Paris – C’est sous le signe des « Exils et engagements » que s’ouvre ce mercredi 2 septembre 2026 la deuxième édition du Festival de films Arkawit, dédié au cinéma soudanais et se déroulant jusqu’au 6 septembre à Paris. D’après RFI, l’événement vise à mettre en lumière une création cinématographique « largement méconnue en France », tout en explorant les thèmes des bouleversements politiques et des exils forcés qui traversent l’histoire récente du Soudan.

Ce qu'il faut retenir

  • Durée du festival : du 2 au 6 septembre 2026 à Paris
  • Thématique centrale : « Exils et engagements » pour cette deuxième édition
  • Objectif : Promouvoir le cinéma soudanais, « largement méconnu en France » selon les organisateurs
  • Programmation : Rencontres, projections et débats autour des films soudanais

Un festival pour briser l’oubli

Organisé pour la deuxième fois à Paris, le Festival Arkawit se positionne comme une plateforme essentielle pour découvrir le septième art soudanais. Selon les organisateurs, ce cinéma reste « largement méconnu en France », malgré sa richesse et son rôle dans la narration des crises que traverse le pays. L’édition 2026 met donc l’accent sur les récits de migration, de résistance et d’exil, des réalités qui ont façonné des générations d’artistes et de spectateurs au Soudan.

Pour les visiteurs, l’événement représente une occasion rare de plonger dans des œuvres souvent absentes des écrans français. Les projections, accompagnées de débats avec des réalisateurs et des acteurs du secteur, devraient offrir un éclairage unique sur la société soudanaise contemporaine et son évolution face aux conflits et aux changements politiques.

Un programme ancré dans l’actualité soudanaise

La thématique « Exils et engagements » n’a pas été choisie au hasard. Elle reflète les défis majeurs auxquels le Soudan a été confronté ces dernières années, notamment depuis la chute du régime d’Omar el-Béchir en 2019 et les crises qui ont suivi. Le festival propose ainsi de revisiter ces périodes troubles à travers le prisme du cinéma, un médium capable de capter à la fois la douleur et l’espoir des populations.

Parmi les films sélectionnés, certains abordent directement les conflits internes, comme la guerre civile qui a éclaté en 2023, ou encore l’exode massif des populations vers les pays voisins. D’autres œuvres explorent la mémoire collective et la reconstruction identitaire après des décennies de dictature. « Le cinéma soudanais est un outil puissant pour raconter notre histoire et nos luttes », a souligné l’un des membres du comité d’organisation.

Paris, capitale d’un dialogue culturel

Si le festival se tient en France, il s’adresse en premier lieu à un public francophone intéressé par les cultures africaines. Paris, avec son histoire d’accueil des artistes et des intellectuels en exil, est un lieu symbolique pour cette manifestation. Les salles participantes, réparties dans différents quartiers de la capitale, permettront aux spectateurs de découvrir des films en version originale sous-titrée en français.

Les organisateurs ont également prévu des ateliers et des rencontres avec des professionnels du cinéma africain, afin de créer des ponts entre les réalisateurs soudanais et les acteurs du secteur en Europe. « Notre ambition est de faire de ce festival un rendez-vous annuel pour les amateurs de cinéma engagé », a précisé un porte-parole de l’événement.

Et maintenant ?

Cette deuxième édition pourrait marquer un tournant dans la visibilité du cinéma soudanais en Europe. Si les retours du public et des critiques sont positifs, les organisateurs envisagent d’étendre l’événement à d’autres villes françaises ou européennes dès 2027. Une décision qui dépendra aussi de la capacité à mobiliser des financements et à renforcer les partenariats avec des institutions culturelles locales.

Autant dire que les prochains jours à Paris pourraient jouer un rôle clé dans la pérennisation de ce festival. Les festivaliers sont invités à suivre de près le programme, qui promet des découvertes et des échanges enrichissants autour d’un cinéma engagé et méconnu.