Le maire socialiste de Saint-Ouen, Karim Bouamrane, a clairement affirmé son refus de soutenir La France Insoumise (LFI) lors des prochaines élections, tout en rejetant l’idée d’un rapprochement avec le Rassemblement National (RN). Une position ferme, rapportée par 20 Minutes - Politique, qui s’inscrit dans le contexte des débats internes au Parti Socialiste (PS) sur la stratégie à adopter face à l’ascension des partis d’extrême droite et de gauche radicale.
Ce qu'il faut retenir
- Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen, rejette catégoriquement tout ralliement à La France Insoumise (LFI)
- Il place RN et LFI « dos à dos », refusant de les différencier dans leur radicalité
- Sa déclaration s’inscrit dans une stratégie de refus des alliances avec les extrêmes au sein du PS
- Le contexte est marqué par les tensions internes au PS sur la ligne politique à adopter
Dans un entretien accordé à 20 Minutes - Politique, Karim Bouamrane a balayé d’un revers de main les spéculations sur un éventuel soutien à LFI. « Ni « Goebbels », ni « Staline »… Je ne me rangerai pas derrière leurs discours », a-t-il lancé, en référence aux accusations souvent échangées entre RN et LFI. Pour lui, ces deux formations politiques représentent une menace équivalente pour la démocratie, autant dire que leur radicalité les place sur un même pied d’inégalité face à ses propres convictions.
Le maire de Saint-Ouen, figure montante du PS, a également rappelé que son parti devait tracer une ligne claire. « Nous ne sommes ni d’extrême droite, ni d’extrême gauche », a-t-il souligné, précisant que le Parti Socialiste devait incarner une alternative modérée et responsable. Une position qui contraste avec les divisions internes au PS, où certains élus appellent à des alliances avec LFI pour contrer l’hégémonie du RN.
« Je ne vois pas comment on peut sérieusement envisager une alliance avec LFI après leurs positions radicales. Et je ne vois pas non plus comment on pourrait cautionner le RN en validant leurs discours. Notre rôle est de proposer une autre voie. »
— Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen, selon 20 Minutes - Politique
Cette prise de position s’inscrit dans un contexte électoral tendu. Les prochaines élections présidentielles approchent, et le PS doit définir sa stratégie pour éviter un effondrement face à la montée des extrêmes. Karim Bouamrane, souvent cité comme un possible candidat à la primaire socialiste, semble vouloir marquer son territoire en refusant toute compromission avec les formations politiques qu’il juge dangereuses pour les valeurs républicaines.
La question reste entière : le PS parviendra-t-il à éviter les divisions internes et à proposer une alternative crédible face à la montée des extrêmes ? Une chose est sûre, les prochains mois seront déterminants pour l’avenir du parti et, plus largement, pour l’équilibre politique français.
Le maire de Saint-Ouen justifie son refus par la radicalité des positions de La France Insoumise, qu’il juge incompatible avec les valeurs modérées du Parti Socialiste. Il cite notamment leurs propositions économiques et sociales comme autant de raisons de rejeter toute collaboration.