Alors que la rentrée scolaire 2026-2027 s’accompagne de plusieurs réformes dans le système éducatif français, Bruno Retailleau, candidat Les Républicains à l’élection présidentielle de 2027, a dévoilé mardi 1er septembre une proposition choc pour répondre à la violence et au harcèlement dans les établissements scolaires. Selon nos confrères de BFM - Politique, il souhaite créer des « internats disciplinaires » destinés aux « élèves récidivistes », violents ou harceleurs, ayant déjà fait l’objet de sanctions multiples.

Ce qu'il faut retenir

  • Bruno Retailleau, candidat LR à la présidentielle 2027, propose la création d’internats disciplinaires pour les élèves « récidivistes », violents ou harceleurs, ayant déjà fait l’objet de sanctions.
  • Ces établissements seraient encadrés par du personnel « très expérimenté et volontaire », incluant des enseignants « de poigne ».
  • L’objectif affiché est de lutter contre le « mercato des élèves expulsés » et de leur offrir « une deuxième chance » en les coupant de leur environnement familial défaillant.
  • Le candidat s’engage également à revaloriser les salaires des enseignants et à mener une « révolution culturelle » pour réduire les inégalités à l’école.
  • Cette annonce intervient dans un contexte de rentrée scolaire marquée par plusieurs réformes, dont l’interdiction du téléphone portable au lycée et un questionnaire renforcé sur le harcèlement.

Une mesure phare pour restaurer l’autorité à l’école

Interrogé en ce premier jour de rentrée scolaire, Bruno Retailleau a détaillé sa proposition lors d’un entretien sur RTL. Le président du groupe LR au Sénat mise sur la création d’établissements au cadre « strict » pour accueillir les élèves identifiés comme « violents » ou « harceleurs ». « Ils auront un cadre strict qui leur apprendra le respect de la règle et des autres », a-t-il souligné. Pour autant, il insiste : il ne s’agirait pas de « maisons de correction », mais bien d’une solution éducative visant à réinsérer ces jeunes dans un parcours scolaire structurant.

Cette mesure s’inscrit dans une volonté plus large de réaffirmer l’autorité à l’école, un thème central de sa campagne. Bruno Retailleau a rappelé que ces internats disciplinaires permettraient aussi de « couper avec leur famille qui est défaillante », un argument qui vise à répondre aux critiques récurrentes sur le rôle de l’environnement familial dans les comportements violents des adolescents.

Un encadrement renforcé et une « deuxième chance » pour les élèves exclus

Pour encadrer ces internats, le candidat LR compte sur des équipes composées de « personnel très expérimenté et volontaire », dont des enseignants « expérimentés et qui ont de la poigne ». Cette idée de rémunération incitative pour les éducateurs spécialisés est présentée comme un moyen de garantir un niveau d’exigence élevé dans ces structures. « On ne va pas mettre n’importe qui avec ces élèves », a-t-il insisté, précisant que ces établissements seraient conçus comme une alternative aux multiples exclusions d’élèves, souvent « expulsés d’établissement en établissement » sans véritable prise en charge.

Bref, l’objectif est double : offrir une éducation adaptée à ces jeunes tout en évitant le « mercato » des exclusions qui, selon lui, aggrave les problèmes plutôt que de les résoudre. Une approche qui rejoint les débats récurrents sur la gestion des violences scolaires, un sujet déjà au cœur des préoccupations des familles et des enseignants.

Réforme éducative et revalorisation des salaires des enseignants

Bruno Retailleau ne s’arrête pas à la question des internats disciplinaires. Comme plusieurs de ses concurrents pour l’Élysée, il s’est engagé à « revaloriser nettement » les salaires des professeurs s’il était élu. Il a également évoqué une « révolution culturelle » pour que l’école cesse « de reproduire des inégalités », un thème cher à la droite conservatrice, qui critique régulièrement les politiques éducatives menées ces dernières années.

Cette proposition s’inscrit dans un contexte où les réformes éducatives sont régulièrement mises en débat, notamment après des affaires de harcèlement ou de violences scolaires médiatisées. La rentrée 2026 est d’ailleurs marquée par plusieurs changements, comme l’interdiction du téléphone portable au lycée ou le renforcement des questionnaires sur le harcèlement, des mesures qui illustrent la volonté des pouvoirs publics de mieux encadrer le climat scolaire.

Et maintenant ?

Cette annonce de Bruno Retailleau devrait alimenter les débats au sein de la majorité présidentielle et de l’opposition, notamment sur la question de la prise en charge des élèves difficiles. Pour l’heure, aucune date n’a été avancée pour le lancement de ces internats disciplinaires, si la mesure était retenue. Reste à voir comment les autres candidats à la présidentielle réagiront à cette proposition, et si elle trouvera un écho auprès des électeurs dans les mois à venir.

Quoi qu’il en soit, cette idée relance le débat sur les alternatives éducatives pour les jeunes en difficulté, un sujet qui devrait occuper une place centrale dans les programmes des candidats à l’horizon 2027.

Selon Bruno Retailleau, ces établissements seraient réservés aux « élèves récidivistes », c’est-à-dire ceux qui ont déjà fait l’objet de sanctions pour violence ou harcèlement dans leur établissement d’origine. Le candidat LR précise que ces jeunes pourraient être coupés de leur environnement familial défaillant pour une meilleure prise en charge éducative.