Alors que le Népal subissait des inondations catastrophiques à la fin du mois d’août, un directeur d’école a sauvé près de 900 élèves en ordonnant leur évacuation à temps. Selon BMF - International, Rajendra Dawadi, directeur d’un établissement secondaire dans la vallée de Trishuli, a réagi promptement pour mettre ses élèves à l’abri avant que les eaux ne ravagent la région.
Ce qu’il faut retenir
- Rajendra Dawadi a ordonné l’évacuation de son école le mercredi 26 août 2026, sauvant 900 élèves sur les lieux.
- Son établissement fait partie des 69 écoles détruites dans le nord du Népal, selon les données recueillies par Save the Children.
- Près de 19 000 élèves voient leur accès à l’éducation compromis par ces destructions.
- Deux membres du personnel n’ont pas pu être évacués et restent portés disparus.
Un directeur face à l’urgence
Mercredi 26 août 2026, Rajendra Dawadi, directeur de l’école secondaire de la vallée de Trishuli dans le district de Nuwakot, était en train de donner cours. Alors qu’il enseignait l’anglais, un collègue l’a interrompu pour l’avertir de l’arrivée d’une crue dévastatrice dans la vallée. Les eaux ont emporté maisons, ponts et villages entiers en quelques heures. À ce moment-là, 900 élèves se trouvaient encore dans l’établissement.
Sans hésiter, le directeur a fait sonner la cloche de l’école et ordonné l’évacuation immédiate. « J’ai immédiatement décidé d’arrêter les cours et de faire sortir les enfants », a-t-il expliqué à l’Associated Press. Il a ensuite conduit les élèves en hauteur, à l’abri des eaux montantes. Parallèlement, il a contacté les conducteurs des bus scolaires en route vers l’école pour leur demander de faire demi-tour.
Une évacuation réussie, mais des victimes
Grâce à cette réaction rapide, les 900 élèves ont pu être évacués sains et saufs. Cependant, deux membres du personnel n’ont pas réussi à échapper aux eaux et sont toujours portés disparus. « Je n’ai pas de mots. J’ai reçu mon éducation dans cette école et j’y enseigne », a confié Rajendra Dawadi lors d’une interview accordée à Katmandou le 1er septembre 2026.
La destruction de son établissement le touche profondément, d’autant que son école ne fait pas exception. Selon Save the Children, 69 écoles ont été détruites dans le nord du Népal, privant près de 19 000 élèves de leur droit à l’éducation. Les dégâts matériels et humains sont considérables, mais l’impact sur les enfants, déjà vulnérables, s’annonce particulièrement lourd.
Un acte salué, un héros malgré lui
L’action de Rajendra Dawadi a été qualifiée d’« acte héroïque » par l’Associated Press. Pourtant, le directeur refuse catégoriquement ce statut. Pour lui, sauver ses élèves relevait simplement de sa responsabilité en tant qu’adulte et éducateur. « Ce n’était pas un acte héroïque, c’était mon devoir », a-t-il affirmé. Il insiste désormais sur la nécessité d’un soutien psychologique pour les enfants touchés et plaide pour une reconstruction rapide des écoles détruites.
— « Je pense que les enfants auront besoin d’un soutien psychologique après cette épreuve. Il faut reconstruire les écoles au plus vite », a-t-il souligné.
Un bilan humain et matériel lourd
Les inondations qui ont frappé le Népal fin août 2026 ont laissé un bilan provisoire très lourd. Outre les écoles détruites, des villages entiers ont été rayés de la carte, et des milliers de familles se retrouvent sans abri. Les autorités locales et les organisations humanitaires, dont Save the Children, coordonnent actuellement les opérations de secours et d’évaluation des dégâts.
Dans un communiqué, l’ONG a indiqué que la priorité était désormais de rétablir l’accès à l’éducation pour les enfants affectés. « La destruction d’écoles aggrave une situation déjà critique pour des milliers d’enfants », a précisé un porte-parole de l’organisation.
Cette catastrophe rappelle une fois de plus la vulnérabilité des régions himalayennes face aux aléas climatiques, de plus en plus fréquents et intenses. Alors que les experts lient ces événements aux changements climatiques globaux, la question de l’adaptation des infrastructures et des systèmes d’alerte se pose avec acuité pour le Népal et les pays voisins.
Les inondations de fin août 2026 au Népal ont été causées par des pluies torrentielles, caractéristiques de la mousson, qui ont provoqué le débordement de la rivière Trishuli. Ces précipitations, aggravées par la topographie montagneuse de la région, ont entraîné des crues soudaines et dévastatrices, emportant tout sur leur passage. Les experts soulignent que ces phénomènes pourraient s’intensifier avec le réchauffement climatique.
Selon Save the Children, les autorités locales et les ONG devraient lancer un appel aux dons et aux partenariats internationaux pour financer la reconstruction. Un plan d’urgence est attendu dans les prochaines semaines, avec une priorité donnée à la réouverture des écoles avant la fin de l’année scolaire. Les matériaux de construction, les équipements pédagogiques et le soutien psychosocial aux élèves feront partie des priorités.