Un animateur périscolaire parisien, poursuivi pour des agressions sexuelles sur neuf enfants de 3 à 5 ans, a été relaxé mardi 7 juillet 2026 par le tribunal correctionnel de Paris. La décision intervient au bénéfice du doute, mais il a été condamné à huit mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel sur deux collègues. Cette affaire, qui s’est déroulée entre septembre 2024 et avril 2025 à l’école maternelle Alphonse Baudin (11e arrondissement), avait conduit à la suspension immédiate de l’accusé par la ville de Paris après un signalement.
Ce qu'il faut retenir
- David G., 36 ans, était poursuivi pour neuf agressions sexuelles sur des enfants de 3 à 5 ans entre septembre 2024 et avril 2025.
- Le tribunal a retenu le bénéfice du doute pour ces faits, entraînant une relaxe pour agressions sexuelles.
- Il a en revanche été condamné à huit mois de prison avec sursis pour harcèlement sexuel sur deux collègues.
- L’accusé a été suspendu par la ville de Paris dès le signalement des faits présumés.
- Cette décision intervient après une période d’enquête et de procédures judiciaires de plus d’un an.
Une affaire remontant à 2024-2025 et un signalement rapide
Les faits reprochés à David G. concernent des agressions sexuelles sur mineurs, commises entre septembre 2024 et avril 2025 au sein de l’école maternelle Alphonse Baudin, située dans le 11e arrondissement de Paris. Selon Le Figaro, c’est un signalement qui a déclenché l’enquête et conduit à la suspension immédiate de l’animateur par la mairie de Paris. Les investigations ont ensuite été menées par les services de police et le parquet, avant que l’affaire n’aboutisse devant le tribunal correctionnel.
Les neuf enfants concernés étaient âgés de 3 à 5 ans au moment des faits présumés. Leur jeune âge a nécessité une prise en charge particulière par les services sociaux et judiciaires, afin de recueillir leur témoignage dans des conditions adaptées. Aucune information supplémentaire n’a été communiquée sur la nature exacte des agressions ou leur mode opératoire présumé.
Une décision de justice au bénéfice du doute pour les agressions, mais une condamnation pour harcèlement
Le tribunal correctionnel de Paris a rendu sa décision mardi 7 juillet 2026, soit plus d’un an après la suspension de l’accusé. Pour les neuf agressions sexuelles sur mineurs, les juges ont estimé que les éléments à charge ne permettaient pas de trancher avec une certitude suffisante. La relaxe a donc été prononcée au bénéfice du doute, conformément au principe fondamental de la présomption d’innocence.
En revanche, pour deux faits de harcèlement sexuel commis sur des collègues, les preuves étaient jugées suffisantes. David G. a écopé d’une condamnation à huit mois de prison avec sursis, une peine qui reflète la gravité des faits, sans incarcération. Cette décision montre que les deux types de faits n’ont pas été jugés de la même manière par les magistrats, malgré leur caractère grave.
Réactions et conséquences pour la ville de Paris
Dès la connaissance des faits présumés, la mairie de Paris avait pris la décision de suspendre David G. de ses fonctions d’animateur périscolaire. Une mesure de précaution qui s’inscrit dans la politique de tolérance zéro affichée par la capitale en matière de protection de l’enfance. La ville n’a pas encore réagi officiellement à la décision de justice, mais cette affaire pourrait relancer le débat sur les procédures de signalement et de prévention dans les structures périscolaires.
Cette décision judiciaire intervient dans un contexte où les affaires de violences sexuelles sur mineurs, notamment en milieu scolaire ou périscolaire, font régulièrement l’objet d’une attention accrue de la part des pouvoirs publics. Les associations de protection de l’enfance pourraient également réagir à cette décision, notamment sur le volet de la relaxe prononcée pour les agressions.
« La décision de relaxe pour les agressions sexuelles sur mineurs, au bénéfice du doute, rappelle l’importance du respect des droits de la défense, mais elle interroge aussi sur l’appréciation des preuves dans des affaires aussi sensibles », a commenté un avocat spécialisé en droit pénal, sous couvert d’anonymat.
Cette décision de justice intervient alors que les débats sur la protection de l’enfance restent vifs, notamment après plusieurs affaires similaires ayant marqué l’actualité ces dernières années. Les associations de défense des droits de l’enfant pourraient, dans les prochains jours, prendre position sur cette relaxe, qui soulève des questions sur l’équilibre entre présomption d’innocence et protection des victimes.
David G. dispose d’un délai de dix jours pour faire appel de sa condamnation à huit mois de prison avec sursis. S’il interjette appel, l’affaire sera rejugée en cour d’appel, où les arguments des parties seront réexaminés. En revanche, la relaxe pour les agressions sexuelles est définitive, sauf en cas de recours exceptionnel.
Une enquête administrative pourrait être ouverte pour évaluer si la mairie de Paris a manqué à ses obligations de contrôle ou de prévention. Les familles des enfants pourraient également engager une action en responsabilité civile contre la collectivité, si elles estiment qu’un dysfonctionnement a permis la commission des faits. Aucune décision n’a encore été prise sur ce point.