Selon Franceinfo - Sport, la ministre des Sports Marina Ferrari a réagi ce mercredi 2 septembre 2026 à l'exclusion des Girondins de Bordeaux des championnats nationaux, prononcée en raison de graves dérives financières. Intervenant sur les ondes d'ICI, elle a estimé qu'une solution pourrait encore être trouvée pour le club emblématique du Bordelais.

Ce qu'il faut retenir

  • L'exclusion des Girondins de Bordeaux des championnats nationaux a été officialisée par la Direction nationale du contrôle de gestion (DNCG) le 15 juillet 2026.
  • Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF), saisi du dossier, a également recommandé de maintenir cette exclusion, tout comme le tribunal administratif le 21 août 2026.
  • Marina Ferrari, ministre des Sports, a indiqué ne pas disposer du pouvoir d'obliger la Fédération française de football (FFF) à réintégrer le club, mais a demandé au président de la FFF, Philippe Diallo, d'examiner attentivement le dossier.
  • Un projet de reprise solide existe pour les Girondins, mais son avenir dépendra de la décision de la FFF, seule instance habilitée à statuer sur une éventuelle réintégration en National 1 ou National 2.
  • Sans cette réintégration, le club risque de disparaître ou de devoir évoluer en régionale, voire en division inférieure.

Une exclusion aux conséquences lourdes pour le club bordelais

L'exclusion des Girondins de Bordeaux des championnats nationaux, décidée par la DNCG le 15 juillet 2026, marque un tournant dans la crise financière qui secoue le club depuis plusieurs mois. Cette décision, prise en raison de dérives comptables et d'un endettement abyssal, place le club dans une situation critique. Entre une relégation en division régionale ou une disparition pure et simple, les options s'amenuisent pour les dirigeants et les supporters.

Le CNOSF, saisi en appel, a confirmé le 21 août 2026 la pertinence de cette exclusion, tout comme le tribunal administratif. Ces instances ont estimé que les garanties financières présentées par le club ne suffisaient pas à assurer sa pérennité. Seule la FFF conserve encore le pouvoir de réintégrer les Girondins, mais sous quelles conditions ?

Marina Ferrari plaide pour une issue « raisonnable »

Interrogée sur ICI ce mercredi 2 septembre, Marina Ferrari a rappelé que le gouvernement ne pouvait se substituer aux décisions de la FFF. « Il ne m'appartient pas de dire si le club doit revenir, ni à quel niveau il doit revenir », a-t-elle souligné. « Moi, j'ai souhaité attirer l'attention de la Fédération sur le poids et sur l'importance du club au sein du Bordelais. »

La ministre a confirmé avoir contacté Philippe Diallo pour lui demander d'examiner le dossier avec une « attention particulière ». « Il y a peut-être une voie à trouver », a-t-elle déclaré, évoquant un « dossier de reprise solide » qui pourrait justifier une réintégration en National 1 ou National 2. Pour autant, elle a insisté sur le fait que cette décision relevait exclusivement de la FFF, sans possibilité d'ingérence politique.

« Entre descendre en régionale ou une division inférieure ou disparaître, il y a peut-être une voie à trouver. »
— Marina Ferrari, ministre des Sports, le 2 septembre 2026.

Un projet de reprise en suspens

Alors que la menace d'une liquidation judiciaire plane, un consortium de repreneurs a présenté un plan pour sauver le club. Ce projet, jugé « solide » par la ministre, pourrait permettre une réintégration dans les championnats nationaux, à condition que la FFF l'accepte. Pourtant, sans validation rapide, ce plan risque de devenir caduc. Les prochaines semaines seront déterminantes : la FFF doit statuer avant que la situation ne devienne irréversible.

Côté supporters, l'inquiétude grandit. Le club, fondé en 1881 et porteur d'une histoire riche, symbolise bien plus qu'un simple club de football pour la ville de Bordeaux. Son exclusion des championnats nationaux représenterait un coup dur pour le sport local et le patrimoine footballistique français. « Le club a une importance capitale pour le Bordelais », a rappelé Marina Ferrari, soulignant que son avenir dépassait le cadre sportif.

Et maintenant ?

La décision de la FFF est attendue dans les prochains jours, voire les prochaines semaines. Si le club n'est pas réintégré, les Girondins devront évoluer en division régionale, voire en district, une perspective peu enviable pour un club de cette envergure. Parallèlement, les repreneurs ont indiqué qu'ils maintenaient leur offre, mais sous réserve d'une validation rapide. Sans réponse favorable d'ici fin septembre, le projet pourrait être abandonné, laissant le club face à un avenir incertain.

Marina Ferrari a conclu son intervention en rappelant que « le dossier était entre les mains de la FFF ». Une phrase qui résume toute l'incertitude qui pèse désormais sur le destin des Girondins de Bordeaux.

Les Girondins de Bordeaux ont été exclus de tous les championnats nationaux. Sans réintégration par la FFF, ils devront évoluer en division régionale ou en district, soit au moins deux niveaux en dessous de leur précédente division.

La FFF doit statuer dans les prochaines semaines sur une éventuelle réintégration des Girondins. Sans réponse favorable d'ici fin septembre 2026, le projet de reprise pourrait être abandonné, condamnant le club à une descente en division inférieure.