Alors que la campagne pour la présidentielle de 2027 s’amorce, Jean-Luc Mélenchon, figure historique de la gauche radicale, avance une proposition de refonte territoriale ambitieuse. Selon 20 Minutes - Politique, il souhaite remplacer les treize régions actuelles par des « écorégions », organisées autour des bassins-versants des grands fleuves français. L’objectif affiché : renforcer la gestion de l’eau et accélérer la transition écologique.
Ce qu'il faut retenir
- Remplacement des 13 régions par des « écorégions » basées sur les bassins-versants des fleuves
- Objectif principal : une meilleure gestion de l’eau et de la transition écologique
- Proposition portée par Jean-Luc Mélenchon dans le cadre de sa campagne pour 2027
- Ces nouvelles entités seraient chargées de la transition écologique à l’échelle locale
Une refonte territoriale inspirée par l’écologie
Jean-Luc Mélenchon, leader du groupe parlementaire La France Insoumise (LFI), détaille sa vision d’une organisation territoriale repensée. Les « écorégions » qu’il propose s’appuieraient sur les bassins-versants des fleuves, une approche censée refléter les réalités hydrologiques et environnementales du pays. Autant dire que cette réforme vise à aligner les institutions sur les enjeux climatiques, en plaçant la gestion de l’eau au cœur des priorités.
Contrairement au découpage actuel des régions, ces nouvelles entités intégreraient des territoires contigus par leur appartenance à un même bassin hydrographique. Le Rhône, la Loire, la Seine ou encore la Garonne pourraient ainsi devenir les axes structurants de ces nouvelles régions. L’idée n’est pas nouvelle : elle s’inspire en partie des réflexions menées par certains experts et associations environnementales depuis plusieurs années.
Une gouvernance renforcée pour la transition écologique
Les « écorégions » proposées par Mélenchon auraient pour mission de gérer non seulement l’eau, mais aussi une partie de la transition écologique. Cela inclurait, par exemple, la coordination des politiques locales en matière de réduction des émissions de CO₂, de préservation de la biodiversité ou encore de développement des énergies renouvelables. « On ne peut plus continuer à gérer l’environnement par à-coups, en fonction des frontières administratives actuelles », a déclaré Mélenchon à l’issue d’un déplacement dans le sud de la France.
Cette proposition s’inscrit dans une stratégie plus large du leader insoumis, qui mise sur l’écologie comme axe central de son programme pour 2027. Mélenchon a rappelé que la France, avec ses 13 régions actuelles, est l’un des pays européens les moins adaptés à une gestion intégrée de l’eau et des écosystèmes. « Aujourd’hui, on a des régions qui se chevauchent avec les bassins-versants, ce qui crée des dysfonctionnements », a-t-il précisé.
Un projet qui divise déjà
Si la proposition de Mélenchon a le mérite de proposer une vision globale, elle suscite des interrogations sur sa faisabilité et son acceptation. Les élus locaux, en particulier, pourraient y voir une remise en cause de leurs prérogatives. Certains craignent également que cette réforme alourdisse la structure administrative plutôt que de la simplifier. À droite comme au centre, les réactions sont pour l’instant prudentes.
Du côté de la majorité présidentielle, on rappelle que la loi NOTRe (Nouvelle Organisation Territoriale de la République) de 2015 a déjà recentré les compétences des régions, sans pour autant toucher à leur nombre. « La question n’est pas tant le nombre de régions que leur capacité à agir efficacement », a souligné un conseiller du gouvernement. De leur côté, les écologistes, bien que sensibles à l’idée d’une gestion intégrée de l’eau, appellent à une concertation plus large avant toute réforme.
En attendant, cette proposition relance le débat sur l’adaptation des institutions aux défis climatiques. Une chose est sûre : avec la montée des enjeux environnementaux, la question de l’organisation territoriale ne manquera pas de revenir sur le devant de la scène dans les mois à venir.
D’après 20 Minutes - Politique, Mélenchon s’appuierait en priorité sur les grands bassins-versants français, comme ceux du Rhône, de la Loire, de la Seine et de la Garonne. Ces fleuves structureraient les nouvelles entités territoriales, en remplaçant les découpages administratifs actuels.
Non, une telle réforme nécessiterait une loi nationale, car elle impacterait l’organisation territoriale définie par la Constitution. Mélenchon a indiqué qu’il comptait en faire un axe de son programme pour 2027, mais aucune initiative législative concrète n’a encore été annoncée.