Depuis 2011, le mois de septembre est souvent associé à des baisses marquées du cours du bitcoin. Selon nos confrères du Journal du Coin, cette tendance récurrente pousse les investisseurs à s’interroger sur les raisons de cette volatilité saisonnière.
Ce qu'il faut retenir
- En moyenne, le bitcoin enregistre une baisse de 3,3 % en septembre depuis 2011, contre une hausse moyenne de 0,7 % sur les autres mois.
- Sur les dix dernières années, le BTC a chuté sept fois en septembre, contre trois hausses.
- Les analystes évoquent des facteurs saisonniers, comme la fin des vacances estivales et la liquidation des positions.
- En 2022, le bitcoin a perdu 9,6 % en septembre, un record récent dans cette période.
- Cette tendance n’est pas systématique, mais elle se vérifie statistiquement.
L’historique du bitcoin montre une corrélation troublante entre le mois de septembre et les corrections de marché. Selon les données compilées par le Journal du Coin, sur les quinze dernières années, le BTC a enregistré une performance négative dans 70 % des cas en septembre. En moyenne, la baisse s’élève à 3,3 %, un chiffre qui contraste avec la tendance haussière observée sur les autres mois de l’année, où le bitcoin affiche une progression moyenne de 0,7 %.
Les analystes avancent plusieurs explications à ce phénomène. D’abord, la fin de l’été coïncide souvent avec le retour des investisseurs institutionnels, qui ajustent leurs portefeuilles après une période de faible activité. Ensuite, septembre marque traditionnellement le début de l’automne, une saison où les liquidations forcent parfois la main des traders. Enfin, certains évoquent un effet psychologique, les investisseurs anticipant une correction après les mois estivaux, souvent plus volatils.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2022, le bitcoin a perdu 9,6 % en septembre, l’une des pires performances mensuelles de la décennie. Un an plus tôt, en 2021, la chute avait atteint 7,4 %. Même en 2020, année record pour le BTC, le mois de septembre s’était soldé par une baisse de 4,2 %. Seules quelques exceptions confirment la règle : en 2016, le bitcoin avait progressé de 12,7 %, et en 2017, de 27 %.
« Septembre n’est pas un mois maudit en soi, mais il reflète souvent des dynamiques de marché qui se retournent après l’été. Les investisseurs reviennent de vacances avec des stratégies plus prudentes, et cela se traduit par des prises de bénéfices »
Cette tendance ne doit cependant pas occulter les facteurs externes qui peuvent influencer le marché. Les régulations, les annonces macroéconomiques ou les crises géopolitiques jouent un rôle tout aussi déterminant. Par exemple, en 2020, la chute de septembre avait été amplifiée par des craintes liées à la pandémie de Covid-19. En 2021, la correction avait suivi l’annonce d’une possible interdiction du minage en Chine.
Reste à voir si le marché parviendra à inverser cette tendance saisonnière. Une chose est sûre : les statistiques des quinze dernières années incitent à la prudence.
Non, la baisse n’est pas systématique. Sur les quinze dernières années, le bitcoin a chuté en septembre dans 70 % des cas, mais il a également connu des hausses significatives, comme en 2016 (+12,7 %) ou en 2017 (+27 %).