Un épisode de chaleur significatif pour la saison devrait concerner la France à partir de jeudi, annonce Météo France, qui évoque un phénomène « notable » mais bien moins intense que les vagues de chaleur de l’été dernier. Selon nos confrères de Libération, cet épisode ne devrait pas donner lieu à une alerte rouge, contrairement à la situation de fin juin où des températures extrêmes avaient justifié un tel niveau de vigilance.

Ce qu'il faut retenir

  • Un épisode de chaleur notable est attendu dès jeudi 4 septembre 2026 sur l’ensemble du territoire
  • Les températures pourraient atteindre des niveaux « inédits » pour la saison dans le Sud de la France
  • La vigilance jaune canicule devrait être activée, contre une alerte rouge en juin dernier
  • Cet épisode reste bien moins intense que les vagues de chaleur de l’été 2026

Un épisode marqué mais sans comparaison avec l’été dernier

D’après Météo France, l’épisode à venir sera « notable » pour la période, avec des températures pouvant dépasser les moyennes saisonnières de plusieurs degrés. Libération précise que cet événement ne s’annonce pas aussi extrême que ceux qui ont touché le pays en juin et juillet 2026, où des records absolus avaient été battus. « On reste dans un épisode estival classique, même s’il sera marqué pour la saison », a indiqué un météorologue interrogé par nos confrères.

L’intensité de ce nouvel épisode s’explique par la remontée d’une masse d’air chaud en provenance du Maghreb, favorisée par un anticyclone positionné sur l’Europe de l’Ouest. Les prévisions tablent sur des maximales comprises entre 30 et 34 °C dans le Sud, et entre 26 et 29 °C dans le reste du pays, avec des pointes locales possibles.

Des températures « inédites » dans le Sud, mais pas de vigilance rouge

Météo France a souligné que les températures pourraient être « inédites » pour un mois de septembre dans certaines villes du Sud, comme Montpellier ou Perpignan. « Des records décadaires pourraient être battus, mais cela restera ponctuel », a expliqué l’établissement public. Libération rappelle que ces valeurs restent bien en deçà des seuils d’alerte rouge, fixés à 38 °C en moyenne sur trois jours pour les départements concernés.

Contrairement à la vague de chaleur de fin juin, où plusieurs départements avaient été placés en alerte maximale, la situation actuelle devrait se limiter à une vigilance jaune. « On anticipe une montée progressive des températures à partir de jeudi, avec un pic attendu entre vendredi et dimanche », a détaillé un prévisionniste de Météo France.

Un contexte météorologique particulier pour la rentrée

Cet épisode de chaleur intervient dans un contexte de sécheresse persistante sur une grande partie du pays, aggravée par les épisodes caniculaires de l’été. Libération souligne que les sols restent très secs dans le Sud-Est et en Nouvelle-Aquitaine, un paramètre qui pourrait accentuer la sensation de chaleur. « Les températures ressenties seront encore plus élevées en raison de l’humidité résiduelle dans l’air », a précisé un expert.

Les agriculteurs et les gestionnaires de ressources en eau surveillent de près l’évolution de la situation, alors que les nappes phréatiques n’ont pas eu le temps de se recharger pendant l’été. « Cet épisode ne devrait pas aggraver la situation, mais il rappelle que la sécheresse reste une préoccupation majeure », a commenté un responsable de la Chambre d’agriculture du Gard.

Et maintenant ?

Les prévisions indiquent que l’épisode de chaleur devrait s’atténuer progressivement à partir de lundi 8 septembre, avec un retour à des températures plus conformes à la saison. Les autorités sanitaires et les collectivités locales restent en alerte, notamment pour les personnes vulnérables. Une conférence de presse de Météo France est prévue mercredi après-midi pour préciser les modalités de vigilance et les consignes à suivre.

Cette hausse des températures intervient alors que la France s’apprête à entrer dans une nouvelle phase de gestion des risques climatiques, avec un plan canicule révisé après les épisodes extrêmes de l’été dernier. Reste à voir si cet épisode marquera le début d’une série de phénomènes similaires, comme le craignent certains climatologues.