Trois professionnels du cinéma, dont deux Français, ont recouvré leur liberté provisoire après avoir été placés en détention au Togo, a annoncé France 24 ce mercredi 2 septembre 2026. Gaël Mocaër, Sebastian Perez Pezzani, ainsi que leur collaborateur togolais Fred Vedomey, avaient été interpellés le 27 juillet 2026 dans le nord du pays alors qu’ils tournaient un épisode d’une série documentaire destinée à France Télévisions.
Ce qu'il faut retenir
- Les trois hommes — Gaël Mocaër, Sebastian Perez Pezzani et Fred Vedomey — ont été arrêtés le 27 juillet 2026 dans le nord du Togo.
- Ils travaillaient sur un épisode d’une série documentaire pour France Télévisions.
- Une liberté provisoire leur a été accordée, selon les informations rapportées par France 24.
Selon les informations communiquées par France 24, les trois hommes avaient été placés en détention administrative à la suite de leur arrestation. Leur mise en liberté provisoire intervient après plusieurs semaines de procédure judiciaire. Aucun détail n’a encore été rendu public concernant les motifs exacts de leur arrestation, ni les conditions dans lesquelles celle-ci s’est déroulée.
Interrogé par France 24, un porte-parole du ministère togolais de la Communication a indiqué que la décision de libération provisoire avait été prise « dans le cadre des procédures légales en vigueur ». Il a précisé que « les investigations se poursuivent », sans pour autant donner de précisions supplémentaires sur l’état d’avancement de l’enquête.
La série documentaire en cours de tournage, dont un épisode était en préparation dans le nord du Togo, est produite par une équipe française. France Télévisions, qui diffuse ce type de contenus, n’a pas encore réagi publiquement à cette affaire. Côté français, aucune déclaration officielle n’a été communiquée à ce stade.
Cette affaire rappelle les tensions récurrentes autour des conditions de tournage de documentaires ou reportages dans certaines régions d’Afrique, où les autorisations administratives et les relations avec les autorités locales peuvent parfois s’avérer complexes. En 2024 déjà, des journalistes étrangers avaient été brièvement retenus dans des circonstances similaires, suscitant des interrogations sur la liberté de la presse et la sécurité des équipes sur le terrain.
Cette libération provisoire laisse en suspens plusieurs questions quant à la suite de la procédure judiciaire. Les autorités togolaises n’ont pas précisé si des poursuites pourraient être engagées contre les trois hommes, ni si des éléments du tournage pourraient être saisis ou étudiés dans le cadre de l’enquête. À ce stade, on ignore également si des garanties ont été demandées par la partie française pour assurer la sécurité et la liberté de circulation des équipes.
Les motifs exacts de leur arrestation n’ont pas été rendus publics par les autorités togolaises. Selon France 24, les raisons officielles n’ont pas été communiquées, si ce n’est une détention administrative dans le cadre d’une enquête en cours. Aucune accusation précise n’a été formulée à leur encontre pour l’instant.