La cour d’appel de Colmar a rendu sa décision ce mardi dans l’affaire des violences conjugales reprochées à Nordahl Lelandais, condamné en première instance à six mois de prison avec sursis. Selon BFM - Faits Divers, l’ancien maître-chien, incarcéré depuis plusieurs années pour les meurtres d’Arthur Noyer et de Maëlys de Araujo, a vu sa peine alourdie à un an de prison ferme. Parallèlement, la cour a prononcé une interdiction de trois ans d’entrer en relation avec son fils, né alors que Lelandais était déjà incarcéré.
Ce qu'il faut retenir
- Condamnation à un an de prison ferme pour violences conjugales au parloir, en appel à Colmar.
- Interdiction de trois ans de contact avec son fils, né en détention.
- Lelandais reste incarcéré pour les meurtres de Maëlys de Araujo et Arthur Noyer.
- L’ancien militaire a refusé de comparaître lors de l’audience, invoquant la « pression médiatique ».
- Sa compagne a récemment pris publiquement sa défense dans les médias.
Une condamnation alourdie en appel pour violences conjugales
La cour d’appel de Colmar a donc infirmé la décision de première instance, qui avait condamné Nordahl Lelandais à six mois de prison avec sursis pour des violences commises lors d’un parloir. Ce durcissement de la peine intervient dans un contexte déjà marqué par les condamnations lourdes de l’accusé pour des faits bien plus graves. Selon BFM - Faits Divers, la cour a justifié cette décision par la gravité des actes commis, commis en présence de son fils, alors âgé de quelques mois.
Lelandais, qui purge une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de 22 ans pour le meurtre de Maëlys de Araujo et celui d’Arthur Noyer, a fait appel de cette condamnation. Il conteste toujours les faits qui lui sont reprochés, une posture récurrente dans ses différents procès.
Une famille divisée et une compagne en soutien
La situation familiale de Nordahl Lelandais reste particulièrement complexe. Sa compagne, qui s’est exprimée publiquement pour la première fois dans les médias, a déclaré « être tombée amoureuse d’un être humain », suggérant une forme de soutien malgré les actes de son compagnon. Cette prise de parole intervient alors que les proches des victimes, notamment la famille de Maëlys de Araujo, expriment leur incompréhension face à cette relation.
Quant à son fils, né en détention, sa situation judiciaire est désormais encadrée : le tribunal a interdit à Lelandais de toute relation avec l’enfant pendant trois ans, une mesure qui pourrait avoir des conséquences durables sur leur lien. Pour la mère de l’enfant, cette décision constitue une protection nécessaire, alors que le père de Maëlys s’est dit « choqué » par le changement de nom de Lelandais, adopté en prison.
Un parcours judiciaire déjà marqué par des affaires graves
Nordahl Lelandais, 39 ans, est incarcéré depuis 2017 pour des faits particulièrement graves. Reconnu coupable du meurtre de Maëlys de Araujo, 8 ans, enlevée et tuée en août 2017 à Pont-de-Beauvoisin (Isère), il a également été condamné à la réclusion criminelle à perpétuité avec une période de sûreté de 22 ans. Ce verdict, rendu en première instance puis confirmé sans appel, clôt une procédure judiciaire particulièrement médiatisée.
Par ailleurs, Lelandais a été jugé en novembre 2025 pour l’agression sexuelle d’une de ses petites-cousines, alors âgée de 14 ans. La cour d’appel de Charleville-Mézières a confirmé une peine d’un an de prison ferme, s’ajoutant à ses autres condamnations. Ces faits, révélés en 2019, ont contribué à alimenter le débat sur la personnalité de l’accusé, déjà connu pour des agressions sexuelles commises dans son enfance.
Un contexte carcéral et des enquêtes en cours
Depuis son incarcération, Nordahl Lelandais a été transféré à plusieurs reprises. Après un court séjour dans les Bouches-du-Rhône, il est désormais détenu à la maison centrale d’Ensisheim, dans le Haut-Rhin, un établissement adapté aux profils difficiles. Selon BFM - Faits Divers, cette unité a déjà accueilli plusieurs tueurs en série, reflétant la dangerosité reconnue de Lelandais.
Parallèlement, une enquête a été ouverte en février 2026 suite à une lettre anonyme évoquant une possible implication de Lelandais dans une autre affaire. Le parquet de Grenoble a confirmé l’ouverture de cette instruction, sans préciser les faits reprochés. Cette nouvelle piste relance le débat sur l’éventualité d’autres victimes potentielles, bien que l’ombre du tueur en série semble s’éloigner pour certains enquêteurs.
Des victimes et des familles toujours en quête de vérité
Les familles des victimes de Nordahl Lelandais, notamment celles d’Arthur Noyer et de Maëlys de Araujo, restent en quête de réponses. La mère de Maëlys, Colleen de Araujo, a rendu hommage à sa sœur en ces termes : « C’est une guerrière, elle ne méritait pas ça ». Quant aux parents de la fillette, ils ont exprimé un soulagement relatif après la condamnation à perpétuité, tout en reconnaissant que la vérité complète pourrait ne jamais émerger.
L’avocate des petites-cousines de Lelandais, Me Caroline Rémond, a regretté que l’accusé n’ait jamais reconnu le mobile sexuel dans le meurtre de Maëlys, malgré ses aveux partiels. « Il joue la comédie », a réagi Joachim de Araujo, le père de Maëlys, après les nouvelles excuses de Lelandais lors de son procès. Pour les familles, ces déclarations relèvent davantage de la stratégie de défense que d’une véritable prise de conscience.
La question des droits des détenus en matière de vie intime, soulevée par la naissance de son fils en prison, reste un sujet sensible. Les prochains mois pourraient voir émerger des débats sur l’encadrement des relations familiales en milieu carcéral, alors que les victimes et leurs proches continuent de se reconstruire après des années de souffrance.