Gwenaëlle Noury, présidente sortante de la Fédération française des sports de glace, a déposé un recours après la victoire de Philippe Candeloro lors de l’élection à la tête de la fédération. Selon Ouest France, elle dénonce des « incohérences dans les résultats », sans préciser davantage pour l’instant.
Ce qu'il faut retenir
- Gwenaëlle Noury, présidente sortante, conteste l’élection de Philippe Candeloro à la tête de la Fédération française des sports de glace
- Elle évoque des « incohérences dans les résultats » sans donner de détails
- Le recours a été déposé immédiatement après le scrutin
- Philippe Candeloro devient le nouveau président de la fédération
L’élection de Philippe Candeloro, ancien champion olympique de patinage artistique, a été validée par les instances dirigeantes le 5 juillet 2026. Pourtant, Gwenaëlle Noury, qui occupait ce poste depuis six ans, a choisi de saisir la justice pour contester le processus. Dans un communiqué transmis à Ouest France, elle indique avoir relevé des irrégularités, mais sans en préciser la nature. « On ne peut pas passer sous silence des incohérences qui remettent en cause la légitimité de ce scrutin », a-t-elle souligné.
Le scrutin s’est tenu dans un contexte tendu. Philippe Candeloro, soutenu par une partie des clubs et des athlètes, a remporté l’élection face à Gwenaëlle Noury, qui briguait un nouveau mandat. Les résultats officiels, annoncés le 4 juillet 2026, donnaient Candeloro vainqueur avec 52 % des voix contre 48 % pour sa rivale. Dès le lendemain, cette dernière a annoncé son intention de déposer un recours devant le tribunal administratif de Rennes, compétent pour les litiges électoraux dans les fédérations sportives.
La Fédération française des sports de glace (FFSG), affiliée au Comité national olympique et sportif français (CNOSF), n’a pas encore réagi officiellement à cette contestation. Sollicité par Ouest France, son secrétaire général a simplement indiqué que « les procédures électorales avaient été respectées conformément aux statuts ». Pour autant, la procédure judiciaire pourrait entraîner un gel des décisions prises par le nouveau président jusqu’à ce que le tribunal se prononce. Une situation inédite pour une fédération aussi emblématique que celle du patinage et des sports de glace en France.
« On ne peut pas passer sous silence des incohérences qui remettent en cause la légitimité de ce scrutin. »
Gwenaëlle Noury, présidente sortante de la FFSG
Cette affaire survient alors que la fédération cherche à se repositionner après des années de difficultés financières et de tensions internes. La polémique autour de cette élection risque d’accentuer les divisions au sein du mouvement sportif français, alors que les disciplines de glace, comme le patinage ou le hockey sur glace, peinent à se développer en dehors des périodes olympiques.
Contacté par Ouest France, Philippe Candeloro n’a pas répondu directement aux accusations, se contentant d’indiquer que son équipe était « prête à travailler main dans la main avec tous les acteurs du secteur ». Pour Gwenaëlle Noury, en revanche, la bataille ne fait que commencer : « Nous défendons la transparence et l’équité, des valeurs essentielles pour le sport français. »
Les prochaines semaines seront donc décisives pour déterminer si cette élection sera confirmée ou si la fédération devra repartir de zéro.
La présidente sortante n’a pas précisé la nature des irrégularités qu’elle dénonce. Elle a simplement indiqué que des « incohérences dans les résultats » avaient été relevées, sans donner de détails concrets. Une clarification pourrait intervenir lors de l’audience devant le tribunal administratif.