Interpol a publié une notice de mandat d’arrêt international visant Anastasia Berezovska, une Ukrainienne de 39 ans, suspectée d’être l’auteure de l’explosion survenue à Monaco le lundi 29 juin dernier. Selon Le Figaro, cette femme, « grimée en homme » au moment des faits, est désormais recherchée pour « tentative d’assassinats et de dépôt, dans une intention criminelle, sur la voie publique, d’un engin explosif ».
Ce qu'il faut retenir
- Une notice d’Interpol a été publiée ce vendredi pour Anastasia Berezovska, 39 ans, Ukrainienne, suspectée d’avoir commis l’explosion de Monaco le 29 juin 2026.
- Elle est recherchée pour « tentative d’assassinats » et « dépôt d’un engin explosif » sur la voie publique.
- La suspecte, qui réside en Allemagne, aurait modifié son apparence en se travestissant en homme au moment des faits.
- Interpol signale qu’elle a les cheveux « brun foncé » et porte un tatouage au bras droit.
- Les enquêteurs allemands ont indiqué avoir été sur sa piste dès le mercredi 1er juillet, soit deux jours après l’explosion.
Une piste identifiée rapidement par les autorités
Si l’existence de cette suspecte n’a été révélée au grand public que jeudi, les effectifs policiers allemands seraient sur ses traces depuis mercredi soir déjà. D’après plusieurs sources concordantes rapportées par Le Figaro, la traque s’est intensifiée en Allemagne, où Berezovska réside. Dès la mi-journée de vendredi, les autorités allemandes ont confirmé à la presse que le domicile de la suspecte faisait l’objet d’une surveillance accrue.
Le mandat d’arrêt international émis par Interpol précise les chefs d’accusation retenus contre elle : tentative d’assassinats et dépôt d’un engin explosif sur la voie publique. Une notice détaillée, incluant une description physique ainsi qu’un tatouage distinctif, a été mise en ligne sur le site de l’organisation pour faciliter son identification.
Un profil en mutation : de l’homme à la femme, une stratégie d’évasion ?
Initialement, les enquêteurs monégasques avaient cru identifier un suspect masculin dans cette affaire. Pourtant, les investigations ont rapidement démontré qu’il s’agissait en réalité d’Anastasia Berezovska, qui aurait modifié son apparence pour échapper à la vigilance des forces de l’ordre. Les autorités évoquent une possible « grimade » en homme, une technique visant à brouiller les pistes et compliquer son identification.
Cette découverte a conduit à une réorientation immédiate des recherches, avec une attention particulière portée sur les déplacements et les réseaux de la suspecte en Europe. Les enquêteurs privilégient désormais la piste allemande, où Berezovska a établi sa résidence, tout en explorant d’éventuelles connexions avec d’autres pays.
Les détails physiques et signalétiques diffusés par Interpol
La notice d’Interpol fournit des éléments concrets pour faciliter l’arrestation de Berezovska. Outre son âge – 39 ans – et sa nationalité ukrainienne, l’organisation indique qu’elle a les cheveux « brun foncé ». Un tatouage est également mentionné comme élément distinctif, situé au niveau du bras droit. Ces informations, bien que limitées, pourraient s’avérer déterminantes dans le cadre de la traque en cours.
Selon les dernières informations, les autorités allemandes ont indiqué avoir identifié son domicile, mais sans préciser si elle s’y trouvait encore au moment de la publication de la notice. Les forces de l’ordre locales collaborent étroitement avec les services monégasques et Interpol pour coordonner les recherches et éviter toute fuite.
Contexte et conséquences de l’explosion
L’explosion survenue le 29 juin à Monaco a provoqué un choc dans la principauté, où les habitants tentent de se remettre du traumatisme. Si les autorités n’ont pas encore officiellement confirmé la cible visée par cet acte, les enquêteurs privilégient désormais la piste d’un attentat ciblé, sans lien direct avec la ville elle-même. Plusieurs témoins ont rapporté avoir vu une personne correspondant au signalement de Berezovska sur les lieux peu avant l’incident.
Les autorités monégasques, en collaboration avec les services de renseignement européens, continuent d’analyser les preuves collectées sur place. Les investigations portent notamment sur les éventuels complices ou réseaux ayant pu assister Berezovska dans la préparation ou l’exécution de cet acte.
Cette affaire soulève également des questions sur la préparation de l’attentat et les motivations derrière cet acte. Les autorités n’ont pas encore communiqué sur d’éventuelles revendications ou liens avec des groupes organisés, mais les investigations en cours pourraient apporter des réponses dans les prochains jours.
D’après Le Figaro, les premiers éléments recueillis sur les lieux de l’explosion et les témoignages initiaux semblaient pointer vers un homme. Les enquêteurs ont ensuite réévalué leur hypothèse après une analyse plus poussée des preuves, notamment grâce à des images de surveillance et des éléments techniques.