Bruno Retailleau, président des Républicains, a critiqué vivement les déclarations de Laurent Wauquiez qu’il qualifie de « retournements de veste ». Selon BFM - Politique, le leader de la droite a réagi ce mardi 7 juillet 2026 sur le plateau de BFMTV-RMC après que Wauquiez, désormais soutien d’Édouard Philippe, ait apporté son appui à l’ancien Premier ministre d’Emmanuel Macron.
Ce qu'il faut retenir
- Laurent Wauquiez, figure des Républicains, a publiquement soutenu Édouard Philippe la semaine dernière, une prise de position qui a suscité des réactions vives de la part de Bruno Retailleau.
- Selon Retailleau, Wauquiez « n’a jamais été une aide » pour lui, ni un soutien, et qualifie ce ralliement de « petite trahison ».
- Le président des Républicains dénonce les « retournements de veste » en politique, estimant qu’ils discréditent la classe politique aux yeux des citoyens.
- Wauquiez avait affirmé dans le Figaro que Philippe était capable de « redresser la France » et avait conseillé à Retailleau de « savoir se retirer ».
- Retailleau réaffirme sa candidature à la présidentielle et présente son programme comme une alternative au « chaos » entre Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement National, tout en évitant une « continuation par procuration du macronisme ».
Un soutien à Édouard Philippe jugé comme une « trahison » par Retailleau
Bruno Retailleau n’a pas mâché ses mots pour qualifier le revirement de Laurent Wauquiez. Selon ses déclarations à BFMTV-RMC ce mardi 7 juillet 2026, Wauquiez n’a « jamais été une aide pour moi, ni un soutien ». Le président des Républicains et candidat à la présidentielle a qualifié cette prise de position de « petite trahison ». Interrogé sur son niveau de surprise face à ce revirement, Retailleau a simplement indiqué : « Je ne suis pas plus étonné que cela. »
Cette réaction intervient après que Laurent Wauquiez, dans une interview au Figaro la semaine dernière, ait exprimé une admiration sans réserve pour Édouard Philippe. Wauquiez avait alors jugé que Philippe était le mieux placé pour « redresser la France », tout en conseillant implicitement à Retailleau de « savoir se retirer ». Dans le même entretien, il avait souligné que le candidat des Républicains ne parvenait pas à franchir la barre des 10 % dans les sondages.
Les « retournements de veste », une plaie pour la politique selon Retailleau
Pour Bruno Retailleau, ces changements d’allégeance répétés illustrent une dérive de la vie politique. Sur le plateau de BFMTV-RMC, il a déclaré : « Ce qui fait mal à la politique, ce sont ces retournements de veste, c’est dire une chose le matin et l’inverse le soir. Cela accrédite dans l’esprit des gens qu’en politique, tout est faux. » Il a ajouté que ces comportements alimentent le sentiment d’un système déconnecté des réalités et des attentes des citoyens.
Ces propos reflètent une tension croissante au sein des Républicains entre les partisans d’une ligne dure et ceux qui prônent une ouverture vers d’anciens membres de la majorité présidentielle. Wauquiez, en apportant son soutien à Philippe, s’inscrit dans cette seconde tendance, ce qui semble agacer profondément Retailleau, dont la stratégie repose sur une opposition frontale à Macron et à ses héritiers.
Retailleau maintient sa candidature malgré les critiques
Face aux attaques de Wauquiez, Bruno Retailleau a réaffirmé sa détermination à porter les couleurs des Républicains lors de la prochaine élection présidentielle. « Je suis parti pour gagner », a-t-il lancé lors de l’interview. Il présente son programme comme une alternative crédible face à ce qu’il qualifie de « chaos » potentiel entre un second tour opposant Jean-Luc Mélenchon et le Rassemblement National. Pour lui, cette configuration représenterait une impasse dangereuse pour le pays.
Il a également insisté sur la nécessité de rompre avec une « continuation par procuration du macronisme », une formule qui vise directement la stratégie d’ouverture prônée par certains de ses collègues. Retailleau mise ainsi sur une ligne conservatrice et ferme, en opposition avec les tendances centristes ou libérales qui émergent au sein de son parti.
Le débat sur la stratégie à adopter face au macronisme et aux extrêmes devrait ainsi rester au cœur des discussions internes. Une chose est sûre : les Républicains n’ont pas fini d’entendre parler de ces divergences.