Vingt-cinq ans après la naissance de la licence, Capcom relance Onimusha avec un nouvel épisode inédit, Way of the Sword, disponible depuis la rentrée 2026. Après une série de jeux cultes lancés entre 2001 et 2006 sur PlayStation 2, puis une parenthèse en réalité virtuelle en 2024, la franchise historique revient sous les projecteurs en s’appuyant sur le mythe du célèbre épéiste Miyamoto Musashi, transformé malgré lui en Onimusha, guerrier combattant les démons. Selon Journal du Geek, cette renaissance cherche à concilier l’héritage de la série avec des mécaniques modernes, tout en proposant une expérience d’action accessible aux nouveaux joueurs comme aux vétérans.

Ce qu'il faut retenir

  • Un retour après vingt ans d’absence : le dernier épisode original de la série, Onimusha : Dawn of Dreams, datait de 2006, avant une version VR en 2024.
  • Miyamoto Musashi en protagoniste : l’épéiste légendaire incarne le héros malgré lui, un choix ambitieux pour relancer l’intérêt de la licence.
  • Un gameplay moderne mais simple : le système de combat mise sur la maîtrise du timing plutôt que sur la complexité, avec des parades et esquives devenant des contre-attaques.
  • Des boss salués pour leur difficulté : ces affrontements techniques, mis en avant dans les trailers, sauvent l’expérience selon les premiers tests.
  • Un monde ouvert critiqué : les environnements, bien que partiellement explorables, manquent de variété et de vie, avec des ennemis qui réapparaissent à l’infini.
  • Un héros au manque de charisme : Musashi peine à captiver, son absence de motivation claire rendant l’immersion difficile.

Une renaissance attendue depuis deux décennies

La franchise Onimusha, née en 2001 sur PlayStation 2, s’était imposée comme une référence du genre avec son mélange d’action, d’énigmes et de progression en « jeux couloir ». Après Onimusha : Dawn of Dreams en 2006, la série avait progressivement disparu des radars, malgré une incursion en réalité virtuelle en 2024. Selon Journal du Geek, Capcom a donc choisi de revenir avec un titre inédit, Way of the Sword, pour marquer les 25 ans de la licence. Le studio mise sur un personnage historique pour redonner de l’éclat à la saga : Miyamoto Musashi, épéiste légendaire du Japon féodal, se retrouve malgré lui transformé en Onimusha, un guerrier luttant contre les forces démoniaques.

Un système de combat épuré mais exigeant

Sur le papier, le gameplay de Way of the Sword semble accessible : quelques attaques de base, des esquives et des parades qui, bien maîtrisées, permettent de contre-attaquer. « La prise en main est immédiate, même pour quelqu’un qui n’a jamais touché à la franchise », souligne Journal du Geek. Pourtant, c’est dans le détail que le jeu se distingue : un système de timing très affiné où une parade au bon moment peut se transformer en un contre percutant, tandis qu’une esquive bien placée téléporte le joueur derrière l’adversaire. Autant dire que la maîtrise technique devient rapidement indispensable, notamment face aux boss.

Cependant, quelques limites techniques freinent l’immersion. Les animations de combat manquent parfois de réactivité, et certains coups, même les plus rapides, peuvent sembler trop longs. Résultat : les joueurs sont contraints de réfléchir avant chaque attaque, sous peine de subir des dégâts. Un problème qui, selon les testeurs, ne se pose que lors des affrontements contre les boss, les ennemis classiques restant souvent faciles à vaincre.

Les boss, point d’orgue d’une aventure contrastée

Si Way of the Sword déçoit sur certains aspects, il sauve l’expérience grâce à ses boss, mis en avant dans les bandes-annonces de l’Overwatch Next Live de la Gamescom. Ces affrontements, soigneusement conçus, proposent des animations spectaculaires, des effets visuels riches et une difficulté enfin à la hauteur du système de combat. « Les boss obligent à comprendre leurs patterns, observer leurs mouvements et maîtriser le timing des parades et des esquives », explique Journal du Geek. Ils offrent ainsi cette dimension compétitive que recherchent les amateurs du genre.

En revanche, le reste de l’aventure peine à suivre. Les combats contre les ennemis classiques deviennent rapidement répétitifs, faute de variété dans le bestiaire. Les adversaires se ressemblent, avec quelques évolutions mineures au fil de la progression, et les zones explorables, bien que plus ouvertes que dans les anciens opus, manquent cruellement de vie. Les environnements, souvent ternes et répétitifs, ne parviennent pas à donner l’impression d’un monde vivant. Pire : les ennemis réapparaissent systématiquement après une sauvegarde ou un retour dans certaines zones, une mécanique agaçante qui rappelle les défauts des jeux des années 2000.

Un héros au manque de charisme

Choisir Miyamoto Musashi comme protagoniste était un pari audacieux pour Capcom, mais le résultat déçoit. « Le personnage manque de charisme et ses motivations restent floues », constate Journal du Geek. Musashi, transformé en Onimusha contre son gré, semble davantage subir les événements qu’il ne les provoque, ce qui rend difficile l’identification du joueur. Sans objectif clair ni impact visible sur l’histoire, le héros peine à susciter l’engagement. « Tout comme le joueur, il se retrouve embarqué malgré lui dans des aventures qui ne le concernent pas », ajoute la critique.

Ce manque de profondeur narrative s’ajoute à une écriture des personnages peu inspirée, notamment en ce qui concerne la motion capture, jugée pauvre en émotions. Seuls les boss tirent leur épingle du jeu avec des designs plus travaillés et des apparences plus marquantes, mais l’ensemble peine à convaincre sur le plan esthétique.

Une licence dépassée ou un retour réussi ?

Malgré ses qualités, Onimusha Way of the Sword donne parfois l’impression d’arriver avec plusieurs années de retard. Dans un paysage vidéoludique dominé par des titres comme Nioh, Ghost of Tsushima ou Kunitsu-Gami : Path of the Goddess, Capcom propose un jeu d’action qui rappelle les productions des années 2000, avec quelques éléments modernes ajoutés. Résultat : une expérience plaisante pour les fans de la licence, mais qui peine à se démarquer.

« Way of the Sword est loin d’être un mauvais jeu », tempère Journal du Geek. « Son système de combat fonctionne, ses boss sont excellents et retrouver Onimusha après tant d’années a quelque chose de réjouissant. » Pourtant, la question reste entière : la franchise a-t-elle encore une place en 2026, alors que d’autres jeux d’action japonais, plus ambitieux et techniques, occupent déjà le terrain ?

Et maintenant ?

Avec Way of the Sword, Capcom relance une licence historique, mais le succès commercial et critique du titre pourrait dépendre de sa capacité à séduire au-delà des fans inconditionnels. Si les ventes sont au rendez-vous, d’autres projets dans l’univers Onimusha pourraient voir le jour, notamment des extensions ou des remasters. En revanche, un échec pourrait sceller définitivement le destin de la série. Pour l’heure, la balle est dans le camp des joueurs, qui devront trancher : ce nouvel opus mérite-t-il de redonner vie à une franchise oubliée, ou Capcom aurait-il dû laisser la légende reposer en paix ?

Une chose est sûre : dans un marché du jeu vidéo de plus en plus concurrentiel, Way of the Sword devra faire ses preuves rapidement. Les prochains mois seront déterminants pour savoir si la saga Onimusha a encore un avenir au-delà des nostalgiques.

Selon Journal du Geek, le jeu s’adresse à la fois aux fans historiques de la série, séduits par un retour aux sources, et aux nouveaux joueurs grâce à un système de combat accessible. Cependant, la complexité des boss et le manque de variété dans les combats classiques pourraient limiter son attractivité pour les débutants.

Capcom a misé sur la notoriété historique de Musashi pour redonner de l’éclat à la licence. Le choix s’inscrit dans une stratégie de relance visant à capitaliser sur l’héritage de la série tout en offrant une nouvelle dimension narrative. Cependant, selon Journal du Geek, le personnage manque de profondeur et peine à convaincre émotionnellement.