Alors que le Pacifique nord reste sous haute surveillance météorologique, le super typhon Bavi s’apprête à frapper les îles du Pacifique sous administration américaine. Selon Le Figaro, ce phénomène, actuellement classé en typhon majeur, devrait atteindre le stade de « super typhon » d’ici la fin de semaine avant de balayer Guam et les îles Mariannes du Nord dès lundi 10 juillet 2026. Une situation qui rappelle les dégâts causés en avril dernier par le super typhon Sinlaku, soulignant la vulnérabilité de ces territoires.

Ce qu'il faut retenir

  • Le typhon Bavi, actuellement à 167 km/h, se dirige vers Guam et les îles Mariannes du Nord après avoir frôlé les îles Marshall.
  • Il devrait atteindre le stade de super typhon (240 km/h) dès samedi matin, avec des pointes à 280 km/h d’ici dimanche.
  • Les autorités américaines alertent sur des conditions de tempête tropicale dès lundi, malgré un affaiblissement prévu du phénomène.
  • Les îles Mariannes, déjà touchées par Sinlaku en avril, doivent se préparer à un nouvel épisode cyclonique majeur.

Un phénomène en pleine intensification

D’après les dernières données du Joint Typhoon Warning Center (JTWC), communiquées à 03h00 GMT ce vendredi 7 juillet 2026, le typhon Bavi affichait des vents soutenus à 90 nœuds, soit 167 km/h. Il se situait alors entre les îles Marshall et les îles Mariannes du Nord, progressant lentement vers l’ouest. Selon Le Figaro, son parcours le conduit inéluctablement vers les territoires américains du Pacifique, où les préparatifs s’accélèrent.

Le JTWC anticipe une intensification rapide du phénomène. Dès samedi matin, les prévisions tablaient sur des vents soutenus atteignant 130 nœuds (240 km/h), ce qui correspond à la catégorie de « super typhon ». Vingt-quatre heures plus tard, le système pourrait encore gagner en puissance pour frôler les 150 nœuds (280 km/h) — l’équivalent d’un ouragan de catégorie 5 sur l’échelle de Saffir-Simpson. Un scénario qui, s’il se confirme, en ferait l’un des phénomènes cycloniques les plus violents de la saison.

Des territoires déjà éprouvés en première ligne

Guam et les îles Mariannes du Nord sont en première ligne face à cette menace. Ces territoires, dépendants des États-Unis, ont subi en avril 2026 le passage du super typhon Sinlaku, qui avait laissé derrière lui des dégâts matériels et humains significatifs. Selon Le Figaro, les autorités locales appellent désormais à une mobilisation maximale, alors que les modèles météorologiques s’accordent sur une trajectoire directe vers ces îles.

« Les trajectoires prévues continuent d’indiquer des perspectives inquiétantes pour les Mariannes », a déclaré le service météorologique national américain dans un communiqué diffusé ce matin. « Tous les habitants de Guam et des îles Mariannes du Nord doivent se préparer et s’attendre au minimum à des conditions de tempête tropicale. » Une mise en garde qui s’adresse autant aux résidents qu’aux infrastructures locales, encore fragilisées par le dernier épisode cyclonique.

« Les habitants de Guam et des îles Mariannes du Nord doivent se préparer et s’attendre au minimum à des conditions de tempête tropicale. »
— Service météorologique national américain

Une saison cyclonique 2026 particulièrement active

L’épisode du typhon Bavi s’inscrit dans une saison cyclonique 2026 particulièrement intense, tant dans le Pacifique qu’en Asie du Sud-Est. Selon Le Figaro, les Philippines ont déjà été touchées par le super typhon Fung-wong, qui a fait au moins deux morts en début de semaine, tandis que le Japon se prépare à l’arrivée d’un nouveau super typhon en direction des îles Okinawa. Autant dire que la saison bat son plein, avec une activité supérieure à la moyenne.

Les spécialistes pointent du doigt des eaux anormalement chaudes dans le Pacifique occidental, favorisant la formation et l’intensification rapide des phénomènes cycloniques. Une tendance observée depuis plusieurs années et amplifiée par le phénomène El Niño, dont les effets se font sentir jusqu’aux latitudes tropicales. Pour les territoires américains du Pacifique, cette configuration représente un défi de taille, alors que les systèmes d’alerte et les plans d’évacuation sont testés pour la seconde fois en quelques mois.

Des préparatifs d’urgence en cours

Face à l’imminence de l’impact, les autorités locales ont activé leurs protocoles d’urgence. Aux îles Mariannes du Nord, les écoles ont été fermées dès ce vendredi, tandis que les stocks de vivres et de carburant sont renforcés. À Guam, les habitants sont invités à sécuriser leurs habitations, notamment les toitures et les fenêtres, et à se procurer des kits de survie. Les pêcheurs ont reçu l’ordre de rentrer au port, tandis que les vols commerciaux sont progressivement annulés.

Les agences fédérales américaines, comme la Federal Emergency Management Agency (FEMA), ont prépositionné du matériel et des équipes de secours en prévision des dégâts attendus. « Nous suivons de près l’évolution de Bavi et sommes en contact constant avec les gouvernements locaux », a indiqué un porte-parole du département de la Sécurité intérieure. « Notre priorité est d’assurer la sécurité des populations et de limiter l’impact sur les infrastructures critiques. »

Et maintenant ?

D’ici dimanche 9 juillet, le typhon Bavi devrait avoir atteint son pic d’intensité avant de s’affaiblir légèrement en approchant des îles Mariannes du Nord. Son passage sur Guam et les îles environnantes est prévu pour lundi matin, avec des vents destructeurs et des pluies diluviennes. Les météorologues surveillent de près la trajectoire exacte, qui pourrait encore évoluer dans les 48 prochaines heures. Une incertitude qui laisse planer le risque d’un décalage vers le nord ou le sud, épargnant ou frappant plus durement certaines zones.

Les autorités appellent la population à rester informée via les canaux officiels, tels que le National Weather Service ou les alertes locales. Une conférence de presse est prévue dimanche soir pour faire un point actualisé sur la situation.

Alors que le super typhon Bavi se profile comme une menace majeure pour les territoires américains du Pacifique, une question reste en suspens : les infrastructures locales, déjà éprouvées en avril, résisteront-elles à un nouvel assaut d’une telle violence ? Les prochaines 72 heures seront déterminantes pour répondre à cette interrogation.

Un super typhon est un cyclone tropical dont les vents soutenus dépassent 130 nœuds (240 km/h). Il correspond à la catégorie maximale de l’échelle de Saffir-Simpson, soit un ouragan de catégorie 5. Cette appellation est utilisée spécifiquement dans le Pacifique nord-ouest, où les phénomènes cycloniques sont parmi les plus puissants au monde.

Les autorités recommandent de sécuriser les habitations (toitures, fenêtres, portes), de constituer un kit de survie (eau, nourriture, médicaments, radio à manivelle) et de se tenir informé via les alertes officielles. Il est aussi conseillé de préparer un plan d’évacuation et de connaître les abris désignés par les municipalités.