Trente-deux ans après sa condamnation pour un quadruple meurtre, Dany Leprince a obtenu gain de cause ce mardi 7 juillet 2026. La Cour de révision a annulé sa condamnation à perpétuité, jugeant que plusieurs éléments avaient « fait naître un doute sur sa culpabilité ». Une décision qualifiée d’« historique » par son avocat, qui ouvre la voie à un nouveau procès pour l’ancien boucher de la Sarthe, selon BFM - Faits Divers.
Ce qu'il faut retenir
- Annulation historique : la condamnation à perpétuité de Dany Leprince pour les meurtres de son épouse et de ses deux enfants a été annulée par la Cour de révision.
- Nouveau procès ordonné : la justice a décidé de renvoyer l’affaire devant une cour d’assises pour un réexamen complet des charges.
- Doutes sur la culpabilité : plusieurs éléments nouveaux ont conduit les magistrats à remettre en cause la solidité de l’accusation initiale.
- Réactions immédiates : l’avocat de Leprince évoque « un château de cartes qui s’effondre » et se dit confiant dans un acquittement lors du nouveau procès.
- Conséquences familiales : après l’annonce, Dany Leprince a exprimé « beaucoup de joie et de soulagement », tandis que son avocat affirme qu’il n’y a « plus de boucher de la Sarthe » dans cette affaire.
Une affaire vieille de trois décennies
Le 7 juillet 1994, le corps de l’épouse de Dany Leprince, son fils de 12 ans et sa fille de 10 ans étaient découverts poignardés dans leur domicile de la Sarthe. L’enquête avait rapidement désigné le mari comme principal suspect, conduisant à sa condamnation à perpétuité en 1997. Pendant près de trente ans, Leprince a clamé son innocence, multipliant les recours en révision sans succès — jusqu’à aujourd’hui.
Selon BFM - Faits Divers, la Cour de révision a examiné des éléments nouveaux, notamment des expertises contestées et des incohérences dans les témoignages, qui ont « fait naître un doute sur sa culpabilité ». Une formulation prudente, mais déterminante pour la décision rendue ce mardi.
Un avocat convaincu de l’innocence de son client
Maître [Nom de l’avocat], qui défend Dany Leprince depuis des années, s’est félicité de cette décision. Dans un entretien accordé à la chaîne, il a estimé que « le château de cartes qui constituait l’accusation s’effondre totalement ». Il a ajouté que son client obtiendrait un acquittement lors du nouveau procès, qualifiant l’annulation de condamnation de « victoire pour la justice ».
Le juriste a également tenu à rappeler que « tous les procès en révision ont conduit à l’acquittement », suggérant que cette issue était prévisible. Une déclaration qui contraste avec l’émotion visible de Dany Leprince, filmé peu après l’annonce et affichant « beaucoup de joie et beaucoup de soulagement sur son visage ».
Un nouveau procès dans les prochains mois
La Cour de révision n’a pas seulement annulé la condamnation : elle a ordonné la tenue d’un nouveau procès. Celui-ci devrait se tenir d’ici la fin de l’année 2026, selon les informations communiquées par BFM - Faits Divers. Pour l’instant, aucun calendrier précis n’a été rendu public, mais les observateurs s’attendent à ce que les débats s’articulent autour des mêmes éléments : l’arme du crime, les expertises balistiques et les contradictions dans les déclarations des témoins.
La partie civile, représentée par la famille des victimes, n’a pas encore réagi officiellement à cette décision. Les proches des victimes, ainsi que les associations de défense des victimes d’erreurs judiciaires, pourraient être amenés à s’exprimer dans les semaines à venir.
Reste à savoir si les nouveaux éléments présentés lors du procès permettront de trancher définitivement cette affaire vieille de plus de trente ans. Pour l’heure, Dany Leprince, libéré après des décennies derrière les barreaux, peut enfin espérer tourner la page. Mais le chemin vers une réhabilitation totale est encore long — et semé d’embûches.
Selon BFM - Faits Divers, la Cour de révision a examiné des expertises contestées ainsi que des incohérences dans les témoignages recueillis lors du procès initial. Ces éléments ont été jugés suffisamment sérieux pour « faire naître un doute sur sa culpabilité », justifiant l’annulation de la condamnation à perpétuité.