En ce mardi 1er septembre 2026, jour de rentrée scolaire pour **11,6 millions d'élèves** en France, la campagne pour l'élection présidentielle de 2027 s'est invitée dans les établissements. Selon nos confrères de BFM - Politique, le président sortant Emmanuel Macron, candidat à sa réélection sous l'étiquette Renaissance, a choisi la Lozère pour marquer cette journée symbolique. Il s'est rendu dans un lycée de Mende, où il a échangé avec les acteurs de l'éducation nationale. Pendant ce temps, Gabriel Attal, également candidat Renaissance, était dans une école primaire des Hauts-de-Seine, tandis que La France insoumise tenait une conférence de presse sur son « plan d'urgence rentrée scolaire ».

Ce qu'il faut retenir

  • **Emmanuel Macron** en déplacement dans un lycée de Mende (Lozère) pour la rentrée scolaire, 1er septembre 2026.
  • **Marine Le Pen** (RN) confirme sa volonté de soumettre au référendum une pénalisation du port du voile islamique dans l'espace public.
  • **Olivier Faure**, premier secrétaire du PS, se déclare candidat à la primaire de la gauche, bousculant les plans de Raphaël Glucksmann.
  • Appels croissants à une primaire de la droite et du centre pour éviter un duel Marine Le Pen/Jean-Luc Mélenchon au second tour.
  • **Augmentation des salaires des enseignants** : Bruno Retailleau propose +300 € nets pour les professeurs expérimentés, +135 € pour les débutants ; Raphaël Glucksmann mise sur +10 %, Édouard Philippe sur +20 %.
  • Le RN tente d'imposer le débat sur le voile dans l'espace public, suscitant critiques et réserves, y compris au sein du gouvernement.

La rentrée scolaire 2026 sous haute tension politique

Cette rentrée scolaire, qui concerne **11,6 millions d'écoliers, collégiens et lycéens**, se déroule dans un contexte politique particulièrement chargé. Emmanuel Macron, en déplacement en Lozère, a choisi de marquer l'événement en se rendant dans un lycée de Mende. Un choix symbolique, alors que le quinquennat touche à sa fin et que la présidentielle approche. Gabriel Attal, figure montante de la majorité et candidat Renaissance, a quant à lui visité une école primaire dans les Hauts-de-Seine. De son côté, La France insoumise a organisé une conférence de presse pour présenter son « plan d'urgence rentrée scolaire », illustrant l'importance accordée à l'éducation dans cette campagne.

Les questions budgétaires, les salaires des enseignants et les débats sociétaux, comme le port du voile dans l'espace public, ont rapidement pris le pas sur les discours traditionnels de rentrée. Autant dire que la campagne présidentielle a déjà commencé.

Pénalisation du voile islamique : Marine Le Pen maintient sa proposition de référendum

La candidate du Rassemblement national, **Marine Le Pen**, a réitéré hier sa volonté de soumettre à référendum une « pénalisation du voile islamiste dans l'espace public ». Une proposition qui, selon elle, s'inscrit dans la continuité de sa ligne politique sur l'identité nationale. Pourtant, cette idée suscite de vives critiques, y compris au sein de la majorité présidentielle. « La faisabilité constitutionnelle de cette promesse pose question », rappelle-t-on dans l'entourage d'Édouard Philippe.

Le bloc central et la gauche ne cachent pas leur opposition. **Jean-Luc Mélenchon** a qualifié cette proposition d'« ignoble », tandis qu'Édouard Philippe, ancien Premier ministre et favori des sondages, a appelé à « respecter les lois actuelles » sur l'interdiction du voile à l'école et du voile intégral. « Le principe de liberté religieuse présent dans la Constitution ne se change pas au fur et à mesure des envies des uns et des autres », a-t-il souligné lors de la foire de Châlons-en-Champagne.

« Si Marine Le Pen revient à ses fondamentaux, c’est parce que les thèmes émergents de la campagne portent sur la question sociale, les salaires et la taxation des hauts revenus, des sujets sur lesquels elle n’est pas à l’aise du tout. »
— **Benjamin Lucas**, député écologiste, invité de BFMTV

Primaire de la gauche : Olivier Faure entre en lice, Glucksmann dans la tourmente

La primaire de la gauche, prévue pour départager les candidats à l'élection présidentielle, s'annonce plus mouvementée que prévu. Après l'annonce d'**Olivier Faure**, premier secrétaire du Parti socialiste, qui se déclare désormais candidat le 30 août, **Raphaël Glucksmann** voit son rôle de favori contesté. Le candidat de l'espace social-démocrate, pressenti pour l'emporter, devra désormais composer avec un rival de poids. Olivier Faure, bien décidé à se battre, a d'ores et déjà commencé à mobiliser ses troupes. Bref, la gauche entre en campagne dans un climat de rivalité exacerbée.

Selon nos confrères de BFM - Politique, cette primaire, organisée conjointement par le PS et Place publique, s'annonce serrée. Glucksmann, qui mise sur une ligne pro-européenne et sociale, devra convaincre qu'il incarne l'avenir de la gauche. Faure, lui, mise sur son ancrage historique au sein du PS pour séduire les militants.

Vers une primaire de la droite et du centre ? Les appels se multiplient

Face à la montée des intentions de vote en faveur de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, des voix s'élèvent à droite et au centre pour organiser une primaire. Parmi les partisans de cette idée figurent **Laurent Wauquiez**, patron des députés LR, **David Lisnard**, maire de Cannes et candidat, **Hervé Morin**, centriste, et même **Gérard Larcher**, président du Sénat. L'objectif : éviter un second tour Marine Le Pen/Jean-Luc Mélenchon et proposer une alternative unie.

Pourtant, **Édouard Philippe**, favori des sondages, exclut pour l'instant de participer à une telle compétition. « Une primaire, ça sert à quoi ? À accentuer les différences ? Moi, ce qui m'intéresse, c'est d'accentuer ce qui nous rassemble », a-t-il déclaré hier à Châlons-en-Champagne. **Bruno Retailleau** et **Gabriel Attal**, eux, n'y sont pas opposés. La question reste donc entière : une primaire aura-t-elle lieu, et qui y participera ?

Salaires des enseignants : un sujet qui cristallise les promesses électorales

En ce jour de rentrée, la question des salaires des enseignants s'est imposée comme un thème central de la campagne. Plusieurs candidats ont d'ores et déjà dévoilé leurs propositions. **Bruno Retailleau** (LR) s'est engagé à « revaloriser nettement » les salaires des professeurs. Concrètement, il propose une augmentation de **300 euros nets** pour les enseignants en milieu de carrière et de **135 euros** pour les débutants.

De leur côté, **Les Écologistes** ont indiqué vouloir augmenter le salaire des enseignants de **15 % en plus de l'inflation** sur un quinquennat. **Raphaël Glucksmann** (social-démocrate) a quant à lui promis une hausse d'**au moins 10 %**, tandis qu'**Édouard Philippe** prône une augmentation de **20 %**. Autant dire que le sujet des rémunérations des professeurs risque de rester au cœur des débats dans les semaines à venir.

Et maintenant ?

La rentrée scolaire 2026 s'achèvera dans un climat politique particulièrement tendu. D'ici la fin de l'année, plusieurs échéances pourraient redessiner le paysage électoral. La primaire de la gauche, si elle a lieu, devrait se tenir d'ici la fin 2026, tout comme les débats sur une éventuelle primaire de la droite et du centre. Côté RN, Marine Le Pen pourrait officialiser sa candidature dès l'automne, tandis que les candidats de la majorité tenteront de clarifier leur positionnement. Reste à voir si ces promesses électorales – salaires des enseignants, pénalisation du voile – trouveront un écho auprès des Français dans les urnes.

En Lozère comme dans les Hauts-de-Seine, une chose est sûre : la présidentielle de 2027 s'annonce sous le signe de l'éducation, des valeurs sociétales et des promesses économiques.

Selon nos informations, la primaire de la gauche, organisée par le PS et Place publique, devrait se tenir d'ici la fin de l'année 2026. Olivier Faure et Raphaël Glucksmann, les deux principaux candidats, devraient dévoiler prochainement leur programme détaillé avant de s'affronter lors de débats télévisés. La date exacte reste à confirmer, mais les militants devraient être appelés aux urnes avant décembre.

La proposition de Marine Le Pen de pénaliser le port du voile islamique dans l'espace public soulève des questions constitutionnelles. Plusieurs juristes estiment que cette mesure pourrait entrer en conflit avec la liberté religieuse garantie par la Constitution. De plus, cette idée est perçue par ses détracteurs comme une tentative de stigmatisation des musulmans, ce qui explique les critiques virulentes de la part de la gauche et d'une partie de la majorité présidentielle.