Après une année 2025 marquée par une reprise du marché immobilier avec 952 000 ventes, le nombre de transactions devrait reculer en 2026, selon la Fédération nationale de l'immobilier, comme le rapporte BFM Immo. Les professionnels de l'immobilier sonnent l'alerte, pointant une baisse des ventes de 5% cette année, avec un total de 900 à 920 000 transactions attendues fin 2026.

Cette baisse s'explique notamment par la hausse des taux d'intérêt, qui devraient continuer à augmenter, ainsi que par la perte de pouvoir d'achat des ménages. Le président de la Fnaim, Loïc Cantin, a déclaré que « c'est une véritable paupérisation de l'accession à la propriété qui est en marche ».

Ce qu'il faut retenir

  • Le nombre de ventes devrait atteindre 900 à 920 000 en 2026, en baisse de 5% par rapport à 2025.
  • La hausse des taux d'intérêt et la perte de pouvoir d'achat des ménages sont les principales raisons de cette baisse.
  • Les professionnels de l'immobilier sonnent l'alerte et pointent une « véritable paupérisation de l'accession à la propriété ».

Les causes de la baisse

La Fnaim explique que la baisse des ventes s'explique notamment par la hausse des taux d'intérêt, qui rendent les prêts immobiliers plus chers. Les taux d'intérêt devraient continuer à augmenter, avec des prévisions de 3,45 à 3,80% fin 2026, selon les experts. Cela devrait peser sur le pouvoir d'achat des ménages, déjà affecté par la hausse des prix et la baisse de la croissance économique.

De plus, la production de nouveaux crédits en fonction des revenus annuels est un bon indicateur de la situation. Selon Loïc Cantin, « on se rend compte que ceux qui sont en progression, sont les revenus situés entre 50 et 100 000 euros et supérieurs à 100 000 euros par an ». Cependant, ces derniers ne représentent qu'une petite partie de la population.

Les conséquences pour les acheteurs

Les acheteurs tentent d'ores-et-déjà de jouer sur la durée des prêts pour financer leur projet, plutôt que de rogner sur la surface ou l'emplacement. La durée moyenne d'emprunt est actuellement de 22,6 ans, et plus de la moitié des crédits contractés atteignent même la durée d'emprunt maximale de 25 ans.

L'apport personnel, lui, est d'environ 20% selon la Fédération. Les Experts de l'immo soulignent que le PTZ familial pourrait être un prêt de 100 000 euros, mais cela reste à confirmer.

Et maintenant ?

Les prochains mois seront cruciaux pour le marché immobilier français. Les effets de la hausse progressive des taux d'intérêt seront à observer, ainsi que l'impact sur le pouvoir d'achat des ménages. La Fnaim présentera ses propositions en vue de la prochaine élection présidentielle à l'automne prochain, ce qui pourrait avoir des conséquences sur le marché immobilier.

En conclusion, le marché immobilier français est en recul, avec une baisse des ventes attendue en 2026. Les causes de cette baisse sont multiples, notamment la hausse des taux d'intérêt et la perte de pouvoir d'achat des ménages. Il est important de suivre les prochains développements pour comprendre les conséquences de cette évolution sur le marché immobilier.