sur les modèles précédents comme le Phone (3a), elle permet d’afficher des notifications, des animations ou des informations en temps réel. Une fonctionnalité esthétique et pratique, même si son utilité reste secondaire pour certains utilisateurs. Nothing conserve ainsi une identité visuelle forte, tout en justifiant son prix par des détails qui sortent de l’ordinaire.
Écran et photo : les points faibles à considérer
Comme souvent sur les modèles d’entrée de gamme, l’écran du Phone (4b) fait office de compromis. D’après Frandroid, il s’agit d’un panneau LCD de 6,5 pouces en résolution HD+, avec un taux de rafraîchissement de 60 Hz. Si les couleurs sont correctes et la luminosité suffisante pour un usage en intérieur, les amateurs de contenus HDR ou de fluidité en jeu vidéo pourraient être déçus. La définition réduite limite également la précision des détails, un choix assumé pour réduire les coûts.
Côté photo, Nothing équipe le modèle de deux capteurs arrière : un principal de 50 MP et un ultra grand-angle de 5 MP. Les performances en basse lumière ou pour les zooms restent limitées, mais suffisent pour des clichés occasionnels. En selfie, le capteur avant de 8 MP complète l’ensemble, avec des résultats corrects pour les appels vidéo ou les photos en intérieur. Bref, le Phone (4b) ne prétend pas rivaliser avec les smartphones haut de gamme en photographie, mais propose des fonctionnalités basiques honorables pour son prix.
Pour l’instant, Nothing n’a pas communiqué sur d’éventuelles mises à jour logicielles ou extensions de garantie spécifiques à ce modèle. Les utilisateurs devront donc se contenter des standards du marché, soit deux ans de mises à jour majeures et trois ans de correctifs de sécurité. Une durée standard, mais qui pourrait être perçue comme un manque de générosité dans ce segment tarifaire.