Comme le rapporte RFI, l’archevêque de Rabat, Mgr Cristobal Lopez Romero, a annoncé mardi 8 juillet 2026 se mettre en retrait de ses fonctions après avoir été accusé de violences sexuelles par plusieurs femmes. Le prélat espagnol, en poste au Maroc depuis 2017, dément catégoriquement ces allégations.
Ce qu'il faut retenir
- Mise en retrait de l’archevêque de Rabat, Mgr Cristobal Lopez Romero, le 8 juillet 2026.
- Plusieurs femmes l’accusent de violences sexuelles — il rejette ces accusations.
- Une enquête a été ouverte par le Vatican.
- Le prélat espagnol dirige l’archidiocèse de Rabat depuis 2017.
- L’affaire survient dans un contexte de tensions autour des questions de violences faites aux femmes au Maroc.
Une annonce officielle sous pression
Mardi 8 juillet 2026, l’archevêque de Rabat a pris la décision de se retirer de ses fonctions épiscopales, comme l’indique RFI. Cette décision intervient dans un contexte marqué par des accusations de violences sexuelles portées contre lui par plusieurs femmes. Ces allégations, encore non détaillées publiquement, ont poussé l’institution ecclésiastique à réagir.
Mgr Cristobal Lopez Romero, qui nie en bloc les faits qui lui sont reprochés, a précisé dans un communiqué ne pas avoir commis « toute agression », selon ses termes. Pour autant, cette prise de position n’a pas suffi à calmer les remous autour de cette affaire.
Le Vatican saisi d’une enquête interne
Dès l’émergence des accusations, la hiérarchie catholique a réagi en ouvrant une enquête interne. D’après RFI, c’est le Vatican qui est directement en charge de ces investigations, conformément aux procédures disciplinaires de l’Église catholique en matière de manquements graves. Aucune date n’a été communiquée concernant l’avancée de ces travaux ou la publication de leurs conclusions.
L’affaire rappelle d’autres cas récents impliquant des membres du clergé dans des affaires de mœurs, qui ont entraîné des enquêtes et parfois des sanctions disciplinaires, voire des renvois à l’état laïc.
Un prélat au parcours marqué au Maroc
Originaire d’Espagne, Mgr Cristobal Lopez Romero est en poste au Maroc depuis près de dix ans. Il a été nommé archevêque de Rabat en 2017, succédant à Mgr Vincent Landel, un autre prélat espagnol qui avait également marqué l’histoire récente de l’Église marocaine. Son mandat a été marqué par des initiatives visant à renforcer le dialogue interreligieux et à accompagner les communautés catholiques locales, souvent minoritaires.
Cependant, son nom reste désormais associé à une affaire qui dépasse le cadre strictement religieux pour toucher à des questions sociétales plus larges, notamment la protection des femmes au Maroc.
Reste à voir si d’autres témoignages émergeront dans les prochains jours et comment les autorités marocaines, qui n’ont pas encore réagi publiquement, pourraient s’emparer du sujet. Pour l’heure, l’Église catholique, par la voix de ses instances, semble déterminée à traiter cette affaire avec la rigueur que commandent les circonstances.