Perché à plus de 1 100 mètres d’altitude dans les montagnes ardéchoises, le domaine de l’abbaye Notre-Dame-des-Neiges attire chaque année quelque 70 000 visiteurs. Fondée en 1850, cette communauté de douze sœurs cisterciennes, qui gère un site de 450 hectares et 22 000 mètres carrés de bâtiments, mise depuis quelques mois sur de nouvelles activités pour assurer sa pérennité financière. Selon Franceinfo – Culture, ces initiatives – buvette, production de produits d’entretien naturels ou encore gestion des réseaux sociaux – permettent de donner une nouvelle dynamique au lieu, tout en respectant la vocation monastique du site.
Ce qu’il faut retenir
- L’abbaye Notre-Dame-des-Neiges, fondée en 1850, est gérée par 12 sœurs cisterciennes à 1 100 mètres d’altitude en Ardèche.
- Depuis mai 2026, les sœurs proposent deux bières artisanales à la buvette, attirant les visiteurs et dynamisant le site.
- Elles produisent également jusqu’à 300 bouteilles par jour de produits d’entretien 100 % naturels, vendus dans une boutique agrandie.
- L’abbaye compte 70 000 visiteurs annuels et cumule 30 000 abonnés sur Instagram.
- Les sœurs allient tradition monastique et modernité, comme en témoignent leurs activités économiques et leur présence sur les réseaux sociaux.
Une buvette qui anime le monastère et séduit les visiteurs
Depuis la fin du mois de mai 2026, l’abbaye Notre-Dame-des-Neiges propose aux pèlerins, randonneurs et touristes deux bières artisanales. Une initiative qui a rapidement trouvé son public. « Elle est servie dans un cadre tout à fait agréable, par des gens tout à fait agréables. Ça fait plaisir, ça rend le lieu très vivant », a témoigné une visiteuse auprès de nos confrères de Franceinfo – Culture. Derrière le comptoir, sœur Albane, interrogée sur son rôle de « barmaid », a répondu avec humour : « Alors, je suis d’abord sœur. Je ne suis pas rentrée au monastère pour servir des bières, mais les voies de Dieu sont impénétrables. »
Cette buvette, bien que modeste, contribue à l’animation du site et permet aux sœurs de générer des revenus complémentaires. Elle s’inscrit dans une démarche plus large de valorisation du lieu, où chaque activité – qu’elle soit spirituelle ou économique – vise à préserver l’équilibre du monastère.
Des produits d’entretien 100 % naturels fabriqués sur place
À quelques pas de la buvette, les sœurs ont aménagé un laboratoire où elles fabriquent des produits d’entretien ménager. Composés à 99 % d’ingrédients naturels, ces produits se distinguent par leur originalité : « Ce sont des produits originaux, qu’aucun monastère ne fabrique et qu’aucun de nos voisins ne fabrique non plus. Comme ça, il n’y a pas de concurrence », a expliqué sœur Sandrine à Franceinfo – Culture. Jusqu’à 300 bouteilles sont produites chaque jour, puis étiquetées, vendues et utilisées sur place. « Les produits d’entretien sont fabriqués sur place, étiquetés sur place, vendus sur place, promus sur place et utilisés sur place. C’est avec ça qu’on lave le magasin », a-t-elle précisé.
Cette production artisanale répond à une double exigence : générer des revenus tout en respectant l’environnement. Les sœurs misent sur une communication transparente, mettant en avant la fabrication locale et les ingrédients naturels. Une stratégie qui a contribué à l’agrandissement de la boutique, désormais plus spacieuse pour accueillir la demande croissante.
Une présence affirmée sur les réseaux sociaux pour toucher un public plus large
Pour faire connaître leurs activités, les sœurs de Notre-Dame-des-Neiges se sont lancées sur Instagram, où elles comptent déjà 30 000 abonnés. Mère Anne Dugas est en charge de cette communication numérique. « Les réseaux sociaux, ça ne m’amuse pas plus que ça, objectivement. Je le fais mais en veillant à ce que ça prenne le moins de place possible pour moi dans ma vie », a-t-elle confié à Franceinfo – Culture. Pour elle, cette présence est avant tout une occasion de « découvrir une vie qui est belle, qui a du sens, qui est joyeuse, qui est simple ».
Le compte Instagram permet de partager le quotidien des sœurs, leurs activités économiques, mais aussi les moments de prière et de recueillement. Une façon de montrer que la vie monastique peut s’adapter aux enjeux modernes sans renier ses fondamentaux. Les publications, souvent accompagnées de photos ou de vidéos, rencontrent un écho positif auprès des internautes, qui y voient une invitation à découvrir un mode de vie différent.
Avec 70 000 visiteurs par an, l’abbaye confirme son attractivité. Reste à savoir si ces nouvelles activités parviendront à séduire une clientèle plus large, tout en préservant l’équilibre et la sérénité du monastère. Une chose est sûre : entre tradition et modernité, les sœurs de Notre-Dame-des-Neiges montrent qu’il est possible de concilier foi, économie locale et innovation.
Selon Franceinfo – Culture, la buvette et la boutique sont généralement ouvertes aux horaires de visite de l’abbaye, qui varient selon la saison. Il est conseillé de consulter le site officiel de l’abbaye ou de les contacter directement pour obtenir les horaires précis avant de se déplacer.