Selon BMF - International, six jours après les inondations meurtrières qui ont frappé le Népal et la Chine, les autorités dénombrent encore 4 462 personnes portées disparues, dont Vyshnavi Culan, une Française de 34 ans venue organiser un pèlerinage dans ce pays d'Asie. Son père, Packiyathurai, s'est rendu sur place pour tenter de la retrouver, malgré l'ampleur des dégâts et le bilan humain déjà très lourd.
Ce qu'il faut retenir
- Vyshnavi Culan, 34 ans, organisatrice d'un pèlerinage au Népal, est portée disparue depuis les inondations et glissements de terrain survenus le 26 août 2026.
- Son père, Packiyathurai, est arrivé sur place pour mener lui-même les recherches, après avoir tenté en vain de la joindre dès l'annonce de la catastrophe.
- Les autorités locales recensent plus de 1 000 victimes et 4 462 disparus dans la région, dont au moins quatre Français.
- Packiyathurai a fouillé les hôpitaux de Katmandou et laissé son ADN pour faciliter une éventuelle identification. Il espère toujours retrouver sa fille en vie.
Une disparition dans un contexte de catastrophe naturelle
Vyshnavi Culan avait quitté la France le 17 août 2026 pour rejoindre le Népal, où elle devait encadrer un groupe de 80 pèlerins lors d'un trek organisé par la Isha Foundation, une organisation spirituelle hindoue. Sa famille n'a plus eu de ses nouvelles depuis les intempéries qui ont frappé la région le 26 août, provoquant des crues dévastatrices et des glissements de terrain. Le bilan provisoire dépasse les 1 000 morts, tandis que des milliers de personnes restent introuvables.
Dès l'annonce de la catastrophe, les proches de Vyshnavi ont tenté de la contacter. « J’ai entendu parler d’un problème entre la Chine et le Népal. Des inondations. Ma femme en a entendu parler de bonne heure. J’ai essayé d’appeler ma fille. J’ai tout de suite su que quelque chose n’allait pas », a expliqué son père à BFMTV. Face à l'absence de réponse, Packiyathurai a pris la décision de se rendre sur place. « Le lendemain, j’ai pris mon billet », précise-t-il.
Des recherches personnelles et une attente désespérée
Arrivé au Népal, Packiyathurai a entamé des recherches méthodiques. « J’ai regardé tous les hôpitaux de Katmandou. Un par un. J’ai pris les listes d’hôpital. Une par une, j’ai cherché », raconte-t-il. Malgré ses efforts, aucune trace de sa fille n’a été retrouvée. « Beaucoup de noms partout. On dit que les corps sont trop abîmés », se désole-t-il. Il a également pu bénéficier du soutien des amis de Vyshnavi, qui l'aident dans ses démarches.
Malgré l'absence de nouvelles, Packiyathurai refuse d'envisager le pire. « Je n’ai pas de nouvelle jusqu’ici, mais je crois qu’elle va revenir. J’attends », confie-t-il. Il a donné son ADN aux autorités pour faciliter une éventuelle identification et s'est installé dans le logement qu'occupait sa fille avant le début du trek. La première nuit sur place a été particulièrement éprouvante. « J’ai essayé de dormir dans le lit de ma fille. J’entendais mon cœur taper si fort que je n’y arrivais pas », confie-t-il. « J’ai vu toutes ses affaires. C’est très, très triste ».
L’espoir comme seule issue
Packiyathurai a récupéré la valise de sa fille, retrouvée parmi les décombres. « Il y avait ses vêtements. C’était très dur. Quand j’ai trouvé ça, ma main tremblait. Je ne pouvais plus parler. Maintenant, c’est pareil. Je n’arrive pas à dormir », témoigne-t-il. Malgré cette épreuve, il tente de garder espoir en continuant à lui téléphoner régulièrement. La tonalité de l'appel est toujours active. « La dernière fois qu’elle m’a téléphoné, j’étais au travail. Je n’ai pas pu lui répondre. C’était lundi dernier, le 24 août », précise-t-il.
Pour ce père, la perte de sa fille est inconcevable. « Notre famille ne peut pas vivre sans ma fille. Impossible », déclare-t-il. « Elle est très intelligente. Elle chante, elle danse. Elle fait beaucoup de choses. Elle connaît tout. Imaginez, elle est venue seule ici, a ouvert un restaurant ».
Un bilan humain qui s’alourdit
Selon les dernières estimations, au moins quatre Français, dont trois femmes et un homme, figurent toujours parmi les disparus une semaine après la catastrophe. Les opérations de secours se poursuivent dans la région, mais les conditions météorologiques et l'ampleur des dégâts rendent les recherches particulièrement difficiles. Les autorités locales appellent à la prudence, tout en multipliant les appels à la solidarité internationale.
Sur place, Packiyathurai continue de chercher sa fille, entouré par les membres de la communauté spirituelle et les autorités népalaises. Malgré l'absence de résultats concrets, il refuse de baisser les bras. « Je veux juste savoir où elle est », martèle-t-il.
Alors que le bilan humain continue de s’alourdir, la communauté internationale se mobilise pour apporter une aide d’urgence. Les prochaines heures seront déterminantes pour retrouver d’éventuels survivants et apporter un soutien aux familles endeuillées.
Les autorités locales ont indiqué que les opérations de recherche se poursuivraient au moins jusqu’à la fin de la semaine, sous réserve des conditions météorologiques. Des équipes internationales pourraient être mobilisées pour évaluer les zones encore inaccessibles, selon BMF - International.