Lors de la Mostra de Venise 2026, l’acteur et réalisateur américain George Clooney a critiqué sans détour l’administration Trump, évoquant une « kakistocratie » pour qualifier un pays dirigé par les moins compétents. Selon nos confrères du Monde, la star hollywoodienne de 65 ans a profité de son passage sur le tapis rouge pour exprimer son inquiétude quant à la gouvernance américaine actuelle, qualifiant la situation de « très préoccupante ».

Ce qu'il faut retenir

  • George Clooney, 65 ans, a vivement critiqué l’administration Trump à la Mostra de Venise 2026, employant le terme de « kakistocratie » pour décrire son fonctionnement
  • L’acteur espère que les élections de mi-mandat de novembre 2026 aux États-Unis permettront d’installer un « contre-pouvoir »
  • Il a ajouté qu’il envisageait un retour à une « certaine normalité » d’ici 2028, sous réserve d’un changement politique

Une critique cinglante lors d’un événement majeur

Sur le tapis rouge vénitien, George Clooney n’a pas hésité à employer un vocabulaire rare dans la bouche d’une célébrité. Le terme « kakistocratie », emprunté au grec ancien, désigne selon lui une situation où le pouvoir est exercé par les pires dirigeants possibles. D’après le Monde, il a justifié ce choix en soulignant que l’administration Trump incarnait, à ses yeux, une gestion « totalement déconnectée des réalités » et des priorités des Américains. Autant dire que sa sortie a marqué les esprits, dans un contexte où les tensions politiques aux États-Unis restent vives.

Interrogé sur les perspectives politiques à venir, Clooney a rappelé que les prochaines élections de mi-mandat, prévues en novembre 2026, pourraient offrir une bouffée d’oxygène démocratique. « Nous avons besoin d’un contre-pouvoir », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « J’espère que ces élections permettront de rééquilibrer les choses ». Une allusion directe aux divisions profondes qui traversent actuellement le paysage politique américain.

L’espoir d’un retour à la normale en 2028

Si Clooney a reconnu que la situation actuelle est « très difficile à vivre » pour de nombreux citoyens, il a également exprimé un espoir mesuré pour l’avenir. « Avec un peu de chance, en 2028, nous retrouverons une certaine normalité », a-t-il indiqué, tout en précisant que cette issue dépendra largement du choix des électeurs. Sa déclaration intervient alors que le débat sur la gouvernance aux États-Unis s’intensifie, notamment autour des questions de corruption et de compétence administrative.

L’acteur, par ailleurs engagé en politique, a souvent utilisé sa notoriété pour défendre des causes sociétales. Cette prise de position à Venise s’inscrit dans une série de critiques envers l’administration Trump, qu’il avait déjà qualifiée par le passé de « danger pour la démocratie ». Son intervention publique rappelle que les célébrités hollywoodiennes n’hésitent plus à s’exprimer sur les enjeux politiques, amplifiant ainsi leur impact médiatique.

Et maintenant ?

Les prochaines élections de mi-mandat américaines, prévues en novembre 2026, pourraient confirmer ou infirmer les craintes de Clooney quant à l’évolution de la gouvernance aux États-Unis. Plusieurs observateurs s’attendent à une participation record et à des débats centrés sur les questions de transparence et de compétence des dirigeants. Reste à voir si ces élections permettront effectivement de rétablir un équilibre institutionnel, comme l’espère l’acteur.

En attendant, les déclarations de Clooney à Venise devraient alimenter les discussions sur le rôle des personnalités publiques dans le débat politique. Son utilisation d’un terme technique comme « kakistocratie » a également relancé l’intérêt pour cette notion, peu connue du grand public. Une chose est sûre : son intervention a ajouté une voix puissante à la liste des critiques envers l’administration Trump, dans un contexte déjà très polarisé.

Le terme « kakistocratie » désigne un régime politique dirigé par les individus les moins compétents ou intègres. Il est formé à partir des mots grecs « kakistos » (pire) et « kratos » (pouvoir). Cette notion, peu courante, a été reprise par Clooney pour critiquer l’administration Trump.