« Je prends acte qu’il n’y aura pas de primaire et donc que ma candidature à la primaire n’a plus de sens. » C’est par ces mots que Benjamin Lucas-Landy, coordinateur du parti Génération·s fondé par Benoît Hamon, a annoncé mardi 7 juillet 2026 son retrait de la course à la primaire unitaire de la gauche. Selon Le Monde – Politique, cette décision intervient après l’échec des négociations entre les différents partis de gauche pour organiser un scrutin commun.
Ce qu'il faut retenir
- Benjamin Lucas-Landy retire sa candidature à la primaire unitaire de la gauche, faute d’accord entre les partis.
- Le coordinateur de Génération·s justifie cette décision par l’absence de primaire organisée.
- Les discussions entre les formations de gauche, initialement prévues pour aboutir à un scrutin commun, ont échoué.
- Cette primaire devait réunir des partis comme le Parti Socialiste, Europe Écologie-Les Verts ou encore La France Insoumise.
La déclaration de Benjamin Lucas-Landy, publiée mardi dans Le Parisien, marque un tournant dans les discussions en cours depuis plusieurs semaines. Le coordinateur de Génération·s a souligné que la configuration actuelle ne permettait plus de maintenir sa candidature. « Il n’y a pas eu d’accord pour organiser une primaire, et sans cela, ma participation n’a plus de raison d’être », a-t-il expliqué. Cette position reflète les tensions persistantes entre les différentes sensibilités de la gauche française, incapables de s’accorder sur une méthode commune pour désigner un candidat unique.
Génération·s, parti créé en 2017 par Benoît Hamon après son échec à l’élection présidentielle, a toujours été un acteur marginal au sein de la gauche. Malgré ses ambitions affichées pour une recomposition politique, le mouvement peine à s’imposer comme une force centrale. Le retrait de Benjamin Lucas-Landy pourrait donc être perçu comme un aveu d’impuissance, alors que les autres partis – notamment le PS et LFI – ont déjà engagé des discussions internes pour préparer l’après-primaires. « Nous avions espéré une issue différente, mais force est de constater que les désaccords l’ont emporté », a-t-il ajouté, sans préciser si Génération·s participerait à d’autres formes de collaboration avec les autres formations.
La question d’une primaire unitaire à gauche agite le paysage politique depuis le début de l’année. Plusieurs échéances électorales, comme les élections européennes ou les municipales, ont montré les divisions persistantes au sein de la gauche. Pourtant, l’idée d’un candidat unique restait un objectif partagé par une partie des militants et des dirigeants. Les dernières négociations, qui se sont tenues en juin 2026, ont achoppé sur des désaccords de fond : mode de scrutin, programme commun ou encore calendrier. « On a frôlé l’accord à plusieurs reprises, mais chaque fois, un point bloquant a fait tout échouer », confie un participant aux discussions sous couvert d’anonymat.
Benjamin Lucas-Landy n’a pas évoqué de soutien à un candidat en particulier dans l’immédiat. Interrogé sur l’éventualité d’un ralliement à une autre candidature, il s’est contenté de répondre : « Pour l’heure, notre priorité est de clarifier la position de Génération·s. Tout le reste viendra en temps voulu. » Cette prudence reflète les incertitudes qui pèsent désormais sur l’avenir de la gauche française, déjà en proie à des divisions historiques.
Dans ce contexte, la gauche se trouve à la croisée des chemins. Entre recomposition et éclatement, les prochains mois seront déterminants pour son avenir politique. Une chose est sûre : l’échec de la primaire unitaire marque un nouveau revers pour ceux qui espéraient une union des forces progressistes.
Les négociations ont échoué en raison de désaccords persistants entre les partis. Les principaux points de friction portaient sur le mode de scrutin (ouvert ou réservé aux militants), le programme commun à adopter, et le calendrier des discussions. Aucun compromis n’a pu être trouvé malgré plusieurs rounds de négociations en juin 2026.