Quatre cent mille briques colorées attendent les pilotes de Formule 1 ce dimanche à Silverstone pour leur traditionnel tour d'honneur, mais l'un d'eux, Max Verstappen, n'est pas du tout convaincu par cette initiative. Selon RMC Sport, le quadruple champion du monde a vivement critiqué l'idée de défiler dans des monoplaces en Lego, jugeant que cela décrédibilise son sport. Une parade qui avait déjà suscité des remous l'an dernier à Miami, où les pilotes s'étaient amusés à se poursuivre sur des bolides en plastique.
Ce qu'il faut retenir
- La Formule 1 organise un tour d'honneur des pilotes à Silverstone ce dimanche dans des monoplaces en Lego, une tradition depuis l'édition 2025 à Miami
- Max Verstappen a critiqué l'initiative, estimant que les pilotes « n'ont pas à ressembler à des clowns qui se disputent »
- Lewis Hamilton, initialement réticent, a finalement accepté de participer, tandis que d'autres pilotes comme Lando Norris sont enthousiastes
- Lego a renforcé ses pare-chocs en caoutchouc pour éviter que des pièces ne traînent sur la piste après les collisions accidentelles de 2025
- Le Grand Prix de Grande-Bretagne débute à 16h, après la parade prévue à 14h30
Une tradition controversée depuis son lancement
L'idée d'un défilé de pilotes dans des bolides en Lego remonte à l'édition 2025 du Grand Prix de Miami. À l'époque, la marque danoise avait concocté des monoplaces composées de 400 000 pièces chacune, un record de complexité pour des véhicules de parade. Les pilotes, souvent joueurs, avaient profité de l'occasion pour s'affronter dans ces engins légers, transformant la cérémonie en une partie de rigolade improvisée. Si l'opération avait séduit le public, elle avait aussi révélé ses limites : des morceaux de Lego s'étaient éparpillés sur le circuit, obligeant les organisateurs à revoir leur copie.
Cette année, Lego a pris les devants en équipant ses monoplaces de pare-chocs en caoutchouc, une modification censée limiter les dégâts. Pourtant, Max Verstappen, toujours prompt à défendre l'image de la F1, n'a pas caché son mécontentement. « Nous sommes des pilotes de F1 et nous n'avons pas à ressembler à des enfants ou à des clowns qui se disputent. Ce n'est pas ce dont la F1 a besoin », a-t-il déclaré, selon RMC Sport. Pour le Néerlandais, la professionnalisation du sport passe avant tout par un retour aux fondamentaux : « Sur la piste, je préfère être avec les autres pilotes dans un camion. C'est plus amusant et professionnel. »
Un mélange de réactions parmi les pilotes
Si Verstappen fait figure de détracteur majeur, tous ses collègues ne partagent pas son avis. Lewis Hamilton, par exemple, avait initialement décliné l'invitation avant de finalement se raviser, comme il l'a expliqué avec une pointe d'ironie : « C'est la partie la plus dangereuse du week-end. La dernière fois, j'ai laissé Charles (Leclerc) piloter et c'était hilarant. Mais à 22 ans, ça promet d'être la foire. » L'ancien champion britannique, connu pour son sens de l'humour, semble ainsi plus enclin à jouer le jeu malgré les risques.
Côté paddock, les réactions sont contrastées. Valterri Bottas, désormais chez Cadillac, s'est dit impatient de participer, une première pour lui. Lando Norris (McLaren) a pour sa part affiché son enthousiasme, déclarant simplement : « J'ai hâte d'y être. » En revanche, Lance Stroll (Aston Martin) est resté de marbre : « C'est une parade des pilotes parmi d'autres », a-t-il jugé, sans plus de commentaire. Un mélange de prudence et de résignation qui reflète bien l'ambivalence des pilotes face à cette tradition.
« Nous sommes des pilotes de F1 et nous n'avons pas à ressembler à des enfants ou à des clowns qui se disputent. Ce n'est pas ce dont la F1 a besoin. »
— Max Verstappen, quadruple champion du monde de Formule 1
Un enjeu d'image pour la Formule 1
Pour la Formule 1, cette parade en Lego s'inscrit dans une stratégie plus large visant à attirer un public plus jeune et familial. La discipline, souvent perçue comme élitiste, cherche à se démocratiser sans pour autant renoncer à son prestige. Pourtant, les dérives de l'édition 2025 ont montré que l'exercice pouvait rapidement basculer dans l'infantilisation, au grand dam de certains pilotes. Le compromis trouvé par Lego cette année — avec des pare-chocs renforcés — vise précisément à concilier spectacle et sécurité, mais il ne suffit pas à convaincre tout le monde.
Max Verstappen, qui n'a jamais caché son attachement à une image plus sérieuse de la F1, incarne cette frange du paddock réticente aux initiatives trop ludiques. Son opposition n'est pas isolée : certains observateurs y voient une menace pour l'identité même de la discipline, entre tradition et modernité. Pour autant, la direction de la F1 semble déterminée à poursuivre dans cette voie, au moins pour l'instant.
Quoi qu'il en soit, le Grand Prix de Grande-Bretagne débutera à 16h, après ce tour d'honneur qui s'annonce déjà sous haute tension. Entre tradition et modernité, la F1 continue de chercher son équilibre.
Cette parade, lancée en 2025 à Miami, vise à attirer un public plus jeune et à donner une image ludique de la Formule 1. Les monoplaces en Lego, composées de 400 000 pièces chacune, permettent aux pilotes de défiler avant le Grand Prix, créant un spectacle visuel et interactif.
Non, mais il en est le plus virulent. Lewis Hamilton, initialement réticent, a finalement accepté de participer, tout comme d'autres pilotes comme Lando Norris. En revanche, Lance Stroll et certains autres sont restés indifférents, sans pour autant s'opposer publiquement.