Avec une prime moyenne désormais fixée à 310 euros par an, le coût des assurances multirisques habitation (MRH) a connu une hausse significative ces dernières années. Selon nos confrères de Reporterre, cette progression s’explique principalement par l’intensification des catastrophes naturelles – incendies, sécheresses et inondations – qui pèsent lourdement sur les sinistres et, par ricochet, sur les tarifs proposés aux assurés.
Les données du baromètre 2026 du comparateur d’assurances Assurland, révélées aujourd’hui, confirment cette tendance. La prime moyenne est passée de 274 euros par an à 310 euros, soit une augmentation de 13,1 % en quelques années seulement. Autant dire que le budget « logement » des ménages, déjà mis à rude épreuve, se trouve encore alourdi par cette flambée des cotisations.
Ce qu'il faut retenir
- La prime moyenne d’assurance habitation atteint désormais 310 euros par an, contre 274 euros auparavant, selon Assurland.
- Cette hausse de 13,1 % est directement liée à l’augmentation des sinistres climatiques.
- Les assurances multirisques habitation couvrent notamment les dégâts des eaux et les incendies, deux risques de plus en plus fréquents.
Des sinistres en hausse, des primes qui suivent
Les assureurs subissent de plein fouet l’augmentation des demandes d’indemnisation. En 2025, les incendies de forêt en France ont causé plus de 50 000 hectares ravagés, un chiffre qui dépasse largement la moyenne des décennies précédentes. Les inondations, quant à elles, ont touché près de 400 000 foyers en 2024, selon les chiffres de la Fédération française de l’assurance (FFA). D’après Reporterre, ces événements extrêmes, de plus en plus récurrents, obligent les compagnies à réévaluer leurs tarifs pour rester solvables.
« Le modèle assurantiel français, basé sur la mutualisation des risques, montre aujourd’hui ses limites face à l’ampleur des catastrophes climatiques », explique Sophie Dubourg, experte en risques naturels à l’Institut des sciences de l’environnement. « Les assureurs n’ont pas le choix : soit ils augmentent les primes, soit ils réduisent les garanties. Pour l’instant, la première option est majoritairement privilégiée. »
Qui est le plus touché par cette hausse ?
Les régions les plus exposées aux aléas climatiques paient le prix fort. En Provence-Alpes-Côte d’Azur, où les incendies estivaux sont de plus en plus dévastateurs, la prime moyenne a bondi de 18 % entre 2023 et 2026. Dans les Hauts-de-France, régulièrement frappés par des inondations, la hausse atteint 15 % sur la même période. À l’inverse, les zones moins exposées, comme la Bretagne, voient leurs cotisations progresser de seulement 5 %.
Les propriétaires de maisons individuelles sont les plus pénalisés, car leurs biens sont souvent situés en zones rurales ou périurbaines, plus vulnérables aux catastrophes naturelles. Les locataires, bien que moins impactés en valeur absolue, subissent aussi une hausse de leurs loyers incluant parfois la charge de l’assurance.
Une chose est sûre : avec le réchauffement climatique, les épisodes extrêmes vont se multiplier. Autant dire que la pression sur les assurances habitation ne devrait pas faiblir dans les années à venir.
Les primes augmentent principalement à cause de la hausse des sinistres liés aux catastrophes naturelles (incendies, inondations, sécheresses). Les assureurs doivent répercuter cette augmentation des coûts sur les tarifs pour maintenir leur équilibre financier.
Les régions du sud-est (comme la Provence-Alpes-Côte d’Azur) et du nord (Hauts-de-France) sont les plus affectées, en raison de leur exposition accrue aux incendies et aux inondations. Les primes y ont augmenté de 15 à 18 % depuis 2023.