Alors que le cinéma océanien gagne en visibilité sur la scène internationale, un cycle dédié au réalisateur néo-zélandais Geoff Murphy s’apprête à faire redécouvrir deux de ses films emblématiques. D’après nos confrères de Libération, « Utu » et « Le Dernier survivant » seront projetés dans le cadre d’une rétrospective mettant en avant l’approche protéiforme de ce cinéaste, souvent qualifié de figure incontournable du cinéma néo-zélandais des années 1980.

Ce projet s’inscrit dans un mouvement plus large de valorisation des cinématographies du Pacifique, un continent encore trop peu représenté dans les festivals et salles européennes. Organisé dans une salle parisienne spécialisée, ce cycle propose aux spectateurs de plonger dans l’univers brut et engagé de Murphy, connu pour ses récits mêlant tensions sociales, histoire coloniale et récits de survie.

Ce qu'il faut retenir

  • Un cycle cinématographique dédié au réalisateur néo-zélandais Geoff Murphy, selon Libération.
  • Deux films phares seront projetés : « Utu » (1983) et « Le Dernier survivant » (1990).
  • Cette rétrospective s’inscrit dans une dynamique de promotion du cinéma océanien en Europe.
  • Murphy est reconnu pour son style mêlant réalisme social, références historiques et récits de résistance.
  • Les projections auront lieu dans une salle parisienne dédiée au cinéma d’auteur.

Une figure majeure du cinéma néo-zélandais

Geoff Murphy, né en 1938 et décédé en 2018, a marqué l’histoire du cinéma de son pays par une filmographie audacieuse et engagée. D’après Libération, son œuvre se distingue par une approche protéiforme, naviguant entre westerns revisités, récits post-apocalyptiques et drames historiques. « Utu », son film le plus célèbre, est souvent cité comme un jalon du cinéma océanien, mêlant vengeance et tensions entre colons et populations maories.

Quant à « Le Dernier survivant », sorti en 1990, il confirme son talent pour les récits de survie dans des contextes extrêmes, une thématique récurrente dans son travail. Ces deux films, parmi les plus acclamés de sa carrière, incarnent une vision à la fois poétique et brutale de l’histoire néo-zélandaise.

Un cinéma engagé et ancré dans son époque

Les œuvres de Murphy ne se contentent pas d’être de simples divertissements. Comme le rapporte Libération, elles offrent une réflexion profonde sur les conflits coloniaux, les inégalités sociales et la résistance des peuples autochtones. « Utu », en particulier, est souvent analysé comme une réponse cinématographique aux violences subies par les Maoris au XIXe siècle, tout en explorant les ambiguïtés de la rébellion et de la justice.

« Le Dernier survivant », quant à lui, plonge le spectateur dans un futur post-apocalyptique où une poignée d’humains tente de survivre dans un monde ravagé. Le film, bien que moins connu que « Utu », est salué pour sa mise en scène épurée et son scénario minimaliste, qui en font une œuvre à part dans la filmographie de Murphy.

« Geoff Murphy a su capturer l’âme de la Nouvelle-Zélande, entre paysages grandioses et tensions historiques. Ses films ne sont pas de simples divertissements, mais des miroirs tendus vers une société encore marquée par son passé. » — Un critique cité par Libération

Une rétrospective parisienne pour un public international

La programmation de ces deux films à Paris s’inscrit dans une volonté de diversifier les propositions cinématographiques en Europe. Selon Libération, les organisateurs misent sur un public déjà sensibilisé aux cinématographies du Pacifique, mais aussi sur des spectateurs en quête de découvertes. Les projections devraient attirer des amateurs de cinéma d’auteur, ainsi que des chercheurs et historiens intéressés par la représentation des conflits coloniaux à l’écran.

Les séances seront accompagnées de débats et d’interventions de spécialistes du cinéma océanien, offrant ainsi une immersion complète dans l’univers de Murphy. Une initiative qui pourrait inspirer d’autres salles à explorer les richesses encore méconnues du cinéma du Pacifique.

Et maintenant ?

Si ce cycle parisien marque un premier pas vers une meilleure reconnaissance du cinéma de Geoff Murphy en Europe, il pourrait aussi servir de tremplin pour une édition plus large en France. Les organisateurs pourraient envisager d’étendre cette rétrospective à d’autres villes, voire de proposer une sortie en DVD ou en streaming des deux films. Autant dire que l’engouement du public sera déterminant pour la suite de ce projet.

Reste à voir si cette initiative contribuera à ancrer durablement l’œuvre de Murphy dans le paysage cinématographique européen, ou si elle restera un événement ponctuel. Une chose est sûre : ces projections offrent une occasion rare de redécouvrir un réalisateur dont l’influence dépasse largement les frontières de la Nouvelle-Zélande.

Pour les amateurs de cinéma engagé et de récits historiques, cette rétrospective représente donc une opportunité à ne pas manquer. Une question se pose désormais : ces projections parisiennes ne seront-elles qu’un feu de paille, ou le début d’une redécouverte plus large de l’œuvre de Geoff Murphy en Europe ?

Les séances sont prévues dans une salle parisienne spécialisée dans le cinéma d’auteur. Les horaires exacts et les billets sont disponibles sur le site de l’organisateur, mais Libération précise qu’elles auront lieu en septembre 2026.