Un film qui mêle clowns, tragédie et renaissance. « Seule la vie », réalisé par Adrian Goiginger et inspiré d’un drame réel ayant marqué l’Autriche en 2008, sort en France ce 8 juillet. Selon Courrier International, l’œuvre explore avec sensibilité le parcours d’une femme confrontée à la perte de sa famille, tout en mettant en lumière le pouvoir du courage et de la légèreté dans l’adversité. Un récit qui a déjà séduit plus de 75 000 spectateurs outre-Rhin, un score rare pour un long-métrage autrichien.
Ce qu'il faut retenir
- Inspiré d’un drame réel : l’histoire de Barbara Pachl-Eberhart, dont la famille a été victime d’un accident de voiture en 2008, ayant provoqué un deuil collectif en Autriche.
- Une adaptation fidèle : le film s’appuie sur le livre « Vier minus drei » de Barbara Pachl-Eberhart, best-seller dans son pays, et raconte son parcours pour reconstruire sa vie après la perte.
- Un succès autrichien : avec plus de 75 000 entrées, « Seule la vie » s’impose comme l’un des films locaux les plus vus ces dernières années.
- Une performance saluée : l’actrice Valerie Pachner incarne le rôle-titre avec une interprétation « touchante et lumineuse », selon les critiques.
- Une structure narrative audacieuse : le film alterne entre flash-backs et présent, mêlant gravité et moments de légèreté pour refléter la complexité du deuil.
Un récit inspiré d’une histoire qui a ému l’Autriche
Le 11 septembre 2008, Barbara Pachl-Eberhart perd son mari Heli et ses deux enfants, Thimo et Fini, dans un accident de voiture. Ce drame avait provoqué une onde de choc dans tout le pays, relèvent les médias autrichiens comme Süddeutsche Zeitung. Dans une lettre ouverte, Barbara Pachl-Eberhart avait alors demandé à son entourage de la laisser vivre sa vie « sans chercher à la protéger des éclats du quotidien ». Ce message, devenu viral, avait marqué les esprits et inspiré des années plus tard ce film.
En 2010, elle publie « Vier minus drei – Comment j’ai reconstruit ma vie après la perte de ma famille », un ouvrage devenu best-seller en Autriche. Pourtant, ce récit reste inédit en français à ce jour, une situation que le long-métrage pourrait contribuer à changer, comme le rapporte Courrier International.
Un film porté par une interprétation remarquée
L’actrice Valerie Pachner, qui partage son nom avec Barbara Pachl-Eberhart, endosse le rôle principal avec une justesse saluée par la critique. « Touchante, fragile et lumineuse », elle « signe une brillante performance », selon Kurier, un quotidien viennois. Dans une interview accordée à Kronen Zeitung, elle explique l’importance des moments de légèreté dans son personnage : « Ce qui m’a émue, c’est l’alternance du récit entre la gravité du deuil et les nombreux moments de légèreté, notamment issus du monde des clowns. Le fait de travailler comme clown a beaucoup aidé Barbara à faire son deuil. »
Valerie Pachner, déjà remarquée pour son rôle dans « La Meilleure du monde » (2022) d’Adrian Goiginger, confirme ici son talent pour incarner des personnages complexes. Die Presse, un autre titre autrichien, souligne que le réalisateur a « ouvert un nouveau chapitre de dégel émotionnel » dans le cinéma de son pays.
Une réalisation qui équilibre gravité et espoir
Adrian Goiginger, connu pour son approche subtile et sa finesse narrative, relève un défi de taille avec « Seule la vie ». Le film parvient à trouver un « bel équilibre entre la lourdeur du deuil et le pouvoir salutaire que procure le courage de vivre », commente Die Presse. La structure non chronologique du récit joue un rôle clé dans cette réussite : en alternant flash-backs et présent, le réalisateur crée une « concomitance des sentiments », où douleur, colère, amour et rire s’entremêlent de manière organique.
Cette construction narrative permet aussi d’éviter l’écueil du pathos, comme l’explique Kurier : « Ce déroulé apporte des moments de légèreté dans ce récit grave, tout en conférant à ces souvenirs une douloureuse impression de fragilité. » Pour Falter, le film exprime ainsi « toute la complexité volatile du deuil » sans jamais tomber dans le mélodrame. « Et à la fin, on a tous un peu moins peur du deuil, de la mort, et des clowns », conclut l’hebdomadaire autrichien.
Avec « Seule la vie », Adrian Goiginger signe une œuvre qui dépasse le simple drame familial pour interroger notre rapport à la perte et à la résilience. Entre clowns et larmes, le film rappelle que même dans les moments les plus sombres, des éclats de lumière persistent. Une réflexion qui résonne d’autant plus dans une société souvent en quête de sens face à l’adversité.
Le film sort en salles en France ce 8 juillet 2026. Il est distribué par Pyramide Films et devrait être disponible dans les cinémas indépendants et salles d’auteur, avec une potentielle diffusion en festivals à l’automne.