Les abonnés Premium de Disney+ en Europe pourraient à nouveau perdre l’accès à la qualité d’image en 4K. Selon nos confrères de Frandroid, la situation repose sur une procédure judiciaire en cours portée par le groupe InterDigital. Le litige concerne cette fois le codec VP9, adopté par Disney+ pour restaurer la diffusion en ultra-haute définition sur le continent européen.

Ce qu'il faut retenir

  • InterDigital a étendu sa procédure juridique au codec VP9, utilisé par Disney+ pour la 4K en Europe
  • Une éventuelle victoire d’InterDigital pourrait priver les abonnés Premium de Disney+ de l’accès à la 4K
  • Ce scénario rappelle un précédent litige qui avait déjà conduit à la suppression temporaire de la 4K en 2025
  • La décision de justice n’a pas encore été rendue, mais l’enjeu technique et juridique reste entier

InterDigital, société spécialisée dans la gestion de brevets liés aux technologies de communication, a élargi le champ de sa procédure judiciaire pour inclure le codec VP9. Ce format de compression vidéo, développé par Google, est désormais au cœur d’un nouveau conflit de propriété intellectuelle. D’après Frandroid, Disney+ avait choisi ce codec pour contourner un précédent litige technique qui avait poussé la plateforme à désactiver la 4K en Europe au début de l’année 2025. — Une stratégie qui pourrait donc se retourner contre elle.

L’enjeu est double. D’un côté, les abonnés Premium de Disney+ bénéficient depuis plusieurs mois d’un retour de la 4K sur le territoire européen, grâce à l’utilisation du VP9. De l’autre, ce codec est désormais contesté juridiquement. Si la justice donne raison à InterDigital, la plateforme de streaming n’aura d’autre choix que de retirer à nouveau cette fonctionnalité, au grand dam des utilisateurs exigeants en matière de qualité d’image.

Le précédent litige avait été résolu temporairement par un accord entre les parties, permettant à Disney+ de rétablir la 4K. Mais ce nouvel épisode rappelle que la disponibilité de la 4K sur les plateformes de streaming reste fragile, dépendante des décisions judiciaires et des stratégies commerciales des acteurs technologiques. — Autant dire que la situation pourrait évoluer rapidement, sans garantie pour les abonnés.

Un codec au cœur des tensions technologiques

Le codec VP9, développé par Google, est largement utilisé pour la diffusion de contenus en haute définition sur internet. Son adoption par Disney+ en Europe avait permis de contourner un blocage lié à un autre codec, l’AV1, également sujet à des revendications de brevets. Cependant, InterDigital, qui détient un portefeuille important de brevets dans le domaine de la compression vidéo, conteste désormais la légitimité de l’utilisation du VP9.

Selon nos confrères de Frandroid, InterDigital avait déjà remporté un premier round dans une affaire similaire en 2024, ce qui avait poussé plusieurs plateformes à revoir leur stratégie technique. Disney+, face à ce risque juridique, avait alors opté pour une solution alternative en activant le VP9. — Une décision qui pourrait s’avérer coûteuse si la justice tranche en défaveur de la plateforme.

Les abonnés Premium dans l’incertitude

Les utilisateurs abonnés à l’offre Premium de Disney+ en Europe ont bénéficié depuis plusieurs mois d’un accès stable à la 4K. Cette qualité d’image, particulièrement prisée pour les grands écrans et les projecteurs, est souvent un argument de vente majeur pour les plateformes. Pourtant, leur tranquillité pourrait être de courte durée.

Frandroid souligne que le calendrier judiciaire reste flou. Aucune date précise n’a été communiquée pour le rendu de la décision, mais les prochaines semaines seront déterminantes. En cas de défaite pour Disney+, la plateforme disposerait d’un délai technique pour adapter son infrastructure, mais la 4K serait très probablement désactivée en attendant une solution pérenne.

Et maintenant ?

La décision de justice devrait être rendue d’ici la fin de l’année 2026, selon les estimations des observateurs. En attendant, Disney+ pourrait soit maintenir le VP9 en attendant l’issue du procès, soit explorer d’autres pistes techniques pour préserver la 4K. Les abonnés Premium, eux, n’ont d’autre choix que de suivre l’évolution de la situation, sans garantie quant à la pérennité de cette fonctionnalité.

InterDigital n’a pas encore réagi publiquement à l’élargissement de sa procédure, mais le groupe a confirmé à plusieurs reprises sa volonté de faire respecter ses brevets. De son côté, Disney+ n’a pas communiqué sur les mesures envisagées en cas de nouveau retrait de la 4K. Une chose est sûre : cette affaire illustre une fois de plus les défis techniques et juridiques auxquels sont confrontées les plateformes de streaming dans leur quête d’une qualité d’image toujours plus élevée.

Disney+ a opté pour le VP9 après un précédent litige technique lié à un autre codec, l’AV1, qui avait conduit à la suppression temporaire de la 4K en 2025. Le VP9, développé par Google, permettait de contourner les problèmes de brevets et de rétablir la diffusion en ultra-haute définition pour les abonnés Premium en Europe.